SCÈNE IX
ISMEKE.
Ne l'inflige donc pas à ta sœur désarmée.
Vaj lu peux, si je meurs, vivre encore, être aimée : Un époux, et des fils, et mille soins nouveaux. Te rendront la douceur de nos jours les plus beaux.
ISMENE
Nos parents ne sont plus ; Zeus même et la déesse Ne pourraient rendre, hélas! un frère à ma tendresse.
J'ai commencé de vivre, enfant, bien avant toi ; Avant toi je mourrai : c'est la commune loi,
ISMBlNE.
Puissent les dieux du Styx, exauçant ma prière, M'accorder la faveur de partir la première I
AmSTOGITO:^.
Ton cœur, ô noble Ismène, est trop prompt à souffrir, Pour s'en aller combattre, on ne va pas mourir. Nul de nous n'est encor menacé de la Parque; Mais son fer touche au fil d*Hippias et d'Hipparque. Ce soir, auprès de toi, ton frère bien-aimé Reviendra triomphant, par la foule acclamé.
Je t'en fais le serment, et ma parole est sûre : Je veillerai sur lui, je serai son armure;