‹ Harmonie et mélodieChapitre 6 sur 29 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

(( L'âme, dit Y Imitation^ a deux ailes, qui sont la simplicité et la pureté. » Wagner a bâti plusieurs drames sur cette idée.

Lohengrin est un impassible dont la pureté est la seule qualité. Pris entre Tamour d'Eisa et la perte de sa puissance, il n'hésite pas; il fait à Eisa les adieux les plus touchants, mais il part.

Walter n'a rien appris, ni la poésie ni la musique; et c'est par la seule simplicité d'une heureuse nature qu'il « enfonce » les savants maîtres chanteurs. Ici, sans le vouloir, Wagner a fait sa propre satire. La naïveté est son moindre défaut, et tel jeune compositeur bien doué trouvera sans efforts des choses beaucoup plus séduisantes que le grand duo deParsifal. Les Maîtres chanteurs sont, du reste, une œuvre prodigieuse, et la pièce est charmante en dépit de ses

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