DATÉS
àe leur entrée en fonctions.
Etude de M« Guidez (1863).
Carton , Louis-Florent-Nicolas . .
Becquet, Joseph-Thomas .•. :
Lemire, Benoît.
Masse, Joseph-Alexand.-Narcisse Rouge, Louis-Thomas-Quentin. .
Michel, Edouard-Eugène
Guidez, Emile-Philippe-Désiré .
18 sept. 1674, 8avriH679.
21 déc.1707.
22 août 1774.
29 sep. 1777.
16mar.1822 26 mai 1838.
23 juin 1854.
22mar.1786 19déc.1811.
20nov.1819.
7 avril 1832.
27juil.1836.
11 mai 1855.
29 ^ût 1860.
de leur sortie.
18 mai 1696 21 déc.1707,
Fin de 1765 An V.
23 ilor. an ii
1«' mai 181 6
20nov.1821 25 mai 1838 23 juin 1854.
19déc.1811.
20nov.1819.
7 avril 1832. 27juil.1836.
29 août 1860.
LES ARCHERS Dl HÀM 157
LA COMPAGmS DES ARCHERS DE HAM.
Les milices bourgeoises naquirent de Taffranchissement des communes. Chaque association communale n'eut guère, après sa fondation, que ses confrëries pour la défendre ; aussi les mayeurs et jurés, chargés de maintenir la paix publique et de pourvoir à la ^défense de la commune, eurentun intérêt puissant à familiariser leurs citoyens avec Tusage des armes , exercices qui n'étaient pas moins utiles à la défense du pays que nécessaires au développement physique des habitants. Dans ce but, des privilèges, des exemptions furent accordés aux confréries d'archers et d'arbalétriers qui s'organisèrent dans les communes, soit pour prêter main-forte aux jurés dans l'exercice de leurs fonctions , soit pour repousser les attaques de l'ennemi. Ces confré. ries, formées d'abord de quarante hommes et ensuite de soixante, ne reçurent que des citoyens zélés , des hommes de cœur , de bonne vie et mœurs, et assujétis à prêter un serment. Les compagnies d'archers furent aussi encouragées par les rois, qui trouvèrent dans les communes, pour le service de leurs armées, des soldats déjà disciplinés et familiarisés avec l'exercice de l'arc et de l'arbalète. L'ordonnance de Charles VU, de 1 448, renferme des rens^gnements importants sur les confréries de l'arc.
Nous trouvons bien souvent , au xiii* siècle , parmi les soldats de l'armée du roi, les archers, les arbalétriers, les pavoisions des communes , marchant au premier rang , ayant leurs capitaines en tête et leurs enseignes déployées. L'histoire nous apprend que les' Picards combattaient à Bouvines, auprès du roi, lorsqu'il fut jeté à bas de cheval , et que , dans celte occasion comme dans maintes actions meurtrières, ils rendirent à la couronne de véritables services.
Ham possédait une compagnie d'archers avant le xvi« siècle , et les archives de cette ville sont riches en documents sur cette institution. Le plus curieux se compose d'un registre de douze feuilles en parchemin, contenant les statuts et règlements de la
158 CHAPITRB XY
Confrérie. (4) La reliure de ce manuscrit nous fait présumer que le patron des archers de Ham était saint Sébastien ; car ce saint personnage est représenté debout et percé de flèches , sur un fond à' azur parsemé de fleurs de lys d'or, dans des écus carrés qui se trouvent gau£Erés sur le plat du cuir de la couverture.
Ce document fournit la preuve que la compagnie d*archers existait avant 1503 ; car il y est mentionné que ses statuts ont été renouvelés sur des « anciennes instructions et ordonnances » pour Tentretenement du très-noble et hault jeu de l'arc de la » bonne ville de Ham, et donnés en 1 503 par Robert Lamhart, » chargé par la connétablie de Soissons de coordonner les » statuts de cette compagnie. »
Nous regrettons de ne pouvoir donner ici les quarante-et-un articles des statuts, qui offrent des détails curieux sur Forganisation de la confrérie ; mais on les trouvera rapportés dans les mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, (â)
Un des premiers soins du législateur a été de maintenir la concorde parmi les confrères , en interdisant tonte espèce de dispute, de mauvaise parole ou de personnalité. Les précautions prises à cet égard sont minutieuses. On rayait impitoyable* ment du contrôle tout archer qui s'était rendu coupable de quelque bassesse où l'honneur se trouvait seulement effleuré.
Le Serment ou confrérie des archers de Ham avait divers officiers: Le connétable était le chef élu chaque année pour administrer la compagnie; il prêtait serment à son entrée en charge de garder les franchises et libertés du jeu sans les laisser entamer.
La royauté était un titre acquis par l'adresse. Celui qui abattait l'oiseau le jour de la fête de saint Sébastien, quand on tirait le Geai, était roi pendant une année (3). II avait le privilège,
(1) Série EE premier registre de rinveotaire.
(2) Tome 4. — Peuxiéme série 1856, page 275.
(3) À Montdidier, on offrait à celui qui abattait le geai une quenne de vin , une écuelle et deux salières.
Hi$t. de Montdidîer, par M. de Beauvillé, t. 2, p. 359.