RÉCITATIF
Le temple de Sion était dans le silence^ Lee saints hymnes dormaient sur les harpes de Dieu, Les foyers odorans que Tencensoir balance S^éteignaient; etPencens, comme un nuage immense, S^élevait en rampant sur les murs du saint Heu.
Les docteurs de la loi, les chefs de la prière. Étaient assis dans leur orgueil,
Soas lears sourcils pensifs ils cachaient leur paupière Ou lançaient sur la foule un superbe coup-d^œil ; Leur voix interrogeait la timide jeunesse.
Les rides de leurs fronts témoignaient leur sagesse; Respirant du Sina Pantique majesté , De leurs cheveux blanchis , de leur barbe touffue On croyait voir glisser sur leur poitrine nue La lumière et la charité.
Gomme des neiges des montagnes Descendent, 6 Sàron, sur tes humbles campagnes Le jour et la fertilité !
Un enfant devant eux s^avança, plein de grâce La foule, en Tadmirant, devant ses pas s^ouvrait.
Puis se refermait sur sa trace ;
H semblait éclairer Tespace D^on jour surnaturel que lui seul ignorait!
Des ombres de sa chevelure Son front sortait, comme un rayon Échappé de la itue obscure Éclaire un sévère horizon.
Ce front pur et mélancolique S^avançait sur Toeil inspiré ; Tel qu^un majestueux portique S^avance sur un seuil sacré !
L*éclair céleste de son âme S^adoucissait dans son oeil pur ,