‹ Harivansa ou Histoire de la famille de Hari ouvrage formant un appendice du Mahabharata et traduit sur l'original sanscritChapitre 88 sur 140 · REPONSE DE BRAHMA · texte numérisé non relu

REPONSE DE BRAHMA

• Héros courageux, leur dit-il, je connais le motif qui vous amène en ces

• lieux. Vous verrez vos désirs accomplis par celui qui est le plus grand des

• Souras, et qui triomphera du Dànava Bali. Ce n’est pas à toi, Indra, qu'est « réservée la gloire de vaincre les Asouras; les trois mondes deviendront

• la conquête du dieu suprême, qui est déjà leur soutien, leur créateur, « leur matrice; du dieu antique qui apparut jadis dans le germe d’or. C'est « lui qui saura te donner la victoire, et qui soumettra Bali à ses lois. Et

• n’est-il pas en effet parmi nous le plus grand et le premier-né? Être in-

• compréhensible, esprit universel, occupé des saints exercices de Y yoga,

• et des austères pratiques de la pénitence; personne ne connaît sa nature, < et lui nous connaît tous; rien ne lui est caché dans cet univers. Par sa

• faveur, il m'est permis de dire quelle est sa voie supérieure, et de quel ■ côté, plongé dans les méditations de Yyoga, il poursuit une rigoureuse « pénitence. Vers le nord, sur le rivage septentrional de la mer de lait, il

• habite une demeure que les sages connaissent sous le nom d’Amri/a.

• C’est là que vous devez vous rendre, et, après vous être soumis à de

• rudes mortifications, vous entendrez alors une voix douce et sonore, « comparable au bruit qui provient en été de la nuée orageuse, voix di-

• vine, harmonieuse, remplie de poésie, d’élégance et de vérité, source

• de bonheur, de tranquillité et de pureté. Cette voix sera celle du premier

• de tous les dieux, toujours sanctifiée par sa pénitence, et sc modifiant

• suivant sa générosité. Illustres Souras qui êtes venus auprès de moi, je

• vous souhaite donc un heureux voyage. Cependant, avant de me quitter,

. • dites-BBoi quelle grâce vous pouvez désirer de moi- Je n'aî rien à refuser

• k Casyapa el 4 Adilî. - * ' ;ArjW ■ i'.'

Alors ceux-ci , se prosternant aux pieds du Brahmâ :

■ ils, que le Dieu que vous nous promettez devienne notre enfant. ■ » Ainsi e snjt-il I répondit le créateur des mondes. Que les l)évas lui disent 'ayjc

• assurance : Sois notre frère I » - Oui, “Je vous l’accorde, ajouta le maître

. — - — - * -- .1.. A . — — — a . J ' 1 . A .. ... ..ri — f.. a .. I ..aS S. .

• souverain des êtres; certains d’obtenir celte faveur, continuez votre t voyage. • Les Souras, Casyapa et Aditi, satisfaits de ec résultat, t^î ^

en devoir d’obéir à Bralimâ; après avoir baisé scs pieds, ils se dirigèrent vers là belle1 contrée que leur avait indiquée le dieu, et arrivèrent bientôt sur les bords septentrionaux de la mer de lait. En un instant ils avaient traversé toutes les mers, les montagnes et les fleuves de la terre. Ils voyaient une région horrible, déserte, privée de la lumière du soleil, et plongée dans une obscurité profonde. Cherchant le lieu appelé Amrita , ils commencèrent avec Casyapa à se livrer, pendant mille ans, aux rigueurs d’une pénitence sévère, dans la vue de se rendre favorable le divin Nârâyana, le seigneur aux mille yeux, maître des Souras et souverain de la terre, savant daus l’art de Yyoga. Appliqués aux pratiques du Braltmatcharya, silencieux, immobiles, exposés aux injures de l’air*, mortifiant tous leurs sens, ils poursuivaient le cours de leurs austérités. Pour achever de fléchir le dieu, Casyapa prononça la prière enseignée par les Yèdcs, et qui est la première de toutes pour son efficacité.

’ Traduction de (‘épithète ^ témya. Ce dans le dictionnaire de Wilson a deux sens : il mot veut dire aussi teptentrional. s'applique à l'action de dormir en plein air. et

* l(IHH tth/butvtrfana. Vlrdsaita à 1a posture de l'homme qui est à genoux.

IfARIVANSA.

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