‹ Harmodius: tragédieChapitre 8 sur 72 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

S'il possède son champ, ses dieux et sa demeure, Si, lancés avec art, des sourires menteurs N'ont pas contre lui-même armé ses- serviteurs. Et s'il ne verra pas dans son pur gynécée Un homme entrer sans ruse et la tête dressée.

C'est ainsi qu'IHppias se substitue aux dieux : Tous les faibles mortels sont égaux à ses yeux ; Mais, terrible surtout aux gens de bonne race, S'il leur permet de vivre, il semble faire grâce.

s ■ • LE CHŒUR.

N'accuse que nous seuls de la chute des lois ! Ose à ce peuple vain le dire à haute voix :

Lui seul il a forgé ce glaive.

Quand meurt la liberté sous le pied d'un vainqueur,

Le peuple a commencé le crime dans son cœur ; Un tyran survient et l'achève.

L'œuvre du grand Solon^ inspiré de Pillas,

Nos mépris Tébranlaient, nous l'insultions, hélas!

Lorsqu'à paru cet homme avec sa sombre escorte ;

Quand, sous des noms menteurs, il s'arrogea nos droits, paisible Solon, issu de nos vieux rois, ' Ta loi sainte était déjà morte!

Semblables par l'orgueil et les vils appétits, J'ai vu les factions des grands et des petits

Lutter, se lancer l'anathème.

Le riche, épris de l'or, défendait ses plaisirs.

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