A MADAME LA PRINCESSE ALDOBANDINI BORGHESE
Salut, 6 sacrés tabernacles , Où tu descends, Seigneur, à la voix d^nn mortel f
Salut, mystérieux autel.
Où la foi vient chercher et son pain immortel,
Et tes silencieux oracles !
Quand la dernière heure des jours A gémi dans tes vastes tours.
Quand son dernier rayon fuit et meurt dans le dôme,
HTHNE DU SOIR. 55
Quand la veuye, tenant son enfant par la main, A pleuré sur la pierre et repris son chemin •
Gomme un silencieux fantôme ; Quand de Forgue lointain Pinsensible soupir Avec le jour aussi semble enfin s^assoupir,
Pour s^éveiller avec Paurore; Que la nef est déserte, et que, d^un pas tardif, Aux lampes du saint lieu le lévite attentif,
A peine la traverlse encore !
Voici rheure où je viens, à la chute des jours.
Me glisser sous ta voûte obscure, El chercher, au moment où s^endort la nature. Celui qui veille toujours !
Vous qui voilez les saints asiles j Où mes yeux nVsent pénétrer, Au pied de vos troncs immobiles, , •Colonnes, je viens soupirer.
Versez sur moi, versez vos ombres, Rendez les ténèbres plus sombres Et le silence plus épais !
Forêts de marbre et de porphyre, L^air qu^à vos pieds Pâme respire Est plein de mystère et.de paix! .
^ue Tamour et Tinquiétude,
égarant leurs ennuis secrets.
Cherchent Fombre et la solitude Sous les verts abris des forêts!