‹ HbgirinChapitre 43 sur 65 · Syttime Byùj S f- H. mode Ryo (tonde mi,, mode de · texte numérisé non relu

Syttime Byùj S f- H. mode Ryo (tonde mi,, mode de

3 Syttème Ôtkik, X m, mode Ryo {tonde la,, mode di- l«ey

.Système Soja C *, "ode Rittn (ton de toi,, mode de 2d«).

T. Syttème BanaKtki m », mode Rittu\to* de ti,,mode de i'fa>

8. Syttème 1 cktkoltu a M. mode C Miyotu {Ion de ré,, moite de 6''}.

ToT-

BOMBAI

BOMBAI

1 1. Sytt'ur Ô.kiti « M, >»oil' rhiifatiUo» Je la, moi/- il. ut")

Technique vocale. — Il a été question ci-dessus des "formules vocales" qui relient entre elles les notes essentielles du chant et donnent à la Psalmodie son dessin et sa couleur caractéristiques. Ces formules reçoivent en japonais les noms de Setsu fip "sections" ou de Kyokusetsu ft^fî "sections mélodiques." Il est difficile de définir, et surtout de transcrire en notation occidentale, ces formules vocales qui ne sont pas à proprement parler des traits ou ornements mélodiques, puisque l'une d'elle est la note chantée "tout droit" (Sugu), ni des "phrases" puisque certaines consistent en des interruptions de la voix ou du souffle, en des façons spéciales de poser la voix, de l'émettre, de la couper, etc. On remarquera toutefois que les termes Setsu et Kyokusetsu s'emploient généralement au sens de "mélodie, air". Ces formules sont très nombreuses et, comme on l'a vu plus haut, varient selon le mode, la secte, l'école, le maître, le chanteur. On se bornera ici à en nommer et à en décrire quelques-unes.

Les principales formules vocales de la Psalmodie (Kyokusetsu

Yuri ;x >; (ou ÊM, ou en abr. a., &).

Son "tremblé" (de yuru j$j£> "faire trembler, balancer"). C'est la formule la plus fréquente de toutes ; la note sur laquelle s'exécute le Yuri dans une pièce donnée, prime ou quinte, détermine le "genre" du mode de cette pièce (genre de tonique, Kayô ¥HI, ou genre de dominante, Otsuyô ZM. ', cf. sup.). Dans la secte Shingon, le Yuri du Ryo, dit "grand Yuri", Ô-yuri X& (*jfr;i), peut se transcrire comme suit :

Cette transcription est du reste très approximative et le "grand Yuri" paraît s'exécuter souvent comme un simple trille d'une note ou d'une deminote environ, soit haute soit basse, précédé d'une tenue plus ou moins longue. Le Yuri du Ritsu, ou "petit Yuri", Ko-yuri /,h& (na), est un tremblé plus long et de plus en plus rapide, qui semble s'accompagner généralement d'une montée de la voix:

D'autres variétés du Yuri sont le Yuri-age È-L 'tremblé avec montée", le Yuri-ori ET "tremblé

avec descente", le Fuji-yuri ^^ "tremblé en forme de grappe de glycine", qui commence par des intervalles plus lents et plus étendus pour finir par des "tremblements" plus rapides et de plus en plus légers, etc. Le Yuri entre aussi dans des formules plus complexes comme le Yuri-kake-kiru a'j il *r + fr "tremblé-suspendu-coupé" qui peut se rendre ainsi (cette formule est propre au mode Ryo du Shingon) :

Dans cette formule le silence qui suit le début du Kake indique une "coupure de la voix mais non du souffle" (setsuonfusessoku W^B^WÈÙ, celui qui suit la fin du Kake est une "coupure", Kiri + y , proprement dite du souffle. Le crescendo qui marque la montée à la 2de du Kake, sur laquelle la voix s'arrête en appuyant, est une "poussée" de la voix (osu J^"t", % *)> et l'arrêt appuyé est dit "voix de fond" (negoe fllÇ).

Sori y >; (abr. y).

Son "courbe" (de soru jx £> "recourber"). Cette formule, qui dans le Shingon est propre au mode Ritsu (pour le Tendai, cf. sup.), est une montée glissée de la voix (comme on recourbe un arc).

Sugu ;*. 9' (abr. *).

Son "tout droit" et assez court, sans aucune particularité ; ce terme s'emploie notamment pour marquer que la note dominante ne doit, par exception, pas être "tremblée".

Uchitsuke #"# (ou ukegoe ^-^).

Son "transmis en battant" (uchitsuke £T#), par lequel on "reçoit" (ukeru 5^6) la voix d'une syllabe à l'autre, c.-à-d. qu'on commence à prononcer une syllabe avant de couper l'émission de voix qui a servi à chanter la syllabe précédente.

Modori ^ K >; .

Son "qui revient" (de modoru ^h "revenir, retourner"). En Ryo c'est la même note répétée trois fois, avec deux coupures de la voix (mais non du souffle : coups de glotte) :

En Ritsu, c'est une montée à la seconde avec les mêmes coupures :

Cette formule devient l'Iro-modori "Modori coloré" lorsqu 'entre les deux coups de glotte s'intercale un double trille dit Iro £} ( A o ) :

i^7- Jh£

# ^r tfk «3*- Ifc ?p, ^

FIG. 42. HYMNE AUX QUATRE CONNAISSANCES. Notation Meyasu. Manuscrit de Ryônin (1131). YuzîidainembHtsuji , Osaka.

FIG. 43. PSALMOD1B D'UPALl (DÉBUT ET FIN).

Notation Meyasu. Manuscrit attribué à Gyônen (1240-1321).

Bibliothèque du Tbdaiji, Nara.

BOMBAI

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Furi 7 l)

Son "secoué" (de furu $r£> "secouer, branler"). C'est un tremblé suivi d'une descente d'un ton ou d'un demi-ton environ, puis d'un retour au ton originel.

Suteru ^f>.

"Lâcher" la voix, la laisser tomber jusqu'à extinction, comme dans un "Ah!..." de consternation.

Hana ni ireru §fa\.

Voix nasale.

En dehors de ces formules vocales, dont les quelques indications qui précèdent ne peuvent donner qu'une idée incomplète et inexacte, la technique du Bombai paraît tenir compte dans une certaine mesure, pour la Psalmodie des textes rédigés ou transcrits en chinois, des quatre tons de la langue chinoise (shishô E9^)- Ces tons, qui se sont du reste transmis au Japon de façon fort incorrecte et pour la plupart des mots auxquels ils sont affectés ne correspondent pas aux tons chinois réels, sont décrits comme suit dans la secte Shingon : (1) le ton égal (hyôjô ?fW£) est plat et relativement bas, les mots qui en sont affectés se chantent sur les degrés de ime, de 2de, de 3ce (ou 4te), etc. ; (2) le ton montant (shôjô kij£) est plus haut et plus bref, il se chante sur les degrés de ste ou de 6te ; (3) le ton partant (kyoshô ;£>§£) est caractérisé par une longue montée de la voix, de la 4te à la 5te ou de la ste à la 6te, etc. ; (4) quant au ton entrant (nisshô AS?9> propre aux mots à finale consonantique, il est bref et forcé, et se chante avec une descente de 6te à 5te ou de 5te à 4te, etc. Les tons sont aussi mis en rapport avec les formules vocales, et une formule montante comme le Sori portera plutôt sur un mot affecté du ton partant, ou bien ncore le ton d'un mot sera modifié en raison de la formule vocale ou du degré que la notation musicale ndique pour ce mot, etc. Il y a en outre des règles ompliquées fixant les modifications que peuvent ecevoir plusieurs tons qui se succèdent ; de plus, les ons varient suivant la prononciation, Kanon ^^ >u Goon ^^ ; certains tons (l'égal et le montant) ont même affectés aux syllabes du Kana japonais, te. Toutefois ces règles s'appliquent surtout à la ecture des textes à haute voix (shôyomi S?r|f|), qui l'est pas de la Psalmodie proprement dite, ou encore une variété de la Psalmodie dite Kôshiki ^^, écitation de prières, de déclarations, etc. ; dans les lus anciens manuscrits de Kôshiki, de petits cerîes marquant les quatre tons aux quatre coins des aractères (et doublés pour marquer les consonnes nitiales sonores) tiennent lieu de notation musicale. Jne longue pratique serait nécessaire pour saisir xactement et analyser tous ces procédés techniques ue les documents écrits laissent à peine deviner.

— Il en est de même du rythme et de la mesure (que la notation du Bombai néglige totalement). Dans la secte Tendai, on distingue du point de vue du rythme quatre catégories de mélodies : (1) Jokyoku F£$], mélodies à rythme irrégulier (les plus nombreuses) ; (2) Teikyoku 5Ëft, mélodies à rythme fixe (divisées en mesures régulières) ; (3) Gukyoku $.$$, combinaison des deux premières catégories ; (4) Hakyoku $£&% » mélodies qui n'appartiennent ni à la première ni à la seconde catégorie, c.-à-d. à rythme tout à fait libre et changeant. Par "mesure", ma RJJ, il semble qu'on entende une émission de voix ; dans les mélodies à rythme fixe, ces mesures peuvent être soit à deux temps (raku-byôshi |f£fâ~f*)» soit à trois temps (hongyoku-byôshi ^ftfà^1) ; les temps sont désignés par le terme hyô #3 "claquer, battre", et il y a différentes façons de battre les mesures soit binaires, soit ternaires, en en subdivisant ou en en multipliant les temps ; ces temps sont dit hyôshi fÔT, terme qui désigne au propre des claquettes de bois. Dans quelques manuscrits de la secte Shingon, on trouve encore d'autres indications d'ordre rythmique, mais la terminologie en est fort obscure. En

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Bfr-

Fig. 44. Notation Fu-hakase.

Secte Shingon (école Shin) et secte Tendai (école d'Ohara).

Les chiffres se rapportent aux trous de ta flûte.

BOMBAI

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I" registre (inférieur)

fait, la théorie du rythme semble mal établie dans le Bombai, et c'est par l'imitation orale que les chanteurs apprennent à rythmer les pièces. — Il faut remarquer enfin que le chant est toujours à l'unisson ; la Psalmodie bouddhique ignore la polyphonie. — Notation. — Le Bombai dispose de différentes notations musicales qui s'écrivent soit à gauche, soit (moins souvent) à droite des caractères du texte chanté, et peuvent se répartir en deux catégories : (i) notation des degrés de la gamme constituant les notes essentielles, et (2) notation neumatique des formules vocales qui relient ces notes entre elles. Il semble qu'à l'origine on n'ait guère distingué entre ces deux catégories ; dans le système de notation dit "ancien", Ko-kahase "Êî^i, celui des manuscrits de l'époque de Nara (p. ex. le fragment appartenant au Prof. B. Matsumoto, cf. sup.) et de l'époque de Heian (dont quelques-uns sont conservés au Ninnaji), les traits, très simples, paraissent indiquer sommairement le mouvement général de la voix (p. ex. un angle indique une descente, etc.). Il en est de même du système dit Fu-hakase f||j||:t, déjà plus complexe et plus précis ; c'est le système qui semble avoir été usité postérieurement à la grande conférence de 1145-1150; la hauteur des notes essentielles y est indiquée par des chiffres correspondant aux trous de la flûte ou aux cordes du luth (cf. fig.

44). Certains des signes du Fu-hakase ont survécu dans la notation Meyasu du Tendai. — La désignation la plus courante des notations est le mot hakase tlfj:, litt. "docteur", terme énigmatique que l'on rattache à l'institution, sous l'empereur Moramu en 701, d'une fonction de "docteurs es sons", onhakase iajïpit, qui étaient chargés d'enseigner les prononciations des mots chinois, Kanon et Goon (cf. Ksdj.501); mais il s'agit plus probablement d'une déformation de quelque autre terme. On emploie aussi le terme fushi, écrit {$.-±, fHdr, ^dt ou ^p, ou encore les expressions bokufu MfH> ompu if-ffl ou simplement fu ff|, etc. ; mais hakase flldt apparaît déjà dans les manuscrits de l'époque de Kamakura. — C'est à cette même époque que la notation du Bombai fut perfectionnée par l'invention de nouveaux systèmes, l'un, dans la secte Shingon, qui permettait de noter exactement les notes essentielles, l'autre, dans la secte Tendai, qui rendait les formules vocales par des figures graphiques déterminées. Le premier de ces systèmes est appelé Goon-hakase JL^f^dt "notation des cinq tons" (c-.à-d. des cinq notes de la gamme) ou Hom-bakase ^fif-b (Hom-pu 7^|§) "notation essentielle". Il semble qu'un système de ce genre ait déjà été connu, dans la secte Tendai, de Jikaku Daishi (ixe siècle), et dans la secte Shingon de Daishin Shônin (xne siècle) [cf. fig. 45] ; mais tel

qu'on l'emploie de nos jours dans la secte Shingon, il fut arrêté au Kôyasan, vers 1264- 1275, par Kakui j^M.

qui eut en même temps l'idée de déterminer l'étendue moyenne de la voix, c.-à-d. le nombre ap proximatif de degrés diatoniques dont la notation peut être nécessaire pour une pièce donnée. Il la fixa à trois registres (ou octaves) de cinq tons (ou degrés) (Goonsanjû iL^HjË)) niais en supprimant les trois premiers

tons du registre inférieur et Ancien système de la secte Tendt* le dernier ton du registre supérieur ; il aboutit ainsi à un registre pratique de onze tons. A chacun des degrés de ces trois registres, Kakui attribua comme notation un petit trait droit et plein, dont il fit varier à !a fois la direction propre et la position par rapport aux caractères chantés. Ainsi pour la gamme pentatonique de sol en mode de prime (système Sôjô en Ryo), la notation d'après le système de Kakui sera la suivante :

Fig. 45. Goon-hakase (notation des cinq tons).

*>«•<- te/„tre (»«,«) Kjaa"»98l,aa<l'!> Kaku<3"9Clii(5l<9|UC6WJ

ymc rcgittrc Supérieur)

KyM'"<D Shaa^'K.kuW*) Clik.0KD ||no;te|

Le système de Kakui est généralement résumé en des tableaux synoptiques (fig. 5 1-5 4) où les quatre tons (trois trop bas et un trop haut) qui restent en dehors du registre vocal pratique sont distingués par des traits vides (blancs). En supprimant ces quatre tons. on obtient les deux registres suivants qui sont dits "modifiés" (hentai §£gf ; cf. fig. 54) :

l'r 'egielr, modifié KTÛ(l,ne)Shô(2<te)K«ku4le Clii(5u) U(6W>

geme regCttre modifie KjûCPW) ShôO*) Kâkusgte)Chi«l«> W8) Kv5C8»

Il semble que Kakui n'ait pas prévu de signes poui les demi-tons de la gamme heptatonique ; mais dans les recueils postérieurs on trouve des notations comme ^ pour la 6te augmentée du Ier registre (h 6te parfaite étant ^), etc. Toutefois dans l'usag* courant les degrés pentatoniques sont seul notés et ils sont rendus par des traits pleins mis bout il bout sans petits cercles terminaux (fig. 47-48). — Cett< notation a le mérite d'indiquer avec précision I; hauteur des notes essentielles ; mais elle ne tien aucun compte des formules vocales qui constituen effectivement la mélodie. Ces formules furent notée:

BOMBAI

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