TT
Chant premier — L’ARCHITECTURE.
Page 5, vers 17. On doit à Flavius Gioja l’invention de la Boussole.
Page 10, vers 1. Au Mexique, les ruines de Pallenqués.
Page 15, vers 10. L Église de l’Abbaye d’Haute-Combe servait de sépulture aux premiers Princes de la Maison de Savoie; le roi Charles Félix après l’avoir faite reconstruire, voulut y être enseveli.
Page 17, vers 2. L’Eglise d’Haute-Combe est décorée d'étendards et d’écussons
guerriers.
Chant second — L’ABBAYE.
Page 22, vers 18. Le lac de Bourget.
Page 23, vers 11. L'Abbaye d’Haute-Combe. Les vers suivants font allusion à l’expédition du Comte Vert en Orient, à la délivrance de Rhodes parAmédée le Grand et aux faits d’armes les plus glorieux de la Maison de Savoie.
Page 24, vers 14. La gloire personnifiée ici, comme un géant, fait allusion aux victoires du Comte Vert, à la bataille de St-Qucntin et aux trois princes de la Maison royale de Savoie , qui ont été béatifiés, savoir: Humbert III, Boniface, archevêque de Cantorbéry et Amédée IX. On porsuit encore la canonisation des bienheureux princes Pierre et Jean de Savoie.
Page 27, vers 2. L’Abbaye d’Haute-Combe fut fondée parAmédée III en 1125.
Page 27, vers 10. Les Guelfes et les Gibelins.
Page 29 ,vers 5. St-Amédée Clermont d’Hauterivc, abbé d’Haute-Combe, évêque de Lausanne, tuteur d’Humbert III , et régent pendant la minorité de ce Prince; il fut surnommé le Suger de la Savoie, et fut l’un des hommes les plus éminents de son siècle (Voir l 'Histoire de Savoie par Frézet).
Page 29, vers 17. Humbert III habitait presque toujours Haute-Combe; il avait même adopté le costume des religieux de cette Abbaye.
NOIES
Page 31, vers 17. Parmi les saints et les savants sortis du couvent d’Haute- Combe on distingue St-Clermont d’Hauterive et St-Geotïroi; Alphonse Delbénc, archevêque d’Alby, historiographe de Savoie, et les Papes NicolaslII et Célestin IV.
Page 35, vers 19 et les suivants. L’Abbaye et l’Église d’Haute-Combe furent dévastées et brûlées, pendant le règne sanglant de la terreur, par une horde étrangère et furieuse.
Page 59, vers 17. J’ai cru pouvoir attribuer à la protection éclatante d’un ange, la conservation miraculeuse des ossements des Princes de Savoie, échappés à la profanation de leurs tombeaux; je fais également prédire par l’ange le retour de nos Princes et le règne de Charles Félix, qui doit voir reléver les autels d’Haute-Combe, et rendre la sépulture aux restes glorieux de nos premiers souverains.
Chant troisième — LES OMBRES.
Le sujet de ce chant est entièrement basé sur une tradition populaire, aussi touchante que poétique:
« Pareva che le ombre degli antiehi croi, oltraggiati nella polvere dei sepolcri, « inandasscro voei di cupo lamento, ed è popolarc fama che ne’ notturni silenzi « il nocchiero, che guidava verso il Rodano la sua barea, talvolta discernesse i « colossali spettri sedersi formidabili sopra le spezzate volte del tempio e battere « gli aerei scudi colla lancia in segno di vicina vendetta.» ( Bertolotti, Viaggia in Savoia, lettera lv, pag. 98 , vol. secondo).
Page 47, vers 10. Les Croisés.
Page 48, vers 1. St-Humbert III; il fut le premier des Princes de la Maison de Savoie ensevelis à Haute-Combe: je lui ai fait annoncer, comme à l’un des plus vertueux de nos souverains, le prochain rétablissement de l’église, l’éloge de Marie Christine ne peut être plus dignement prononcé que par lui.
Page 49, vers 19. Amédée VI, dit le Comte Vert.
Page 50, vers 5. Le Comte Vert délivre Constantinople du pouvoir des Turcs et du Craie de Bulgarie Strastimire , qui retenait l’empereur Jean Paléologue prisonnier à Vidin.
Page 50, vers 7. La ville de Gallipoli fut enlevée aux Turcs par Amédée VI, le 22 août 1566.
Page 50, vers 9. Aymar de Seyssel, seigneur d’ Aix, Amé de la Chambre, Guillaume de Grandson, seigneur de Ste-Croix, frère d’arme d’ Amédée VI, le sire de Viry, Gerbaix de Sonnaz , Pierre et Hugues de Villette, tous ces seigneurs suivirent le Comte Vert en Orient.
Page 51, vers 2. Le sultan Amurat se montra jaloux de la gloire d’ Amédée.
Page 51, vers 4. Le Comte de Savoie prit d’assaut les villes de Lassile et de Mésembrie ; Strastimire, effrayé de ses rapides succès, se hâta de capituler, de restituer les places fortes et toutes les villes dont il s’était emparé, et de délivrer l’empereur, qui se rendit à Constantinople accompagné du jeune et vaillant Comte Vert; ils y firent leur entrée solennelle le 9 janvier 1567.
NOTES
Page 51, vers 16. Ainédée fut pris pour arbitre entre les villes de Venise et de Gènes, qui se disputaient File de Ténédos en 1581.
Page 52, vers 5. Amédée Vil, dit le Comte Rouge, fils du précédent.
Page 52, vers 12. Amédée VI mourut à St-Etienne en Pouille, en 1581. La peste qui ravageoit alors cette contrée a fait croire qu’il fut attaqué par cette maladie cruelle.
Page 52, vers 25. Le Comte Rouge eut la gloire de rétablir la paix parmi ses peuples divisés par des factions rivales, suscitées par les marquis de Montferrat et de Saluces; il les pacifia entièrement en 1589. Il s’occupa beaucoup de l’administration et du bonheur de ses sujets; plusieurs villes se donneront à lui, cntr’autrcs Nice, Ventimille, Chivas, etc.
Page 55, vers 6. J’ai dû dans le cours de cet ouvrage, entrepris bien long-tcms avant la publication de V Histoire de la Monarchie de Savoie par Mr le Chevalier Cibrario, me servir de Y Histoire de Savoie par Frézet; les erreurs de ce dernier ont été victorieusement refutées par M1' Cibrario, que je regrette de ne pas avoir eu pour guide ; le lecteur me pardonnera donc, si d’après l’autorité de Frézet, qui en était encore une alors, j’attribue à Amédée V la prise de l’ile de Rhodes ; ce fait est ainsi rapporté par cet auteur :
« Le Comte de Savoie mit en fuite les troupes d’Ottoman, l’ile sauvée par lui est rendue aux chevaliers de St-Jean de Jérusalem en 1515 ; ces derniers la conservèrent jusqu’en 1525. Le Grand-Maître de l’ordre, Foulques de Villaret, insista pour qu’Amédée admit dans scs armes la croix des Hospitaliers. Le Comte de Savoie fit alors graver la croix blanche sur la poitrine de l’aigle » ( Histoire de Savoie, page 294, vol. 1er).
Page 54, vers 2. Le mot Fort se rapporte, dit-on, à l’expédition de Rhodes.
Page 54, vers 15. Humbert de Savoie, Comte de Romont, fils naturel d’ Amédée VI I; il fut blessé à la bataille de Nicopolis, après avoir fait des prodiges de valeur; fut pris par les Turcs, et demeura sept ans captif; l’empereur Bajazet lui fit éprouver toutes sortes de tourments pour l’induire à abjurer la religion chrétienne.
Page 56, vers 2. Le Comte Edouard, surnommé le Libéral, prince aussi valeureux que loyal; il se distingua dans plusieurs batailles, entr’autres à Mons-en-Puelle où il sauva Philippe le Bel; il mourut le 4 9.bre 1529. Le Comte Pierre: le surnom de petit Charlemagne, dont l’honora son siècle, prouve assez sa valeur; plusieurs villes le choisirent pour protecteur, parmi lesquelles figure Berne, la fière républicaine; cet hommage atteste sa loyauté et la sagesse de son gouvernement; il mourut en 1268. Thomas I, l’un des plus vaillants chefs du parti Gibelin, prince éclairé; il consacra vingt ans de paix à faire prospérer l’industrie dans ses états; il mourut en 1253. Aymon, surnommé le Pacifique, l’un des plus vertueux et des plus grands princes qui aient illustré la Maison de Savoie; il consacra son long règne au bonheur de ses peuples; on lui doit une foule d’institutions utiles et bienfaisantes , qui honorent également scs lumières et sa piété; ce prince, si digne de l’amour de ses sujets et des hommages de la postérité, mourut en 1345.
Page 56, vers 19. Boniface de Savoie, archevêque de Caiitorbéry, primat d’Angleterre; Humbert ni, dit le Saint, mort en 1188.
NOTES
Page 59 du vers 15 jusqu’au 20. Germaine de Zéringen, femme d’Humbert 111; Marie de Braban, 2e femme d’Amédée V; Agnès de Faucigny, mariée au Comte Pierre; Faidide de Thoulouse, l‘e femme d’Humbert III; Odile ouAdilc, femme d’Amédée I; Marguerite de Faucigny, 2dc femme de Thomas I; Mathilde d’Albon, mariée à Amédée III; Cécile de Beaux, épouse d’Amédéc IV: elle fut surnommée Passeroses à cause de sa beauté; Béatrix de Vienne, 3me femme d'Humbert III; Yolande de Montferrat, femme d’Aymon; Sibille de Baugé, femme d’Amédée le Grand; Alix de Bourgogne, mariée à Philippe; Agnès de Faucigny, femme de Pierre.
Page 60, vers 2. Béatrix de Genève, lrc femme du Comte Thomas I. Bertolotti dans son Histoire de la Maison Royale de Savoie rapporte une chronique de Servion qui racconte l’anecdote suivante, que j’emprunte à l’illustre écrivain déjà cité, sans garantir pourtant la vérité de ce fait:
« 11 conte Tommaso era andato col conte di Borgogna suo tutore a Giucvra; « Guglielmo, conte di Ginevra, lo accolse molto cortesemente. In una fesla « datagli, Tommaso vide Béatrice fîglia di Guglielmo, principessa bellissima, « si acccsc di lei e la dimandô per moglie; il conte di Ginevra rifiutb queste « nozze, avendo altre mire sopra la figlia ; Tommaso, qualche tempo dopo, la « rapi presso Rossiglione in Bugei, montre questa principessa, aceompagnata « dal padre e da uno stuolo di cavalieri, andava in Francia per essere mari- « tata a quel re. »
Cette princesse mourut peu de tems après son mariage; le souvenir de leur amour touchant et malheureux m’ a inspiré l’épisode de leurs ombres errantes qui se cherchent sans jamais pouvoir se rencontrer.
Chant quatrième — L’INAUGURATION.
Page 68 ,'vers 3. Ce fut dans l’année 1824, que le roi Charles Félix visita ses états; dans son voyage en Savoie, dans l’été de la même année, ayant été explorer les ruines d’Haute-Combe, il conçut le généreux dessein d’ordonner sa restauration et d’élever de nouvelles tombes aux ossements de ses nobles ayeux.
Page 75, vers 17. L’intervention visible d’un ange n’est elle pas justifiée par la protection miraculeuse que laissa éclater la Providence, en sauvant les restes des Comtes de Savoie des fureurs de ces forcenés qui étaient venus profaner leurs tombes ?
Page 77, vers 5. La nouvelle abbaye s’élevait comme par enchantement, puisque les travaux commencés en février 1825 se trouvèrent entièrement achevés au mois de juillet 1826.
Page 80, du vers 5 au 12. Drapeau national de Savoie — Voici les devises attribuées aux premiers princes de .la Maison de Savoie: Philippe Ier prit un lion captif; le Comte Vert avait adopté un fleuve majestueux qui acquiert de nouvelles forces à mesure qu'il coule, plusieurs ruisseaux en grossissaient le cours ; la devise d’Aymon était un cerf qui en dépassait un autre à la course ; Edouard le Libéral, souvent trahi par des ingrats, prit pour devise un singe qui se pique à une châtaigne; le Comte Rouge prit pour symbole une grue.
NOTES
Page 80, vers 17. Le 3 août 1826, le roi Charles Félix, la reine Marie Christine, accompagnés de toute leur cour, des chevaliers de l’Ordre de l’Annonciate, etc., se rendirent à Haute-Cnmbe;réglise fut consacrée par l’archcvêquc de Chambéry; malgré la longueur des rites, LL. MM. voulurent assister à cette solennité. Le 6 août eut lieu le translation des dépouilles mortelles des Princes de Savoie dans les nouvelles tombes qu’ on leur avait préparé.
Page 85, vers 15. Le roi Charles Félix eut effectivement à Haute-Combe le préssentiment de sa fin prochaine, ainsi que F attestent, sa lettre écrite au supérieur du convent qui ne devait l’ouvrir qu’à la mort du Roi, la place de sa tombe qu’il désigna lui même, etc.
Page 86, vers 11. Le Roi était à Haute-Combe au mois d’août 1826, il mourut au mois d’avril 1831, juste quatre printems qui lui restaient encore !...
Chant cinquième — LA MORT.
Page 92, vers 17. Bulbul, nom du rossignol en Orient.
Page 95, vers 14. Le roi Charles Félix désigna le jour et l’heure de sa mort.
Page 104, vers 1. Tout le discours de Charles Félix est historique.
Page 105, vers 16. Le Roi après avoir rendu un éclatant hommage aux vertus de la Reine, la recommanda à son jeune et illustre successeur, auquel il adressa un discours touchant et paternel.
Page 106, vers 2. Allusion au Code dont S. M. Charles Albert a enrichi ses états; le système pénitentiaire adopté par la clémence de Charles Albert; les salles d’asile pour l’enfance; les divers dépôts de mendicité établis dans le royaume; Charles Albert protecteur éclairé des lettres et des arts; les tombes d’Emmanuel Philibert et d’Amédée VIII, élévées dans la chapelle du Saint-Suaire à Turin; les Ss. Humbert et Boniface, et Ste-Louise de Savoie, béatifiés par les soins de S. M. le roi Charles Albert, qui fait également porsuivre la béatification des deux bienheureux Pierre et Jean de Savoie.
Page 107, vers 3. Au moment d’expirer Charles Félix voulut bénir le Prince de Carignan et toute son auguste famille.
Page 111, vers 9. L’église de la Gram Madré di Dio, élévée sur les dessins de l’architecte, chevalier Bonsignore.
. Page 111 , vers 11. Le pont sur la Doire, un des plus beaux monuments de ce genre qui existent en Europe; on est fier qu'une telle œuvre soit due à un Piémontais, M. le chevalier Mosca, premier architecte de S. M., etc. etc.
Page 112, vers 2. Allusion aux nombreux achats de tableaux et de statues, ordonnés par Charles Félix; mais il était réservé à son successeur d’avoir la gloire de créer un musée national ; la galerie des tableaux au Palais-Madame est une des plus remarquables fondations de notre Souverain, dont le règne annonce toujours de nouveaux bienfaits.
Page 112, vers 6. La fondation du musée Egyptien, la plus riche et la plus complète collection de ce genre, est due au roi Charles Félix.
NOTES
Chant sixième — SUPERGA.
Page 117, vers 9. La basilique de Superga. fut fondée par Victor Amédée II, en mémoire delà bataille de Turin, qu'il gagna sur les Français, conjointement avec le Prince Eugène; les caveaux de cette église servent de sépulture à nos rois; dans la première salle, en entrant, s’élève dans le fond la tombe de Victor Amédée III ; au milieu on voit le magnifique mausolée de Victor Emmanuel; dans le caveau à droite, en entrant, on trouve le beau tombeau de Charles Emmanuel 111; à gauche est celui de Victor Amédée II.
Page 118, vers 11. Victor Amédée III mort à Moncalier, le 16 octobre 1796, peu de tems après le traité désastreux de Cherasco.
Page 121, vers 12. Charles Félix n’étant encore que Duc de Génevois, refusa d’abandonner la Sardaigne , dont il était vice-roi pendant 1 absence de son frère Charles Emmanuel IV ; quoique cette île fut infectée par les ravages de la fièvre-jaune, le Prince visitait lui même les malades, les gens de sa maison rendirent les derniers devoirs aux morts, que le peuple, glacé d’épouvante, refusait d’ensevelir.
Page 122, vers 15. Historique.
Page 125, vers 2Ü. lin ancien usage veut que le mausolée d’honneur qui s’élève en entrant dans les caveaux de Superga, et où repose Victor Emmanuel, soit toujours occupé par le dernier Roi qui a cessé de vivre; l’idée de troubler les cendres de son frère répugnait tellement à Charles Félix, qu’il choisit lui même sa tombe à Haute-Combe, pour éviter cette espèce de violation des tombeaux.
Page 125, vers 18. La bataille de Guastalla fut gagnée le 19 septembre 1754 par Charles Emmanuel 111.
Page 126, vers 4. Le combat de Bellin eut lieu le 8 octobre 1745; la bataille de l’Assiète fut gagnée le 19 juillet 1747 ; on connaît assez la brillante témérité du comte de Bricherasio qui assura la victoire: l’atTaire de Plaisance eut lieu le 16 juin 1746.
Page 126, vers 15. Victor Amédée II; il fut le premier de nos souverains qui reçut le titre de roi, il le fut d’abord de Sicile, puis de Sardaigne; on n’oublie pas le sublime et généreux dévouement de Pietro Micca, qui empêcha la prise de Turin.
Page 127, vers 9. Victor Amédée III; les dernières années de ce prince furent si malheureuses, qu’il est permis de jeter un voile de tristesse sur son souvenir.
Page 127, vers 17. Victor Emmanuel; on se souvient qu’il abdiqua la couronne en faveur de son frère Charles Félix, en 1821; envain ce dernier le pressait de la reprendre, il persista dans son refus; heureux, disait-il, de vivre sous un si bon roi; il mourut en 1824.
Page 151, vers 14. La bataille de Mombaldon gagnée par Victor Amédée I en 1657.
NOTES
Page 132, vers 6. Allusion au concordat entre le pape Leon XII et le roi Charles Félix ; S. Ex. le comte D. Philibert Avogadro de Colobiano fut chargé do cette importante négociation : j’ai cru que les interets de l’Eglise devaient être représentés par l’ombre d’Amédée VIII, qui fut élu Pape à Bâle le 17 9hre 1439, sous le nom de Félix V.
Page 133, vers 4. La bataille de St-Quentin, gagnée par Emmanuel Philibert le 10 août 1557.
Page 133, vers 18. La mémorable bataille de Turin, dont le succès est presqu’entièrement dû au Prince Eugène, eut lieu le 7 septembre 1706.
Page 154, vers 12. Victor Amédée 111 se distingua beaucoup dans diverses affaires sanglantes. La journée de Raus et de l’Anthion, 12 juin 1793, est un des plus beaux faits d’armes de cette campagne savante et malheureuse.
Page 135, vers 4. Victor Emmanuel était d’une grande bravoure personnelle : étant encore Duc d’Aoste en 1793, nommé Capitaine général des armées de son père, on le vit tour-à-tour voler à la défense des Vallées d’Aoste, de Suse, de Pignérol , et des montagnes de Tende; il se distingua surtout à Bayon, à Flaut, à Gilette, à St-Sévéro, etc.
Page 135, vers 14. Charles Emmanuel I, dit le Grand.
Chant septième — LES FUNÉRAILLES.
Page 140, vers 3. Le corps (lu Roi Charles Félix fut transporté à Haute-Combe avec une grande pompe; le cadavre était placé sur un char funèbre, décoré avec autant de dignité que d’apparat; ses Ecuyers, ses principaux Officiers, ses Gardes du corps, les Suisses suivaient à pieds, à coté des prêtres, les dépouilles de ce Monarque qu’ils pleuraient comme un père; chaque soir l'escorte venait déposer son noble fardeau dans l’église paroissiale du lieu où il se trouvaient; des prêtres y passaient la nuit en prière. Le cortège mit dix jours à arriver à l’Abbaye d’Haute-Combe.
Page 144, vers 6. Le lac de Bourget.
Page 146, vers 9. Voici ce que dit Richard dans son Guide des étrangers aux Eaux d’Aix :
« On ne sait pas au juste si le canal du lac de Bourget est entièrement « l’œuvre de la nature , ou si la main des hommes y a été pour quelque chose. « L’uniformité de longueur et de largeur qu’il conserve dans tout son parti cours semble néanmoins indiquer que l’art humain n’est pas étranger à sa «construction. D’après une tradition du pays, une princesse de Lavaur (Bu- « gey) aurait fait creuser ou élargir ce canal pour pouvoir communiquer avec « son amant qui abitait Chambéry. »
Page 160, vers 13. Les moines et les prêtres qui s’étaient rendus à Haute-Combe pour la cérémonie funèbre, passèrent la nuit à psalmaudier auprès du cadavre du Roi, déposé dans l’église.
NOTES
Chant huitième — LA TOMBE.
Page 174 , vers 10. Le roi Charles Félix défendit qu’on lui éleva un pompeux mausolée; il voulut que ses cendres fussent recouvertes d’un simple marbre portant son nom, la date de sa naissance et celle de sa mort.
Page 175, vers 2. La cérémonie de la déposition du drapeau des Gardes du corps de la compagnie savoyarde, n’eut lieu que onze mois après la mort du roi Charles Félix, comme on pourra s’en convaincre par l’extrait suivant du procès verbal dressé à cette occasion. J’ai cru qu’il était du domaine de la poésie de dévancer une cérémonie, qui complète en quelque sorte les funérailles du roi Charles Félix, de mcine que j’ai fait remplacer l’éloge funèbre prononcé eu cette occasion, par le récit de l’expédition de Tripoli, l’un des plus brillants et hardis faits d’armes moderne.
Extrait du procès verbal de la remise du drapeau de la première compagnie des Gardes du corps entre les mains du B. Abbé Prieur de l’Abbaye Royale d’Haute-Combe. « L’an 1832 et le 15 du mois de mars, nous D. Emile « Comino, Abbé de l’ordre des Citcaux, et Prieur de l’Abbaye d’Hautc-Combe, « faisons savoir à tous ceux à qui il appartiendra, que ce aujourd’hui, M1' le cheva- « lier Ernest Melano, capitaine du Génie, nous a exhibé une lettre en date du 11 « février dernier, par laquelle Mr le comte don Philibert Avogadro de Colobiano, « secrétaire de Cabinet de S. M. la reine Marie Christine , le charge de re- « mettre entre nos mains et de confier à notre garde le drapeau de la com- « pagnie savoyarde des Gardes du corps du Roi, dernièrement supprimée, que « S. Exc. Mr le marquis de la Chambre, ancien capitaine de la dite compagnie, « dédie, avec l’agrément de S. M. le roi Charles Albert , aux cendres du roi « Charles Félix de glorieuse mémoire. »
Plus bas il est dit dans le même acte :
« La cérémonie terminée, nous avons fait porter le drapeau, qui nous a été « remis dans la sacristie où il sera religieusement gardé jusqu’à ce qu’il « puisse être convenablement placé sur la tombe du roi Charles Félix. »
Page 181, vers 11. L’affaire de Tripoli est d’autant plus glorieuse pour nos armes, qu’elle eut lieu six ans avant la prise d’Alger.
Page 185, vers 15. ..L’escadre partit du port de Gênes; elle se composait de deux frégates: le Commerce , de 60, commandée par le chef de division chevalier Sivori, commandant l’expédition; la Christine, de 40, capitaine le chevalier Serra, capitaine de frégate; une corvette, le Triton, de 20, le chevalier Ziearo; un brick, la Néreïde, de 16, le chevalier de Villarey; divers petits bâtimens de transports.
Page 185, vers 19. Le chevalier Mameli, qui fut chargé d’effectuer et de commander le débarquement; voici quelques uns des noms des officiers qui se distinguèrent le plus dans cette occasion: les chevaliers Millelire, Pelclla, Chizi, Malaussènc, Tanea, Bargagli, Todon et Tholosano.
Page 187, vers 8. Christophe Colomb et Andrea Doria.
NOTKS
Chant neuvième — LA TRAVERSÉE.
Page 198, vers 12. Le volcan Je Slromboli.
Page 199, vers 9. Les détails mythologiques que rappelle ce passage sont trop connus, pour qu’il soit nécessaire de les expliquer ici.
Page 200, vers 16. Il est inutile de mettre sous les yeux du lecteur le tableau des guerres qu’eut à soutenir la Sicile contre les Carthaginois, les Grecs et les Romains, qui finirent par l’asservir entièrement; la ville de Syracuse fut prise par Marcellus, après un siège long et désastreux vers l’an 212 avant J.-C.
Page 200, vers 17 et 18. Archimède, le plus étonnant génie de l’antiquité, mort au siège de Syracuse. Dion, le digne ami de Platon; il délivra Syracuse de la tyrannie de Dénis le jeune, et mourut assassiné par Callipe, l'an 358 avant J.-C. llermocrate, général syracusain; il se distingua pendant le long siège de Syracuse par Nicias, général athénien. Gyllipe, général des troupes lacédémoniennes envoyées au secours de Syracuse, en fait lever le siège; Nicias fut mis à mort par les Athéniens.
Page 201, vers 23. Par le traité d’Utrecht en 1713, Victor Amédéc II fut nommé roi de Sicile; en 1719 il reçut la Sardaigne en échange de cette Ile.
Page 202, vers 2. Le cap de Pachynum que les modernes nomment le cap de la punta di Pelo.
Page 202, vers 10. La ville de Tunis s’élève non loin de l’emplacement qu'occupait la superbe Carthage; St-Louis, roi de France, ayant mis le siège devant la première de ces villes, y mourut de la peste le 25 août 1270.
Page 203, vers 11. Emmanuel Philibert duc de Savoie, Henry IV roi de France, Louis XIV et Charles Emmanuel le Grand.
Page 205, vers 13 et 14. Victor Amédée II et. Victor Amédée III, le prince Eugène de Savoic-Carignan, S. M. le roi Charles Albert heureusement régnant.
Page 209, vers 11. Auguste fit reconstruire Carthage, à laquelle il essaya, mais envain, de rendre son ancienne splendeur. Dans la suite elle devint la capitale de l’empire de Genseric en Afrique. Carthage tomba sous le joug des musulmans en 698; ils en rasèrent jusqu’aux fondements.
Page 210, vers 11. « Le vaisseau sur lequel j’étais parti d’Alexandrie étant ar- « rivé au port de Tunis, nous jetâmes l’ancre en face des ruines de Carthage: « je regardais sans pouvoir deviner ce que c’était; j’apercevois quelques ca- « banes de Maures, un ermitage musulman sur la pointe d’un cap avancé, des « brebis paissant parmi des ruines ; ruines si peu apparentes, que je les di- « stinguais à peine du sol qui les portait: c’était là Carthage » (Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem ).
Page 210, em 13. Qu'il me soit encore permis d’emprunter quelques lignes à 1 illustre Auteur du Génie du Christianisme ; il dit, dans l’ouvrage déjà cité, en parcourant les ruines de Carthage :
« Environné des plus grands et des plus touchants souvenirs, je pensais à « Didon, à Sophonisbe, à la noble épouse d’Asdrubal; je contemplais les vastes
NOTES
a plaines où sont ensevelies les légions d’Annibal , de Scipion et de César ;
« mes yeux voulaient reconnaître remplacement d’Utique; hélas! les débris « du palais de Tibère existent encore à Caprée , et l’on cherche envain à « Utique la place de la maison de Caton! Enfin, les terribles Vandales, les « légers Maures passaient tour-h-tour devant ma mémoire, qui m’offrait pour « dernier tableau St-Louis expirant sur les ruines de Carthage. »
Page 211, vers 1. « Le sommet de l’Acropole offre un terrain uni, semé de pe- « tits morceaux de marbre et qui est visiblement l’aire d’un palais ou d’un « temple. Si l’on tient pour le palais, ce sera le palais de Didon ; si l’on pré- « fère le temple, il faudra reconnaître celui d’Esculapc. Là, deux femmes se « précipitèrent dans les flammes, l’une (Didon) pour ne pas survivre h son « déshonneur; l’autre (l’épouse d’Asdrubal) h sa patrie » ( Itinéraire de Paris à Jérusalem ).
J’age 213, vers 15. L’illustre écrivain continue ainsi :
« En montant à l’ouest, on arrive aux belles citernes qui passent pour être « les seuls restes de Carthage : elles recevaient peut être les eaux d’un aque- « duc dont on voit les fragmens dans la campagne. »
Page 215, vers 11. 11 n'est pas rare de trouver sur le sol de Carthage des restes « de l’antiquité, tels que temples, théâtres, inscriptions, etc. » (Adrien Balbi).
Page 217, vers 9. « Du Sommet de Byrsa l’oeil embrasse les ruines de Carthage, « qui sont plus nombreuses qu’on ne le pense généralement : elles ressemblent à « celles de Sparte, n’ayant rien de bien conservé , mais occupant un espace « considérable » ( Chateaubriand ).
Page 217, vers 13. « Le major Humbert découvrit en 1817, parmi les ruines de « Carthage, quatre cippes funéraires et deux pierres fracturées offrant des in- « scriptions puniques. Ces objets présentent aussi entre autres symboles une fi- « gure de cheval et un bras avec les doigts de la main écartés. Le cheval était * remarqué depuis long-tems sur les médailles Carthaginoises frappées en Sicile; « il paraît que c’était le type national » ( Adrien Balbi ).
Page 218, vers 21. Les pirates levantins se mettaient souvent en embuscade dans les environs de Carthage, pour tacher de surprendre les marins qui seraient venus y faire eau.
Chant dixième — TRIPOLI.
Page 227, vers 5. Tripoli est situé sur la côte de la Méditerranée, dans une plaine sablonneuse, à 110 lieues S.p. E. de Tunis, 220 S. E. d’Alger: long. 30" 45’ 15”, lat. 32" 53’ 40”. La république de Tripoli est bornée au nord par la Méditerranée, etc.; elle répond à la partie de l’ancienne Afrique propre, qu’on appelait la Tripolitaine, et h la partie de l’ancienne Lybic. La ville de Tripoli possède un bon port défendu par plusieurs batteries et un château fort.
Page 228, vers 14. L’invocation suivante à l’Orient se rapporte h la race Arabe qui peuple les côtes de l’Afrique.
Page 228, vers 21. La réligion chrétienne cl toutes les grandes vérités humanitaires nous viennent de l'Orient.
NOTES
Page 229, vers 11. L’escadre arriva devant Tripoli le 25 septembre 1825; le 26 le chef de division entre en pourparler avec le Dey, niais sans pouvoir en venir à un accord honorable.
Paye 232, vers 17. Réponse historique du chevalier Sivori au Dey.
Page 233, vers 6. Le Dey fut sommé le 27 au matin.
Page 234, vers 15. « Le 27 au soir, vers minuit, l’expédition des chaloupes armées « en guerre de toute la division s’effectue de la manière la plus hardie, sous « la protection du brick la Ncréïde, qui appareille et se porte sous le feu de « la ville; le combat devient général et le canon joue de toutes parts; nos «( marins, guidés par lech.cr Mameli, jettent le feu dans le port, et répandent « 1 épouvante dans la ville; plusieurs bâtimens Tripolitains deviennent la proie » des flammes , l’arsenal est également incendié » ( Extrait d’une note communiquée).
Page 238, vers 3. Le cli.ei' Mameli effectua cette descente hardie à la tète de 110 hommes, dont il était le plus âgé, quoiqu’il n’eût que 27 ans ! Les soldats qui le suivaient étaient tous de l’âge de 20 à 24 ans.
Page 245, vers 7. Ce fut par l’entremise du consul d'Angleterre résidant , Mr Warington, que des relations s’établirent entre le chef de division Sivori et le Dey.
Page 248, vers 1. Le consul Anglais avait à son bord un envoyé du Dey chargé de traiter la paix.
Page 249, vers 1. Les bases du traité étaient que le gouvernement Sarde jouirait des mêmes prérogatives que l’Angleterre et la France, l’affranchissement du tribut annuel, la délivrance des captifs chrétiens, et que le drapeau national de Savoie serait arboré sur la citadelle de Tripoli, pendant que vingt et un coup de canon lui rendraient le salut d’honneur.
Notes oes Choeurs.
Page 272, vers 12. LL. AA. RR. les Ducs de Savoie et de Gènes.
Page 274, vers 3. La salle d’asile d’Aglié, fondée presqu’entièrement par S. M. la reine Marie Christine.
Page 274, vers 5. Les nombreux bienfaits de cette Auguste Souveraine, qui si souvent apportent l’espoir et le bonheur dans l’humble cabane, ne se bornent pas à soulager la faim , à rendre la santé aux malades , mais une charité large et bien entendue offre du travail à l’indigent, sauvé ainsi de la misère et de la honte d’une aumône; grâce à cette noble Princesse, beaucoup de jeunes filles trouvèrent un sort heureux, soit en prenant le voile, soit en choisissant un époux.
Page 276, vers 7. S. A. I. R. la Duchesse de Savoie; l’action de mon poème ayant lieu en 1831, le peuple ne peut que la nommer vaguement en prédisant que ses vertus seront la récompense accordée par le Seigneur à la sublime piété de S. M. la reine Marie Thérèse, son Auguste Belle-Mère.