SCÈNE X
Franchir les monts Parnès au nord du Pentélique, Et tous être, avant Taube, échappés de l'Attique.
SECOND CHŒUR
Mystérieux pouvoir, qui n'admets pas d'autels,
Trahiras-tu toujours la vertu des mortels,
Destin ! Et prenant les meilleurs pour victimes.
Porteras-tu toujours tes faveurs aux grands crimes?
Aux lois, aux saintes lois, les dieux indifférents,
Les dieux épousent-ils la cause des tyrans?
Pallas-Athéné, sérénité suprême,
lumière de Zeus, vas-tu pâlir toi-même,
Et, comme au noir séjour par les morts habité.
Laisser peser la nuit sur ta chère cité?
Elle attendait de toi, la ville sans rivales,
150 IIÂRMODIUS.
De libres citoyens, des lois pour tous égales : Lumineuse Athéné, peupleras- tu ces murs D'esclaves sans regards et de tyrans obscurs *^
Amis, c'est par nos mains qu'agira la déesse ; C'est à nous de l'aider à remplir sa promesse. Nous sommes tous debout, vaillants, armés du fer ; Pourquoi désespérer aujourd'hui plus qu'hier? Chacun de nous savait qu'il y risquait sa tête. A défaut de victoire, une illustre défaite Peut changer le destin et contraindre les dieux ; C'est ainsi que Tout fait maints guerriers, nos aïeuxi Essayons le combat, notre vertu nous reste :
Aux tyrans plus qu'à nous ce jour sera funeste»