‹ Harmodius: tragédieChapitre 40 sur 72 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LE CHŒUR

Des maux que tu prévois les dieux nous défendront La honte de ce joug tomberait sur leur front. Athène leur est chère ; Athène, entre les villes, Sait mieux les honorer dans ses pompes civiles, Et mieux faire sourire en groupes lumineux - Le marbre des frontons qu'elle a bâtis pour eux. Pallas ne verra pas sur l'Acropole antique La noire servitude obscurcir notre Attique ; L'olivier de la paix y naquit de ses mains ; Déméter y donna le froment aux humains, Et, d'un coup de trident frappé sur notre terre, Poséidon créa l'ardent coursier de guerre.

ARISTOGITON

Au pays de Cécrops, Zeus et les dieux sauveurs

Prodiguèrent encor de plus riches faveurs :

Ils y firent germer une vaillante race

D'hommes forts, d'hommes fiers, libres et pleins d'audace,

Sachant se protéger et se passer de rois,

N'acceptant d'autre joug que le niveau des lois,

Et capables enfin, dans les heures suprêmes,

De lutter, comme Ajax, contre les dieux eux-mêmes.

Nous sommes de ceux-là ! Mais notre sort vaut mieux :

Nous combattons un homme et nous servons les dieux.

Us nous doivent leur aide et des armes certaines.

Quand nous revendiquons la liberté d'Athènes.

A pleines mains déjà, puisant à leur trésor,

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