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Ta voix, qni pent-étre «^ignorey Est la Toix du bien firmament.
De Tarbre, de Fantre sonore, Dn Talion aona Tombre dormant !
Tn prends les sons que tu recueilles Dans les gaiouîllemens des flots, Dans les frémissemens des feuilles.
Dans les bruits mourans des échos.
Dans Peau qni filtre goutte à goutte Dn rocher nu dans le bassin, £t qui résonne sons sa voûte £n ridant Taasur de son sein;
Dans les voluptueuses plainte^ Qui sortent la nuit des rameaux, Dans les Toix des vagues éteintes Sur le sable, ou dans les roseaux \
Et de ces doux soos où se mêle L^inslinct céleste qui l^instruit, Dieu fit ta voix, ô Philomèle !
Et tu fais ton hymne à la nuit !
Ah ! ces douces scènes nocturnes, Ces pieux mystères du soir.
Et ces fleurs qui penchent leurs urnes Comme Turne d^un encensoir.
AU BOSSIGNOL. 987
Cet feuillet où tremblent det larmet, Ces fraîcbet haleinet det bois, nalure ! avaient trop de charmes Pour n^avoir pas aussi leur voix !
Et celte voix mystérieuse, Qu^écoulent les anges et moi, Ce soupir de la nuit pieuse, Oiseau mélodieux, c^ett toi !
Oh! mêle ta voix à la mienne !
La même oreille nout entend; Mais ta prière aérienne Monte mieux au ciel qui Fattend [
Elle est récho d^une nature Qui n^est qu^amour et pureté, Le brûlant et divin murmure , L^ymne flottant des nuits d^été !
Et nous, dans celte voix sans charmes.
Qui gémit en sortant du cœur, On sent toujours trembler des larmes , Ou retentir une douleur !
septiAhe
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AratS LA DESTRUCTIOV DU 6I.0BE.
Est-ce toi, terre inanimée?
Est-ce toi que j'ai vue, hélas î il n'est qu'un jour , Des doigts de Jéhova t'élancer enflammée
Comme une étincelle allumée
Au foyer de vie et d'amour?
Les étoiles tes sœurs pâlirent De honte et de ravissement \