PALLAS-ATHENE
Je t'ordonne de vivre; obéis et sois fière.
Tu peux en croire, ô vierge! à Pallas-Alhéné : Tu verras resplendir, en un temps fortuné, La gloire de ta ville et celle de ton frère.
vieillards, il est bon d'exhorter les humains A s'abstenir du fer dans les luttes civiles.
A subir quelques jours un maître dans leurs villes, Par la crainte du sang qui taclierait leurs mains.
Mais, parfois, le poignard fait œuvre de justice : Il est des meurtriers suscités par les dieux, Quand, pour rompre le cours de forfaits odieux, Le destin des cités veut qu'un homme périsse.
Selon les vieilles mœurs et le sort rigoureux, Ton frère et son ami, tombés dans leur victoire, Ont payé ce sang vil de leur sang généreux.
Et du meurtre expié ne gardent que la gloire.
Je les déclare purs ! Leurs actes sont les miens ; Et je veux qu'honorés des Muses immortelles,