SIXTE
Fig. 46. Meyasu-hakase moderne (notation des cinq tons combinée avec celle des principales formules vocales).
Secte Tendai, école d'Ohara.
Ml
Fig. 47. Début du Nyoraibai.
Notation des tons essentiels avec indication des formules vocales en caractères chinois et en Kana.
Secte Shingon, école Shin. Extrait du Gyosan taigaishû.
BOMBAI
BOMBAI
t èS Q4gï
^f islR
Fig. 48. L'éparpillement des fleurs (premier vers).
Notation des tons essentiels avec indication des formules vocales
en caratères chinois et en Kana. Stance mnémonique de Ryûnen.
Secte Shingon, école Shin. Extrait du Gyosan taigaishû.
Fig. 50. Fragment de Gâthâ.
'Notation essentielle" et "notation d'emprunt" combinées.
Secte Shingon, école Shingi.
Fio. 49. L'éparpillement des fleurs (premier vers). "Notation essentielle" et "notation d'emprunt" combinées. Les petits cercles, doublés pour indiquer que l'initiale est sonore, figurent les tons chinois. Secte Shingon, école Shingi.
iSi
ft
Êk
Fig. 51. Notation des trois^registres de cinq tons.
Secte Shingon, système de Kakui.
Tableau synoptique extrait du Gyosan taigaishû.
BOMBAI
BOMBAI
Fig. 52. Notation des trois registres de cinq tons.
Secte Shingon, système de Kakui.
Tableau synoptique extrait du Gyosan taigaishû.
dans la secte Tendai (où l'on connaissait également une sorte de Goon-hakase, cf. fig. 45) à l'aide d'un système original dont l'invention est attribuée a Ryônin j^^î» (1073-1132), le fondateur de l'école d'ôhara. Le système de Ryônin est appelé "notation adaptée à l'œil", Meyasu-hakase @^ct$lt, c.-à-d. que les mouvements de la voix y sont figurés graphiquement pour l'œil, une montée étant représentée par un trait montant, une descente par un trait descendant, une montée suivie d'une descente par une
Fig. 53. Notation des trois registres de cinq tons.
Secte Shingon, système de Kakui.
Tableau synoptique extrait du Gyosan taigaishû.
courbe, un tremblé par un trait tremblé ou par une suite de points, etc. (fig. 42-43). Ce système rend bien la ligne générale de la mélodie, notes essentielles et formules de liaison, mais il n'indique pas de façon exacte la hauteur des notes essentielles. Pour remédier à cette insuffisance, on s'avisa de combiner la notation Meyasu avec celle des cinq tons essentiels, en modifiant les traits droits de
cette dernière par l'adjonction de petits crochets soit montants, soit descendants, de courbes, de points, destinés à figurer la façon de chanter tel mot portant telle note essentielle. C'est ce système qui est actuellement en usage dans l'école d'ôhara (fig. 46, 56), et qui porte aujourd'hui le nom de Meyasu, l'ancienne notation Meyasu étant reléguée dans la catégorie des "notations anciennes" Ko-hakase. — Dans la secte Shingon, au lieu de combiner les deux notations, on les écrit séparément l'une à côté de l'autre, la "notation essentielle" en gros traits pleins, avec des angles bien nets pour distinguer chaque ton, et la notation des formules vocales en traits plus déliés, comme une sorte de commentaire imagé (fig. 49-50). — Cette dernière notation, dans la secte Shingon, diffère du Meyasuhakase du Tendai. Elle repose sur des principes analogues, mais Y18.- 54- Notation des
c r ° ' trois registres abrèges
depuis la fin du XVIIIe siècle On (onze tons). Secte Shin-
utilise dans le Shingon un sys- «on\ système de Kakui-
- . » Tableau synopttque ex-
terne, figuratif plus perfectionné trait du Shingi shômyô
que le Meyasu. Ce système est dattenappelé Karibakase fl?tî!î±' "notation d'emprunt" (c.-à-d. qu'on "emprunte" certaines figures conventionnelles pour rendre les formules vocales du Bombai, de même que certains mots chinois, dits mots d'emprunt, Kana f^^, sont "empruntés" pour transcrire
* Jti
ie.
Fig. 55. L'éparpillement des fleurs (premier vers).
Kari-bakase ("notation d'emprunt".)
Manuscrit de Kankô. Secte Shingon, école Shin.
BOMBAI i
les syllabes de la langue japonaise) ; il apparaît pour la première fois, au Kôyasan, dans un manuscrit de 1789 dû à Kankô %% (fig. 55). — Enfin il existe un procédé plus simple pour noter les formules vocales : c'est d'écrire leurs noms, complets ou abrégés, soit en caractères chinois soit en Kana, au-dessus, au-dessous ou à côté des traits de la "notation essentielle" (cf. fig- 47-48). Des indications de ce genre apparaissent dans certains manuscrits dès l'époque de Kamakura.
Fig. 56. L'éparpillement des fleurs (début). Notation Meyasu moderne. Secte Tendai, école d'ôhara.
De même, on peut compléter les notations figuratives (Meyasu ou Kari) en y adjoignant en caractères chinois les noms des notes essentielles (cf. fig. 55, 56). Du reste, tous les systèmes de notation ci-dessus mentionnés, outre qu'ils ne tiennent aucun compte de la métrique, remplissent si imparfaitement les buts mêmes qui leur sont assignés, qu'on les complète presque toujours par de telles indications écrites,
I BOMBAI
surtout s'il s'agit de mélodies lentes et riches en formules vocales ; et parfois même le nom du ton est écrit auprès du trait de Goon-hakase qui représente ce ton (fig. 50). Les mots chô Jç "long" et tan ^2 (abr. %) "court" indiquent grossièrement la longueur des tenues (cf. fig. 47-48). — Enfin chaque pièce de Bombai est précédée, du moins dans la secte Tendai, d'un tableau synoptique des tons essentiels qui figurent dans cette pièce, avec leur notation en Goon-hakase, et d'indications relatives au mode (Ryo, Ritsu, Chûkyoku), au "genre" du mode (A ou B), au système (Chôshi) et à l'initiale (Shutsuon $5^, première note chantée). Ainsi pour la pièce Sange ffcfjl (cf. fig. 56), on a les indications suivantes : gft "mode Ryo", ZM "genre B", 2pf6§ "système Hyôjô", tfiia j§JC "initiale quinte", avec un tableau synoptique des quatre tons (2de, 3ce, 5te, 6te) qui figurent dans la pièce. Dans la secte Shingon, ce dernier tableau est en principe inutile puisqu'on suit toujours le système de Goon-hakase fixé par Kakui, et les autres indications sont résumées par une des stances mnémoniques de Ryûnen $fe?& (cf. sup.) ; pour le Sange, par exemple (cf. fig. 48), cette stance est la suivante : Hk^—^R^tt- #H2fcPMfê£î§i &in). SfW^Inlfii-. "La pièce Sange est dans le système Ichikotsu (ton de ré), mode Hennon (changeant) ; dans cette pièce le degré de quinte est le même que le degré de seconde dans la pièce Nyoraibai, ou que le degré de quinte dans la pièce Ungabai." — La transcription donnée ci-dessous d'après M. Taki Dônin permettra au lecteur de déchiffrer le spécimen de notation Meyasu reproduit fig. 56.