‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 46 sur 96 · LE GKI BE L'AME · texte numérisé non relu

LE GKI BE L'AME

Quand cPan ciel de printemps Paurore qui ruisselle,

Se brise et rejaillit en gerbes de cbaleur,

Que chaque atome d^air roule son étincelle,

Et que tout sous mes pas devient lumière ou fleur !

Quand tout chante ou gazouille, ou roucoule ou bourdonne, Que d^immortalité tout semble se nourrir, Et que rhomme ébloui de cet air qui rayonne, Croit qu^un jour si vivant ne pourra plus mourir !

Quand je roule en mon sein mille pensers sublimes, Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter, S^arrête en frissonnant sur les derniers abîmes, Et, faute d^an appui, va s^ précipiter!

Quand, dans le ciel d^amour où mon âme est ravie, Je presse sur mon cœur un fantôme adoré, Et que je cherche en vain des paroles de vie Pour Pembraser du feu dont je suis dévoré !

Quand je sens qn^un soupir de mon âme oppressée Pourrait créer un monde en son brûlant essor, Que ma vie userait le temps, que ma pensée En remplissant le ciel déborderait encor !

Jéhova! Jéhova! ton nom seul me soulage!

Il est le seul écho qui réponde à mon cœur !

On plutôt ces élans, ces transports sans langage. Sont eux-même un écho de ta propre grandeur!

m us CKI DE L'AME.

Ta ne dort pas soureiit dans mon sein, nom sublime ! Ta ne dors pas sonyent snr mes lèvres de fea : Mais chaque impression t^y tronye et f y ranime, Et le cri de mon âme est toujours toi, mon Dieu !

QUATRiilCB

St Hetour.

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