AUX CHRÉTIENS
De ce monde attiédi retire ses rayons ; L^obscuritë , le doute , ont brisé sa boussole , Et laissent diverger , au vent de la parole , LVncens des nations.
Et tu dors ! et les mains qui portent la justice , Les cbefs des nations , les rois du sacrifice, N^ont pas saisi le glaive et purgé le saint lieu ? Levons-nous , et lançons le dernier^anatbème ; Prenons les droits du ciel, et chargeons-nous nous-méme Des justices de Dieu.
Arrêtez , insensés , et rentrez dans votre âme ; Ce zèle dévorant dont mon nom vous enflamme Vient-il , dit le Seigneur , ou de vous ou de moi ? Répondez ; est-ce moi que la vengeance honore ? Ou n^est-ce pas plutôt Thomme que Thomme abhorre Sous cette ombre de foi?
Et qui vous a chargés du soin de sa vengeance ? A-t-il besoin de vous pour prendre sa défense ? La foudre , Pôuragan , la mort , sont-ils à nous ? Ne peut-il dans sa main prendre et juger la terre , Ou sous son pied jaloux la briser comme un verre Avec Pimpie et vous ?
Quoi ! nous a-t-il promis un éternel empare , Nous, disciples d^un Dieu qui sur la croix expire , Nous, à qui notre Christ n^a légué <[ue son nom' , Son nom et le mépris , son nom et les injures ,