HO POURQCOI BON AMI
Partent où se montrait sa gloire.
Il entendait monter ma voix !
Je Pai cherché dans les merTeîUes, OEnvre parlante de ses mains, Dans la solitude et les veilles, Et dans les songes des humains !
L^épi, le brin d*herbe, Pinsecte, Me disaient : Adore et respecte !
Sa sagesse a passé par là !
Et ces catastrophes fatales, Dont rhistoire enfle ses annales.
Me criaient plus haut : Le voilà !
 chaque éclair, à chaque étoile Que je découvrais dans les cienx, Je croyais voir tomber le voile Qui le dérobait à mes yeux ; Je disais : Un mystère encore !
Yoici son ombre, son aurore, Mon âme ! il va paraître enfin î Et toujours, 6 triste pensée !
Toujours quelque lettre effacée Manquait, hélas ! au nom divin.
Et maintenant , dans ma misère, Je nVn sais pas plus que Fenfant Qui balbutie après sa mère Ce nom sublime et triomphant ; Je n*en sais pas plus que Taurore
EST-SLLE TRISTE. 241
^ui de 8on regard vient d^éclore,
Et le cherche en vain en tout lieu
Pas plus que toute la nature,
Qui le raconte et le murmure,
Et demande : Où donc est mon Dieu ?
Yoilà pourquoi mon âme est triste, Gomme une mer hrisantia nuit sur un écueil.
Comme la harpe du Psalmiste,
Quand il pleure au hord d^un cercueil !
Comme THoreh voilé sous un nuage sombre , Comme un ciel sans étoile, ou comme un jour sans ombre. Ou comme ce vieillard qu^on ne put consoler.
Qui, le cœur débordant d^une douleur farouche, Ne pouvait plus tarir la plainte sur sa bouche,
Et disait : Laissez-moi parler * !
Mais que dis-je? Est-ce toi, vérité, jour suprême?
Qui te caches sous ta splendeur ?
Ou nVst-ce pas mon œil qui s^est voilé lui-même
Sous les nuages de mon cœur ?
Ces enfans prosternés aux marches de ton temple. Ces humbles femmes, ces vieillards.
Leur âme te possède et leur œil te contemple. Ta gloire éclate à leurs regards !
Et moi, je plonge en vain sous tant d^ombr es funèbres, Ta splendeur se dérobe à moi !
* Job, «faap. xxt.
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