‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 17 sur 96 · A MADAME LA PRINCESSE ALDOBANDINI BORGHESE · texte numérisé non relu

A MADAME LA PRINCESSE ALDOBANDINI BORGHESE

Salut, 6 sacrés tabernacles , Où tu descends, Seigneur, à la voix d^nn mortel f

Salut, mystérieux autel.

Où la foi vient chercher et son pain immortel,

Et tes silencieux oracles !

Quand la dernière heure des jours A gémi dans tes vastes tours.

Quand son dernier rayon fuit et meurt dans le dôme,

HTHNE DU SOIR. 55

Quand la veuye, tenant son enfant par la main, A pleuré sur la pierre et repris son chemin •

Gomme un silencieux fantôme ; Quand de Forgue lointain Pinsensible soupir Avec le jour aussi semble enfin s^assoupir,

Pour s^éveiller avec Paurore; Que la nef est déserte, et que, d^un pas tardif, Aux lampes du saint lieu le lévite attentif,

A peine la traverlse encore !

Voici rheure où je viens, à la chute des jours.

Me glisser sous ta voûte obscure, El chercher, au moment où s^endort la nature. Celui qui veille toujours !

Vous qui voilez les saints asiles j Où mes yeux nVsent pénétrer, Au pied de vos troncs immobiles, , •Colonnes, je viens soupirer.

Versez sur moi, versez vos ombres, Rendez les ténèbres plus sombres Et le silence plus épais !

Forêts de marbre et de porphyre, L^air qu^à vos pieds Pâme respire Est plein de mystère et.de paix! .

^ue Tamour et Tinquiétude,

égarant leurs ennuis secrets.

Cherchent Fombre et la solitude Sous les verts abris des forêts!

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