‹ Harmodius: tragédieChapitre 70 sur 72 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Leurs noms chéris, au lieu d'enfanter des querelles, Aident à s'entr'aimer tous les bons citoyens.

C'est moi. qui d'Érinnys rompant la loi funeste, Enseignai le pardon à ses sœurs en courroux.

Devant ce tribunal, équitable entre tous, Qui tira de leurs mains le parricide Oreste.

Or, sous un plus doux nom, par moi, depuis ce jour, Les filles de la Nuit, abdiquant la vengeance. Dans la ville où je règne ont choisi leur séjour, Jurant d'y maintenir une sage clémence.

Car ces lieux me sont chers, et j'y veux des autels! Je me plais dans l'air pur, dans la pure lumière ;

16i IIARMODiUS.

J'aime cette Acropole ! Et tous les immortels Trouvent, ainsi que moi, TAttique hospitalière.

J'obtiens de chacun d'eux, pour ma sainte cité, Tous les plus riches dons faits à la race humaine ; Je veux qu'à l'avenir, vivant de mon domaine, Les peuples soient nourris par sa fécondité.

Voici donc mes souhaits pour mon heureuse Athènes : Que le souffle des vents conspire avec les flots En faveur de ses nefs et de ses matelots.

Apportant les tributs des nations lointaines ;

Que les blés et la vigne, autour des oliviers. Germent à pleins sillons sous des soleils propices;

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