ARMOIRIES DBS CORPS DE MÉTIERS DE HAM
Voici les corps de métiers ou confréries de Ham dont d*Hozier nous donne les armoiries en 1699 (4) :
F^ 740, N^ 365. — la communauté des bouchers. — Porte : D'or à une rencontre de bœufs de gueules , surmontés dun couperet d'argent. — Le dessin de Fécu armorié et mis en couleur se trouve avec ceux de la généralité de Soissons , p. 406.
F^ 744 , N^ 267. — la communauté des boulangers-pa* TissiBRS. — Porte : D'argent à deux pelles à fowr de sable, passées en sautoir ; l'une chargée de trois pains d'argent , l'autre de trois pâtés d'or, — Dessin id.'p. 406.
F® .737 > N® 354. — la communauté des brasseurs et tonneliers. — Porte : D argent à trois barils de gumles posés swr leur eul^ et\. — Dessin id. p. 399.
F« 563, N° 454. — la communauté des chirurgiens. — Porte : D'azur à un saint Cosme et un saint Damiens d'or posés sur une terrasse de mime. — Dessin id. p. 4 43.
F® 738 , N° 357. — la communauté des cordiers , bourreliers et selliers. — Porte : D'azur à une selle d'or, wrmontée d'un paquet de cordes d'argent à dextre et d'un col^ lier de chei^al dor à senestre, — Dessin id. p. 404 .
F^ 739 y N^ 364. — la communauté des cordonniers et TANNEURS. — PoTtc \ De sablc à un couteau de tanneur d'argent, posé en faces, emmanché d'or , surmonté d'un trancheL d'argent, — Dessin id. p. 403.
F® 736, N° 347. — la communauté des cordonniers en yiEL ET SAVETIERS. — Portc : De gueules à un tranchet d! argent. — Dessin id. p. 397.
(1) Bibl. imp. , manusc. Armoriai de Picardie, généralité de Soiftsoos, Tol. 32.
168 cmxnnm xyi
F^ 13S y N® 356. — LA COMMITRAUTt B«8 CODYlSimS , MA-
ÇOHS IT CHÀAraHTiBis. — Porte : D'argent à une échelle de QtteiUes adexPrée d'une roue de eable et sénestrée d'un maillet de mime. — Dessin id. p. 404 .
P* 740 , N* 266. — LA commuhautA des mabchahds db BiAPS, ssiGEOis. — Porte: Itazur à une aune d'argent, marquée de table , posée en fasce. — Dessin id. p. 406.
F^ 735, N^ S46. — la communauté des mabéchaux, sbr- Kuuns n TAiLLAHDiEis. — Poite : D'argent à trois maillets de sable, posés S eH. — Dessin id. p. 397.
F» 560, N® 130. — LA commuhautA des mégissibrs. — Porte : D'azur à un bon pasteur d'or, portant sur ses épaules une brebis d'argent, — Dessin id. n° 430.
F* 739, N® 258. — la communauté des menuisiers , vi- TiiEms , CHARRONS ET TOURNEURS. — Porte : D'azur à un rabot d'or, posé en fasce, accompagné en pointe d'une roue de même et un chef losange d'argent et d'azwr. — Dessin id. p. 404.
F® 737 , N** 253. — la communauté des tailleurs d'hauts , FRIPIERS ET cHAussETiERs. — Porte : D'azur à deux cizeaux d'argent ouverts et en sautoir. — Dessin id. p. 399. ' F^ 564 , N^ 443. — la communauté des tisserands et mulquinÎers. -- Porte : Dazu/r à une navette d'or , posée en pal, accostée de deux poupées ou poignées de filasse d'ar^ gent. — Dessin id. p. 439, n® 445.
On voit par cette nomenclature qu*il y avait à Ham en 4 699 des fabricants de setterie ou serge de laine , des tisserands , des mulquiniers ou fabricants le molequins (espèce de draps de laine), des tanneries, des mégisseries et un commerce de grains considérable.
Les anciennes confréries , utiles dans Forigine pour donner à rindustrie et au commerce les encouragements nécessaires à leur développement et pour transmettre les bonnes traditions de fabrication , étaient devenues au xix* siècle des obstacles aux
COMMERGB DE HAM 169
progrès. Leurs règlements, loin d'animer le commerce, ne faisaient plus que l'enchaîner ; ils produisaient par leurs privilèges des gênes , des vexations qui étouffaient l'industrie dans son développement.
Les idées de Turgot exposées par Condorcet prévalurent à l'assemblée de 1789 et en moins de six mois y octobre 1790 à mars 1791 , la suppression des privilèges industriels , des corporations d'artisans et de marchands fut proclamée en termes absolus, et toutes les entraves tombèrent. Depuis cette époque il n'y a plus eu ni apprentissage fotcé , ni maîtrises à acheter , ni obstacles dans le choix d'une profession, ni servitudes réglementaires dans la pratique. Aussi à Ham, comme dans toute la France l'industrie , livrée à elle-même , s'est développée depuis avec une rapidité prodigieuse ; et, si quelquefois elle a fait fausse route, la concurrence lui a montré bientôt le vrai chemin du progrès.
Aujourd'hui, Ham n'a plus sa fabrique de draps, mais d'autres industries se sont développées ; ses meuneries, ses tordoirs, ses tanneries, de nombreux établissements industriels, d'importantes distilleries , des fabriques de sucre , des usines pour la fabrication de la grosse chaudronnerie, et pour celle des instruments aratoires y ont pris un grand développement. La ville est devenue le centre d'une production agricole et maraichëre importante. Un entrepôt considérable de charbons de terre s'est formé depuis l'établissement du canal et l'ouverture des routes de Nesie , de Péronne et de Ghauny. Son commerce rayonne dans un centre assez grand non seulement par ses établissements industriels, mais encore par ses banques, par l'esprit ingénieux de ses habitants qui, presque tous, ont des intérêts engagés dans l'industrie.
Un marché franc a été établi à Ham par une première ordonnance royale du 13 avril 1836, et sa tenue , qui avait été fixée au quatrième samedi de chaque mois , excepté pour les mois de mai et de septembre, a été changée par une ordonnance
postérieure du 14 mai 1842, et fixée au 10 de chaque mois, sous les mômes exceptions.
La ville de Ham possède aujourd'hui deux foires annuelles qui ont lieu le 16 mai, jour de la fête de saint Vaneng, et le 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge.
Ces deux foires, qui ne durent qu*un jour, n*ont plus Féclat des foires du moyen-âge, mais elles sont encore le centre. d'une vente importante de bestiaux et le motif de réunions fort agréables pour la société de Ham et des envirohs qui , il n*y a pas longtemps, dansait encore sur Vesplanade.