A UNE JEUNE POLONAISE
Mon asile et ma gloire, à moi, sont dans ton âme. Qu'importe si le temps de nos chants est vainqueur? Vivre même inconnu dans un songe de femme, Avoir un écho dans son cœur !
Mystérieux témoin de ses larmes versées , Sentir battre en son cœur le soupir comprimé , Avoir, comme un ami, sa part dans ses pensées, Par ses lèvres être nommé !
Le jour la suivre seul dans les bois, sur la grève; De sa lampe la nuit prolonger la clarté ; Être le nom qu'elle aime ou l'ombre qu'elle rêve : Voilà mon immortalité !