‹ Harmodius: tragédieChapitre 10 sur 72 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

L'impuissance à se vaincre et les désirs immenses, Le sourd mépris des lois, le goût des violences, L'ardeur impitoyable à frapper les vaincus, Tous les vils appétits,... et la fourbe de plus. Or, de méchant qu'il fut, son succès le rend pire ; II se corrompt lui-même à goûter de Tempire ; Et l'absolu pouvoir, à sa raison fatal.

Le gardant impuni, lui conseille le mal.

LE CHŒUR

Sois plus juste et plus pitoyable

Pour l'aveugle ou l'ambitieux Du malheur de régner investi par les dieux, Si sa raison fléchit sous le poids qui Taccable. Pour qu'il devienne un sage en devenant un roi.

52 IIÂRMODIIIS.

Pour qu'obéi de tous il respecte une loi, Il faudrait qu'en portant cet homme au rang suprême, Zeus Teùt fait impassible et fort comme lui-même.

Un prince eût-il dompté tous ses vices à lui,

Régnât-il sur son âme entière, Il demeure assiégé par les vices d'autrui.

Et de son cœur lucide on éteint la lumière.

Tous les peuples, d'ailleurs, quand l'âge vient pour eux.

De vieillir sous la tyrannie ; Les peuples indulgents aux crimes du génie Ne supporteraient pas un prince vertueux.

Sois clément au mortel qui règne sur les autres, Ses vertus sont à lui, ses fautes sont les nôtres.

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