‹ Haute-CombeChapitre 31 sur 32 · C.I1AIST DIXIÈME · texte numérisé non relu

C.I1AIST DIXIÈME

« Dieu clés hommes pieux comble les destinées,

« Quand on marche en son nom le sentier s’applanit, « Multipliant pour eux le nombre des années « Dans les fils de leurs fils toujours il les bénit.

« Il protège leur race, et de sa main puissante « Il écarte loin d’eux les conseils des pervers,

« Courbant devant leurs pas la foule obéissante « Il met leur nom auguste à l’abri des revers.

« Il remplit leurs desseins de force et de prudence,

« Marque d’un sceau divin le front de ces élus;

« El laissant éclater sur eux sa providence « Les désigne du doigt à ses peuples émus.

« Tel, depuis huit-cents ans sa bonté paternelle « Des Princes de Savoie a protégé les pas;

« Et ces héros croissant à l'ombre de son aile « Grandirent dans la paix comme dans les combats.

« Dieu dans eux a béni la famille du juste,

« Car ils ont tous été grands aux yeux du Seigneur; « Entre eux et leurs sujets existe un pacte auguste,

« Fondé sur la vertu qui veille à leur bonheur,

TIUPOLI

« Jamais aucun tyran n'a craint un régicide,

« Jamais aucun accent n'a blasphémé leur nom;

« Et le peuple et le roi qu’un seul sentiment guide « Sentent leurs cœurs émus vibrer à l’unisson.

« Huit-cents ans de bonheur sont un noble héritage, « Albert; pour l’achever, oui, Dieu te l’a remis:

« De tes nobles Àyeux surpasse encor l’ouvrage,

« Vois les nobles destins que le Ciel t’a promis !

« Entends un peuple entier célébrer tes louanges;

« Des vœux reconnaissants à Dieu montent pour Toi,

« Cantiques glorieux que répètent les Anges,

« Hymne que des sujets consacrent à leur Roi :

« Qu’il vive de longues années,

« O Seigneur, prend-le par la main,

« Pour lui montrer ses destinées « Qu’un Ange éclaire son chemin.

« Que ton étoile radieuse « Marque sa course glorieuse « Jusqu’au plus lointain avenir.

« Dans sa sagesse il nous prépare « Un code, qui doit comme un phare « Guider les siècles à venir.

CIIANT DIXIÈME

« Législateur de ses provinces « Du chaos il lire les lois ;

« Et, sans porter atteinte aux princes, « Du peuple il assure les droits.

« Notre bonheur est son ouvrage,

« Partout aussi sur son passage « Un long cri d’amour est jeté ;

« L’éclat brillant qui l’environne « Ajoute encor à sa couronne « Un rayon d’immortalité. »

11N ou POÈME.

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