‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 5 sur 96 · L'HYMNE DE LA NUIT · texte numérisé non relu

L'HYMNE DE LA NUIT

Je ne suis rien , Seigneur , mais ta soif me dévore ; Uhomme est néant, mon Dieu, mais ce néant t^adore.

Il s^élève par son amour ; Tu ne peux mépriser Finsecte qui t^honore , Tu ne peux repousser cette yoix qui tUmplore , Et qui yers ton divin séjour ,

Quand Pombre s^évapore ,

S^élève avec Paurore ,

Le soir gémit encore ,

Renaît avec le jour.

Oui, dans ces champs d^azur que ta splendeur inonde.

Où ton tonnerre gronde ,

Où tu veilles sur moi , Ces accens , ces soupirs animés par la foi , Vont chercher, d^asire en astre, un Dieu qui me réponde, Et d^échos en échos , comme des voix sur Ponde ,

Roulant de monde en monde ,

Retentir jusqu^à toi.

TROISIÂMK

%mnr bu iHotm.

Pourcpioi bondi9sez-Tou8 sur la plage écumante, Vagues dont aucun vent n^a creusé les sillons? Pourquoi secouez-vous votre écume fumante En légers tourbillons ?

Pourquoi balancez- vous vos fronts que Faube essuie, Forêts, qui tressaillez avant Theure du bruit? Pourquoi de vos rameaux répandez-vous en pluie Ces pleurs silencieux dont vous baigna la nuit?

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