LES AEGH8ES BB HAM
pendant sa royauté, d*étre exempt de garde et du logement des gens de guerre. Dans les parades, il portail pour signe distinctif une écharpe blanche.
La confrérie avait encore un prévost, chargé du maintien de la discipline , un porte enseigne pour porter sa bannière , ordinairement déposée à Téglise Saint-Pierre, paroisse de la confrérie; un sergent, un fifre et un tambourin.
Le règlement fait par Robert Lamhart, en 1503, n'a pas été seulement accepté par les archers de 1539, mais il porte la signature de tous les compagnons entrés dans la confrérie depuis la nouvelle organisation jusqu'à 1686. On y trouve plus de deux cents noms qui nous montrent que les premières familles de Ham tenaient à honneur de faire partie de la compagnie du noble jeu de l'arc du jardin de Saint-Sébastien. Voici les principaux noms que nous avons remarqués :
Desains, — Leraaire, — de Cauvry, — Antoine Benoist, — Tupigny, — G. Trousset, — de Croix, — de Bucourt, — Lefebvre, — Cdîgnart, 1 61 6,— Le Moine, — De Caisne, — Asselin,
— Flament,— Francelle, — Prévost, — Boquillon, — Hubert,
— Josselin, — Frémont, — de Hem, — Quénolle, — Bourgeois, — Magnier, — Du Hamel, — Patou, 1597, — Desgroulx,
— Moyset, — Frison, — Levert,— Ardun, — de Conchy, — Bourbier, — Roger, — Guillaume, — Bidauh, — Leleu, — Jumeaux, — Lemercier, — de Ponthieu, — de Grain, — de Marelle, etc. — A côté d'un grand nombre de signatures on trouve des marques caractéristiques de la profession que le récipiendaire exerçait, que les uns ont tracé en guise de paraphe, les autres pour tenir lieu de signature. Un confrère a dessiné une étoile, un autre une hache, plusieurs des marteaiLX, des enclumes, des flèches , des cœurs; ici c'est une nacelle, là une échelle, plus loin une herse; j'y ai remarqué un échiquier, des roues, une navette, un gril, une raquette, un mai, et plusieurs écussons- armoriés, etc., tous. signes qui indiquent probablement la profession ou le goût des confrères.
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La compagnie des archers possédait , en 4503 , (1) pour les exercices de l'arc et les esbastements des confrères , un jardin dans lequel se trouvait le Berceau. Ce jardin , qui avançait sur la rue Malacquise, actuellement nommée rue du Marché-Franc, était d'après un plan de 1715, le jardin actuel de M. Alamire, qui porte le n° 138, section B du plan cadastral.
Les compagnies d'archers , instituées dans l'origine , comme nous l'avons dit , pour la défense de la commune et di? pays , devinrent au xvii* siècle des réunions de plaisir ef se recrutèrent de tous les hommes qui avaient le plus de loisirs. C'est alors que par la magnificence.de leurs jeux, parla solennité de leurs réunions, les fêtes de ces confréries acquirent une grande importance et devinrent dans les villes la cause de pompeuses ré-, jouissances.
Les archers de Ham prirent souvent part à la lutte des prix généraux des villes de Picardie; nous les rencontrons en 1659 à Soissons; le 14 juin 1665, à Lafère; à Saint-Quentin, le SIS juin 1 671 ; ils logèrent dans cette ville a l'hôtel du Pot d'étain. (2) Ce furent les archers de Péronne qui remportèrent le prix à Saint-Quentin. Enfin nous les retrouvons au grand prix des archers, donné à Péronne le 29 juin 1681, et à Montdidier le 4 juillet 1683. Là les confrères du jardin de l'arc de Ham se distinguèrent au premier rang, obtinrent le bouquet et le rapportèrent dans leur ville le 1 2 juillet 1 683; il fut déposé dans la maison de M. le Procureur du Roi du bailliage de Ham, alors maire en charge , « attendu que dans l'Hôtel-de-Ville' l'humidité aurait pu ternir l'éclat de ce trophée. » Ce devait être quelque chose de merveilleux que ce bouquet , si l'on en juge d'après les soins qu'on prit pour assurer la conservation de ce glorieux dépôt.
Nous trouvons en 1 685 une demande du connétable de la compagnie adressée à l'échevinage pour rendre le bouquet,
(1) Archives de Ham, série EE. Liasse de la compagnie.
(2) Manuscrit de Croix, page 5ip. BibL de M. le Sérarier.
LES ARBALÉTBIIB8 DE HÀM
mais nous ne voyons pas que la ville ait été autorisée à offrir le prix provincial. Cette difficulté a sans doute découragé les ar-* chers de Ham et amené l'abandon de la compagnie.