V. ci-dessus, p. 63, la lettre à M*"® von Genzinger
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rable à la voix, elle se compose de deux airs précédésd'uneintroduction instrumentale etd'un récit, et rattachés Tun à l'autre par un récit « obligé ». Dans le premier air s'opposent, selon l'usage de V « opéra séria », deux thèmes successifs, l'un, d'une mélodie largement étalée:
Do-ve Sei mio bel te - so - po
l'autre, dans le ton de la dominante, un peu plus animé, sinon par le mouvement général, du moins par sa configuration :
10 g-ia mi
a ti.
-lor
Se non vie .ni iog^iàmi
nJJJJJJJJ
Amsmim
^^ ri
mo . ro ne re . sisto al mio do . lor
Dans la seconde partie, ou second air, Haydn fait effort vers la véhémence. Ariane, ne voyant pas venir Thésée, monte sur le rocher d'où elle découvre, sur la mer, le navire des Grecs, qui s'éloigne ; son désespoir s'exhale dans les formes régulières d'un récit, d'un larghetto « A che morir vorrei », très « chantant », et d'un presto que termine moins heureusement la banale coda attendue \
1. Arianna à Naxos, traduite en allemand, a été orchestrée et retouchée par M. Ernest Franck, qui y a ajouté des ornements vocaux analogues à ceux dont les chanteurs italiens de l'époque avaient coutume de surcharger les airs qu'ils inter-
;io HAYDN
Dans le chœur « la Tempête » Haydn a tracé un de ces paysages musicaux dont ses deux grands oratorios devaient plus tard offrir tant d'exemples intéressants et que quelques-uns de ses opéras lui avaient donné déjà occasion d'ébaucher. Pour jeter le spectateur, dès les premières mesures, en plein ouragan, le mouvement, les syncopes, les accidents, le dissonances, les brusques oppositions dynamiques, toutes les couleurs étalées sur la palette d'un musicien du xviii® siècle, sont mises en œuvre ; le chœur, effrayé d'entendre rugir les vents, imite luimême leurs gémissements chromatiques.:
prêtaient. Cette édition a été critiquée par M. F. Spiro dans r^//^ememe MusikrZeitungy de Berlin, du ii décembre i885.
fie - pi, f'pe - mon . fie - pi,
j 1 ^ ; j IJ .J
Vè ! i ven - ti
Des dessins serrés, qui se superposent, de petits groupes rapides, qui se poursuivent, représentent, dans Taccompagnement, les nuages dont la fuite incessante voile la lueur nocturne
de la lune, et que déchirent les éclairs ; de vigoureux accords marquent les cris d'angoisse du chœur. Un andante « cantabile » qui interrompt la description de Forage et dont la reprise sert de paisible et harmonieuse conclusion à l'œuvre, appelle le retour du calme dans la nature.