‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 73 sur 96 · S80 LE PREMIER JOUR · texte numérisé non relu

S80 LE PREMIER JOUR

Bénis la suite de met ans !

Comme sur tes tables propices Tu consacrais dans leurs prémiees La terre et les fruits de nos champs !

Que cbaque instant, chaque minute Te prie et te loue avec moi !

Que le sablier dans sa chute Entraîne ma pensée à toi !

Qn^un soupir à chaque seconde De mon cœur s^élève et réponde ; Que cbaque aurore en remontant, Chaque nuit en pliant son aile.

Te dise : Toute heure est fidèle.

Compte ta gloire en les comptant!

Mais si des jours que tu fais naître Chaque instant me rapporte à toi.

Toi, dont la pensée est mon élre, Souviens-toi sans cesse de moi !

Donne-moi ce que le pilote Sur Pabîme où sa barque flotte Te demande pour aujourd'hui !

Un flot calme, un vent dans sa voile, Toujours sur sa télé une étoile, Une espérance devant lui !

Presse à ton gré, ralentis Tombre Qui mesure nos courts instans !

Ajoute ou retranche le nombre

BE L*ANNÊE. 981

Que ton doigt impose à nos ans !

Ne Paugmente pas d^une aurore !

Le grain sait quand il doit éclore, L^épi sait quand il faut mûrir !

Un jour le flétrirait pcut-élre.

Seul tu savais Pheure de naître.

Seul tu sais Pheure de mourir !

Qu^enfîn sur Pétemelle plage •

Où Pon comprend le mot Toujours !

Je touche, porté sÂns orage Par le flux expirant des jours !

Comme un homme que le flot pousse Vient d^un pied toucher sans secousse La marche solide du port, Et de Pautre, loin de la rive, Repousse à Ponde qui dérive L^esquif qui Pa conduit au hord !

cnooniai

Su 9rote»0e.

L^âme triste est pareille Au doux ciel de la nuit, Quaod Pastre qui sommeille De la voûte vermeille A fait tomber le bruit ;

Plus pure et plus sonore, On y voit sur ses pas Mille étoiles éclore, Qa*k Péclatante aurore On n^ soupçonnait pas !

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