HYMNE DU HATIN
Où Ta-t-il ? Il revient revomî par Pabime, Il dresse en mugissant sa bouillonnante cime, Le jour semble rouler sur son dos écumant; Il entraîne en passant les vagues qu^il écrase , S^enfle de leurs débris et bondit sur sa base ; Puis enfin chancelant comme une vaste tour, Ou comme un char fumant brisé dans la carrière,
Il croule, et sa poussière
En flocons de lumière Roule et disperse au loin tous ces fragmens du jour.
La barque du pécheur tend son aile sonore
Où le vent du matin vient déjà palpiter,
Et bondit sur les flots que Pancre va quitter ;
Pareille au coursier qui dévore
Le frein qui semble Tirriter !
Le navire, enfant des étoiles, Luit comme une colline aux bords de Fhorizon, £t réfléchit déjà dans ses plus hautes voiles La blancheur de Paurore et son premier rayon.
Léviathan bondit sur ses traces profondes, Et des flots par ses jeux saluant le réveil, De ses naseaux fumans il lance au ciel les ondes Pour les voir retomber en rayons du soleil.
L^eau berce, le mât secoue La tente des matelots; L^air siffle, le ciel se joue