‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 67 sur 140 · FORMATION DES MONTAGNES · texte numérisé non relu

FORMATION DES MONTAGNES

Vésampâyana dit :

I-a Terre étendant sa large masse au-dessus des eaux s’y soutenait comme un grand vaisseau sans courir le risque d’étre submergée. Le maître du monde songea à la partager par provinces et à élever toutes les montagnes pour creuser un lit aux rivières. 11 détermina en lui-méme le cours de ces rivières, leur largeur, leur route, leur rapidité, leur force et leur variété. 11 voulut que la terre eût quatre faces, et quatre mers pour bornes. Au milieu il plaça un mont d’or : ce fut le Mérou. Vers l’orient il établit le mont Oudaya, large de cent yodjanas et haut de mille; les pics de cette montagne sont d'or et brillants comme le soleil à son lever, aussi resplendissants que le dieu qui les a créés. Çà et là sc déploient de riants plateaux couverts d'arbres magnifiques et variés, que parent des fleurs et des fruits toujours nouveaux.

Le dieu lit ensuite le mont Sômanasa , qui a cent yodjanas de large et le double de haut. Ce mont, enrichi de mille espèces de pierres précieuses, et orné de plateaux agréables, présente à l’œil les couleurs de l'aurore, et dresse vers le ciel ses mille pics que couronnent les feux des pierreries. IJi s’élève une forêt de soixante yodjanas, noble séjour révéré de tous les êtres et habité par le PradjApati Viswacarman.

La main de Vicbnou forma le mont Sisira, comparable A une masse de glace, hérissé de rochers et rempli de grottes. De cette montagne le dieu

ici ccs plateaux ombragés où les arbres forment un couvert naturel, ou plutôt un endroit d'où la vue s'étend au loin, une espèce de balcon naturel, où le voyageur s'arrête pour contempler la campagne qui s'étend à scs pieds.

* Cesl ainsi que je rends le mot ^ l^fil rt-Jicâ, que le dictionnaire donne comme synonyme de véé. et assimile à viùmUki : or ce mot rédi s'entend d’une place carrée sur laquelle est élevé un hangar. Je crois que ct^il indique

fit sortir une rivière d'une eau limpide, couverte d’ilcs et appelée l'ojoadkdrâ. Cette rivière traverse tout le pays d’orient, et sur ses bords, que garnissent des arbres à l’ombre épaisse, aux fleurs et aux fruits sans cesse renaissants, se célèbrent des milliers de sacrifices où à la douceur des saintes offrandes s’unit l'éclat des perles et des coquillages.

Après avoir partage l’orient, le sanglier divin tourna son attention vers le midi. Il y fonda le mont lUmya, tout éclatant d'or et d’argent, et qui se présente avec deux sommets, dont l’un brille comme le soleil, et l’autre comme la lune, mont aussi agréable que majestueux, couvert d’arbres fertiles en fruits de toute espèce.

Il donna au Coundjara 2 la forme d’un éléphant, une étendue de plusieurs yodjanas et des grottes toutes reluisantes d’or.

Le Vrichabha 3 reçut de lui la forme d’un taureau : orné d'une riante parure de fleurs, il est tapisse de tchandanas dorés \

Par la volonté du dieu, le Mahendra s'éleva de cent yodjanas, avec ses cimes dorées et ses arbres fleuris, comme si la terre eut eu besoin de cette masse pour lui servir de contre-poids.

Vichnou forma encore le Malaya aussi resplendissant que le soleil et la lune, riche en pierres précieuses, et en arbres aux fleurs élégantes, et le Mènâca, remarquable par la hauteur de ses rochers.

Mais le mont dont il orna surtout le midi, c’est le Yiudltya aux mille sommets, aux arbres touffus et majestueux; de là s'élance une rivière, nommée Payodhârâ , qui roule des flots aussi blancs que le lait, et forme dans son cours de vastes tourbillons et des îles agréables.

Ayant ainsi réglé la région du midi, région délicieuse, coupée de rivières abondantes et limpides, embellie de sites variés, remplie d'étangs sacrés, le maître du monde se rendit dans l’occident. Là il établit le roi des monts [sé fendra 3) , haut de cent yodjanas t élevant avec orgueil ses sommets larges et dorés, couvert de rochers ou percé de grottes tout éclatantes d’or, étalant ses trois magnifiques plateaux, où brillent à l’égal du soleil les salas r\ les palmiers et les bkâsouras 7. Le dieu plaça dans ce même quartier soixante

' Ce mol signifie éK’fJuuit. ce nom qui est général. Voyet à ce sujet la note

1 Vrichabha veut «lire taureau, l 7 «le in CCVIII* lecture, |>og. 337*

* Le tchanilma es! le samlal . qui jiorte le * Shorra robtuta [ sdl frsr).

nom «le «u wma, /fore. * Cgi fui tpreiottu. Ce mol se dit aussi du

* L'auteur ne donne à cette montagne que cristal.

kl.

mille montagnes, pareilles au mont Mérou pour la forme, l’éclat et la beauté.

Par ses soins s’éleva un mont véritablement l’émule de ce Mérou , étendu comme mille nuages, fameux par ses saints tirthas , large et haut de soixante yodjanas. À cause de sa forme, qui rappelle celle de Vichnou changé en sanglier, il a été nommé Vârdha.

Non loin de là, le créateur plaça le divin Vêdoûrya, riche en lapis-lazuli et en métaux d’or et d’argent.

A quelque distance il fonda le Tchacravln , pareil à un disque, montagne immense et remarquable par scs mille pics, et le grand Sankha , semblable à une conque, mont argenté et couvert d’arbres aux fleurs toutes blanches. C’est sur le sommet du Sankha qu’il planta le fameux Pàridjdta , formé de l’essence meme de l'or8, et chargé de fleurs magnifiques. C’est aussi de là que descend une rivière sainte, agréable et brillante qui arrose les contrées de l’occident, et qui se nomme Ghriladhârd.

Le dieu établit encore de ce côté un mont à mille sommets, appelé Astat aussi riche en métaux qu’en pierres précieuses*.

Telles furent les montagnes toutes resplendissantes d’or que le sanglier divin créa dans l’occident : celles qu’il plaça dans le nord ne sont pas moins admirables. 11 fit le Somya aux belles collines, le Sômya aussi élevé que le ciel, tout étincelant d’or et semblable au soleil. L’astre du jour manque dans ces climats : c’est ce mont qui le remplace; sa lumière est aussi vive, sa chaleur aussi subtile, aussi pénétrante que celle du soleil.

Vichnou créa l’agréable Mandara . et le Gandhamâdana parfumé de l'odeur des fleurs, sur le sommet duquel il planta le djambou i0, formé aussi de l’essence de l’or, étonnante merveille faite pour charmer les regards.

Enfin Hari, métamorphosé en sanglier, fonda le Pouchcara aux trois sommets, le brillant Kêlâsa, comparable à un nuage doré, le divin Himâlaya, roi des monts, paré de ses métaux précieux. Il fit aussi pour cette région septentrionale une rivière toute divine, ornée de mille avantages

Je ne suis pas sùr du sens que j'ai donné à ce mot, qui semble faire allusion à U couleur des fleurs de cct arbre.

* C'est le ms. déranngari de Paris qui place ce passage eu cct endroit. Les autres mss. le

mettent plus lus : ce qui produit un mauvais effet. Car le mot usla signifie numt occidental, et ne saurait se trouver dans la description de la région septentrionale.

" Kutfenia jambolana (rom applc)

DEUX CENT-VINGT ET UNIÈME LECTURE. 373 précieux et nommée Madhoudhdrd 11 : sur les bords de cette rivière s’accomplissent des milliers de sacrifices.

Ainsi furent formées par le dieu créateur toutes ces montagnes diverses, qui à cette époque avaient des ailes et la faculté de se mouvoir à volonté.

Après avoir terminé son partage du monde en provinces, le maître de la nature, roulant des yeux étincelants et rouges comme le sang, employa à créer les dieux et les Asouras cette science infinie qu’il venait de montrer en formant, pour le bien des êtres, les montagnes qui séparent les contrées et les rivières qui les arrosent de leurs ondes limpides.

CREATION DHIRANYAGARBHA.

Vêsampâyana dit :

L’ancien des dieux voulut poursuivre la création. Il continua de réfléchir, et de sa bouche il sortit un être, qui s’arrêta devant lui, et lui dit : « Que

* faut-il que je fasse? » Le maître des dieux, le père du monde, lui répondit en souriant : « Partage-toi 1 * et, après avoir dit ce mot, il disparut. Or, la voie du dieu qui venait de disparaître n’est pas plus facile à reconnaître que celle d’une lumière qui vient de s’éteindre.

Cet être divin créé par Vichnou est dans les chants sacrés appelé Hira nyagarbha; il se mit à réfléchir sur la parole du dieu. Il existait seul alors; et, Pradjâpati fécond, c’est lui qui établit l'ordre et la première division du grand sacrifice. « Le créateur, pensait-il en lui-même, m’a dit de me

• partager. Comment le ferai-je? voilà mon embarras. » Tout à coup il s’écria ; « Oum *! » Ce même son fut répété par le Mouni pendant qu'il se

11 Je n'ai fait aucune remarque géograplôque sur ce* noms de rrrières, parce quelles me semblent imaginées dans un esprit systéma-

tique, et qui ne saurait présenter rien de nH.

1 Ce mot est une exclamation qui marque l'assentiment. Le dieu répond ainsi à sa propre

jouait sur la terre, dans l'atmosphère et dans le ciel. Il sortait de son cœur avec le mot i achat. Ainsi sont nées les grandes Vydkritu s de la terre, de l'atmosphère et du ciel, connues comme étant lihoàr, Bhoavah et Swar, et célébrées dans les saintes écritures. Le Pradjâpati, prononçant le pada divin qui commence par tad \ lit la Sâvitri, la déesse suprême des hymnes, composée de vingt-quatre lettres \ Poursuivant la création de tout le corps de la science sacrée, il Tonna les quatre Yèdes, le Rig, le Sâma, rVadjour et PAtliarva.

Ensuite de son manas il produisit Sana, Sanaca, le divin, l’étemel, le bienfaisant Sanandaca; le grand, l'immortel SanatcoumAra. Il créa ces êtres surnommés Mdnasas, tels que Roudra et les six Maharchis; il mit au jour firalimâ, Capila , ces six yogins, pères des êtres que les Brahmanes célèbrent dans leurs saints tantrus \ 11 fit Maritchi, Atri , Poulastya, Poulaha, Cratou, Bhrigou, Angiras, le Pradjâpati Manou, les Pitris de tous les êtres, des dieux, des Asouras, des RâLchasas. Ce génie divin, qu'on surnomme Sambhou , donna la naissance, toujours par la vertu de sou manas, à huit Mah a reins •, qui, à la lin de la période de mille ans, apparaissent avec leurs enfants, pour se retirer après la révolution du Calpa, et céder la place à une nou\ elle génération d'êtres divins qui ont des noms et des fonctions diverses, et qui se succèdent les uns aux autres dans la suite des âges.

De son pouce droit il fit Dakcha, et de son pouce gauche, lcpouse de ce Riclii. Celui-ci devint le père de filles qui furent les mères de tout ce

|M*nsr«. Ne confonde/ pas ce mot avec le mot mystérieux aum.

1 Ce mot aiguille wmx. parole; et le?, expression» dont il est ici question commencent les prière» journalière» de* Brahmane*. Voyez le* loi* de Manou, lect. Il, *1- 76 et 78.

* toipmfam. L'hymne deViswàmitra au soleil , d où est extrade la Sâvitri, et qui fait partie du Rig-véda, *e trouve formé de deux strophe*. Le premier ver* de la seconde strophe commença par le mot tad; et cette cimms* lance m'a dirigé pour traduire le mot tatpadam.

* Le premier ver* de la monde strophe de l'hymne au soleil *e nomme ordinairement Gâyatrl, mai» il parait que ce mot est quelque*

fui* confondu avec celui de Saeitrf. Je ferai remarquer que dans l'édition que IL Bosco a donnée de l'hymne de Yiswômitra. le» trois ptvltii'dv la preniitie strophe ont vingt-quatre syllabe», le* deux premier* de la seconde n'en ont que vingt trois.

* Les tanlmt »ont de* traite-* de» Vedea qui euseigoent le* formule* de» ruantrat.

• Je ne relèverai pas toutes le» différence* que cette lecture peut offrir pour le» noms propre* , mai* je ne saurai» m’empêcher de faire remarquer que le» huit Maharchis dont on parle ici correspondent aux Manou* , dont on porte le nombre à sept ou â quatorze. N oyez loin. I, lect. vu, pag. 37, et les toi» de Manou, lect. 1 , d. 6 1 et sui* .

qui existe, et qui peuplèrent les trois mondes : savoir, Aditi, Diti, Danou, Pràdhâ, Mouni, Khasâ Anàyoucbû , Cadrou, Yinatâ, Sourabhi, Irô, CrodhavasA, Sourasâ, au nombre de treize : elles épousèrent Casyapa.

Pensant toujours ail bien des êtres, Dakcha donna dix de scs autres filles au juste Manou •; elles s’appelaient Aroundbatî , Vasou , Yâmî, Lambhâ. BhÂnou, Maroudwati, Sancalpâ, MouhourtU, Sâdhyâ et Viswâ.

Dix autres, distinguées par leurs grâces et leur beauté, épousèrent Dharma : c étaient Kirtti, Lakcbmî, Dhriti , Pouchti, Vriddhi, Médhâ, Criyâ, Mati, I-adjdjà et Vasou.

Atri avait eu un fils, nourri au sein des ondes’ : ce fds devint le roi des planètes, l’ennemi des ténèbres, l’astre aux mille rayons. Dakcha, l'héritier des Pratchétas 10, l’adopta pour son enfant en lui donnant en mariage les vingt-sept constellations (i\a kchatra) ses filles, dont Rohinî est la première.

Je vais te dire quels furent les enfants de ces femmes, et de Casyapa, Manou, Dharma et Sonia.

Casyapa eut d’Aditi les dieux Aryaman, Yarouna, Mitra, Pouchan, Dfiâtri, Indra, Twachtri, Bbaga, Ansa , Savitri et Pardjanya n.

Diti donna â Casyapa deux fils, lliranyacasipou et le vaillant lliranyâkcha, tous deux puissants par leur pénitence, tous deux semblables à leur père. Hiranyacasipou eut cinq enfants célèbres par leur force, Prahrâda, Sambrada, Anouhrâda, Hrâda et Anouhrada. Prahrâda fut père de trois héros courageux, Virotchana, Djambha et Coudjambha. Yirotchana eut pour fils Bali; de Bali naquit Bâna.

* J’ai suivi pour ce» nom» le texte du ms. bengali. !.*» autre» présentent de» différence», et la suite prouve qu’il y a en effet incertitude pour les noms des femmes de Casyapa. Les j u très manuscrits citent Cili et Smhtcâ, dont il sera parlé plu» bas. Voyez loin. I, lect. m, pag. 17 et »uiv., et tom. II . lect. CC, pag. 3oçp

' L’auteur met ici Manou à la place de Dharma. Voyez tom. I, lect. m , psg. i3 ; voyez aussi la ce* lecture.

* On raconte que de» ycuv d ’Atri il sortit une humeur blanchâtre qui tomba dan» la mer. et que ce patriarche recommanda à l'Océan, en lui

disant que c’était son fils L’Océan la négligea d'abord et la laissa flotter au gre de» vent*. A la fin, il ta fixa , lui donna une forme humaine, l’admit à sa cour et l'adopta pour son fils. Ce fut Sotna, dieu de la lune.

” Nouvel exemple de l’inattention du poète, qui vient de donner ic i dieu lui-même pour père à Dakcha , cl qui cej>endant s'obstine k l'appeler filt det rralchetas. Voyez tom. 1, lect. 11, p. 1 1.

" Il n'y a ici que onze noms, et cependant les Âditya.» sont au nombre de douze. Le poêle a oublié V ichnou. Voyez tom. 1 , pag. 1 b et 5o . et ton». II, pag. 3» i .

Une race nombreuse d’Asouras dut le jour à Danou : leur aîné fut le roi Vipratchitü.

Crodhavasâ eut une foule de fils et de petits-fils, tous redoutables par leur pcucbunt à la colère et par leurs œuvres cruelles.

Siubicâ mit au monde Râhou, planète (gruha) terrible pour le soleil et la lune qu’il dcvore tour à tour.

Cala donna le jour à un ordre de génies formidables, forts comme Câla lui-même, ayant des yeux aussi brillants que le soleil, et semblables k un nuage chargé de tempête.

Parmi les nombreux enfants de Cadrou, Sécha, Yisouki et Takchaca occupent le premier rang.

Pieux et savants dans les Vides, toujours animés de l’amour des autres êtres, habiles à diriger le inonde n, bienfaisants et remplis de beauté, tels furent les fils deVinaü, savoir Tàrkchya Arichtanémi, Garouda, Arouna et Arouni.

Voici maintenant l’origine des saintes et divines Apsarâs. Prâdhâ mit au jour huit beautés honorées par les Dévarchis, et dont six se nomment Anavadyâ, Anoiicâ, Arounâ, Arounaprivâ, Anougâ et Soubhagâ.

De Mouni naquirent les Apsarâs, Alambnuchâ, Misrakésî, Poundarîcâ, Tilottamà, Souroûpâ, Lakchmanâ, Kchémâ, l’aimable Rambhâ, Asitâ, Soubâhou, Souvrittâ, SoumouLhî, Soupriyâ, Sougandhâ, Souramâ, Pramâthinî, CâsyA, Sâradwatj, et les Gandharvas YisnAvasou et Rharanya.

Quant aux Apsarâs, doux charme de la terre et surnommées Védikis, telles que Ménacâ, SahadjanyA, Parnicâ, Poundjicasthalâ, Ghritàstlialâ, Ghritâtcln, Viswâtchî, Ourvasi, Anoumlotchâ, Pramlotchâ et Manovati, elles naquirent du Pradjâpati par un effet de son bon vouloir 14.

L'ambroisie, les Brahmanes, les vaches et les Roudras durent leur naissance à Sourabhi ; c’est du moins ce que rapportent les Pourânas.

Telle fut la race de Casyapa : je vais maintenant te donner quelques légers détails sur celle de Manou.

De ViswA sortirent les Viswadévas; de Sâdhyâ, les Sâdhyas; de Maroudwalî, les Maroudwâns; de Vasou, les Vasous; de Bhànou, les BhAnous;

11 Ce mot est quelquefois une épithète de Garouda ou d’Arouna, nom patronymique formé

du mot Tnkcha ou Târkcka, que l’oo considère comme uo nom de Casyapa.

" Sancaipa; voyez tom. I, lecl. 11, p*g. n.

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DEUX CENT-VINGT-DEUXIÈME LECTURE. 577 de Mouhoilrttâ , les Mouhoûrttas ; Lambâ mit au jour Ghocha; Yâmî, Nâgavîthî ; et Aroundhatî , les êtres qui avoisinent la terre 14. De Sancalpâ vint aussi Sancalpa.

Le fils de Dharma et de Lakcbmî fut Câma : Câma eut de Rati deux enfants, qui sont la Gloire (yasaj) et le Plaisir ( harcha ).

De Soma et de Rohinî naquirent le brillant Vartchas et le brillant Vartchaswin ,a.

Les enfants de ces déesses sont innombrables, et se propagent aussi longtemps que durent les mondes. Le divin Pradjâpati, les dirigeant suivant les qualités qu'ils possèdent, leur assigne 4 chacun, dans sa prudence, une fonction convenable; et cest ainsi qu’il créa les dix régions célestes, la terre, les Richis, la mer, les montagnes, les arbres, les plantes, les serpents, les rivières, les Souras, les Asouras, les Pradjâpatis, pères du monde, le ciel, l'atmosphère, les cérémonies, les sacrifices et les collines.

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