PRIERE AU GRAND ETRE
Casyapt dit :
Adoration à toi* dieu des dieux, unique et sans pareil sanglier, noble habitant de la mer1 *, Vrichâcapi3, prince des Souras, créateur des Souras, incrcc, heureux, Capila 4, Viswakséna 5, ferme dans le devoir, roi de la justice, Yècountha, soumis à cent révolutions6, n’ayant ni commencement, ni milieu, ni lin; possesseur de richesses7 * * * * * * *, montrant une oreille brillante*, ne d'Agni \ né de Vricbni1®, non engendré, invincible, dormant sur l’Amrita n, éternel, contenu dans tout, commensal de trois demeures1*, orné d'une triple pointe 15, retentissant possédant un grand ombilic, portant le monde sur ton ombilic, produisant le lotus de ton ombilic, maître du monde, auteur des êtres ,s, très-vaste, couvert de formes innombrables, exempt de formes, forme universelle , créateur de toutes les formes, indestructible, immuable malgré tes pertes, inaltérable malgré tes actes, inc-
1 Cette litanie m6nm quelque* épithètes
qu’il estdiAicile d’expliquer littéralement Telle
est celle-ci , èvtunnya , qui mot à mot signifie
Miconui.
1 Mot à mot taureau de la mer. tindhoucricha.
* Voyet lect ccxvut , pag. 364.
* Voyez lom. I. lecl. xiv, pag. 69. note ao.
k Ce mot signifie pauédant une armée de tout
eâ/é.
* Satûrart/a.
1 Dhamndjara : ce surnom est aussi celui
d'Ardjouna.
‘ SonfcJuinmw ; cette épithète fait sans doute
allusion aux pendants d'oreilles du dieu.
* Le feu , comme l'eau , sert à régénérer le monde.
'* Ces mois sont une allusion à l’avalare de Oichna. Voyez tom. I, lect. xxxiv et xxxv.
11 .imrita est le nom d'une partie do In mer de lait. Voyet la lecture précédente.
" Tmtiuiman ; allusion aux trois mondes.
11 Ou plutôt portant trois boues, tricacoud .-je crois que Vichnou est ici comparé au bœuf indien, et les trois mondes qu'il soutient, assimilés à trois bosses que ce taureau mystérieux est censé porter.
n Doundouhln.
n l irialcfu.
DEUX CENT-CINQUANTE-TR01SIÈME LECTURE. 477 puisable en vérité, inépuisable en beauté10, mangeant le havya , armé d’une hache tranchante , blanc, ornant tes cheveux de moandja n, Hansa18, grand Ha nsa , principe intellectuel w, impérissable , Hrichîkésa 10, atonie , atome primitif, plein de vitesse et de force 11 , prenant toutes les formes, aîné des Souras, noir, ne connaissant ni les ténèbres, ni la passion, étant lui-même ténèbres et passion, trésor de pénitence et de vertu, composant le monde entier, premier du monde, illuminé93, pénitent, premier des pénitents, éminent, premier par l’âge, foyer de justice23, centre rayonnant2*, roue de justice29, trésor de vérité, couronné de rayons, libre d'entraves, ayant la lune pour cbara#.
Tu es l’habitant de l’océan, Adjècapâd27, l’esprit vivifiant et supérieur, le dieu aux grandes têtes, dont le visage est tourné en bas; l’étre aux mille têtes, aux mille yeux, aux mille sourires, aux mille regards, aux mille pieds, aux mille bras, aux mille formes, aux mille bouches, aux mille mains, aux mille rayons; car les Vèdes ne comptent tes qualités que par milliers.
Tu es Viswédéva2', la source de l’univers, la voie de tous les dieux dès le commencement; riche en qualités merveilleuses, tu donnes au monde son accroissement, tu es cet univers lui-même.
Tu ris au milieu dos (leurs, être suprême et unique, tu es libéral «le tes dons, tu es Vôchat8*, Aum, Vachat, Swadhâ. Tu prends la meilleure part du sacrifice.
Tu coules sur la terre par cent, par mille torrents M. De toi viennent Bhoûr, Bhouvah et Swar 3I. Tu as pris l’existence, et tu es devenu le
Roudra. Voyez t. I, pag. 17, et t. II. pag. 3 10.
" Le texte porte bien VinrMlra, et non Vutffadtva. quoique le mot soit au singulier.
** Exclamation prononcéè au moment du sacrifice.
** Traduction des mots satadhdm et tahasradhdra, qui peuvent s'entendre autrement, et désigner les cent et les mille tranchants avec lesquel» on représenterait le dieu : dan» ce *en» ces epilbetrs s'appliquent à la foudre. Le mot dhdra peut signifier aussi contenir, renfermer.
n Ce sont les trois vyâhnlis. J'ai modifié le texte, qui m'a paru en cet endroit un peu altéré.
M J'ai voulu rendre le mot Hanta.
*’ SriocAamm munja.
“ Par ce mot on désigne l'âme suprême, supérieure à tout en bonté.
* Mahat.
” Ce mot signifie maître des organes des sens. “ TouréchAt.
" Sipitichta.
M Dkarmanâhha.
H Gabastinâbha.
11 l\karmanémî , n Tchandraratha.
” Ce mot est ordinairement le nom d'un
478 */ HAÜIVANSÀ. «>
monde38. Ton lit est Rrahuift, tu es BrahmA lui-même, plus que BrahmA. Tu es le ciel, la terre, l’air, la chaleur.
Tu es le lecteur (Aofri), le purificateur ( potri ), le victimaire ( hantri ), le directeur (ne/n) , le conseiller (manfri), f éclat du sacrifice, l'holocauste, fonde sacrée, f autel bien orienté ”, la cuiller, les instruments, l’objet des hymnes saints, l’offrande, le sacrifice, le sacrificateur, laliment du feu, le rite préparatoire, le présent, le poteau sacré.
Ta voix retentit partout : tu contiens l’univers comme tu es contenu par lui. Tu es la voie de ceux qui en suivent uue, tu es mystérieux, parlait, prospère, supérieur; tu es le soleil et la lune, tu es le grand tout.
Large, solide, rapide, tu es Nârâyana tout brillant d’or; ton ombilic, ton sein, tes cheveux sont d’or. Tu renfermes en toi Nârâyana, tu es 1a voie des hommes; ta couleur, ton éclat est celui du soleil. Parmi les dieux tu occupes le premier rang; de ton ombilic est sorti le lotus, tu dors sur le lotus, tu te couches dans son sein; tes yeux, ton sourire rappellent sa lorme ou sa douceur.
Ta face est tournée de tout côté, tu es tout œil, tu as donné naissance à tout, cet univers est ton aliment. Tu poursuis dans les trois mondes ta marche féconde, graduelle, efficace.
Maître puissant, auteur de la lumière, Samkhou, Bkava, Swayambbou, chef des êtres, premier des éléments, êtré universel, tu as tout créé, tu conserves tout, l’univers n’est que ta forme.
Tu es le pavitra ”, l’oblation, la vérité, la splendeur, le monde entier. Tu sais répandre le havis a, et consumer dans le feu cette sainte ambroisie. Précepteur des Souras et des Asouras , être incorporel, supérieur à tous les dieux, prince souverain, barde divin, tu produis le fil dont s’ourdit la trame de la vie; immortel, feu sacré, trésor de science, tu éblouis comme la flamme, tu touches tout, tu gouvernes tout. Le ciel est ton domaine, cest par toi que brille le beurre consacré, toi, précieux aliment de la
“ Bhouvana.
“ ; diytyah. Ce mot, qui ne *f
trouve pu* clan.-» Wilson, m’a paru Tonné nui vint U règle 919 de la grammaire de Wilkins.
Le mot autel a été ajouté par moi.
14 Ce mot, qui signifie purijumt , « applique
à différents objet* , comme ou peut le voir dans le dictionnaire de Wilson. Je n’ai pas osé faire le ebou entre tous ces objets, tels que le gaxon sacré, le cordon brahmanique, le ghse, le montra tiré de* Vèdes, etc.
" Offrande de beurre.
flamme du sacrifice, père éternel de la nature, base inébranlable de l'univers. Né de toute éternité , tu as cependant daigné naître parmi nous. O toi qui soutiens tout, nous implorons ton secours, sauve-nous!