T., 641 et 1529; Bw., I
11. T., 258; cf. lettres de Gæœthe à Zelter, du 30 octobre 1898, 2 juin 1806 et 30 octobre 1808; cf. encore, T., 594.
12. T., 1054, 1529, 1535, 1553, 1717, 1804; Bw., I, 119, 302, 340; W., X, 418. — 13. Bw., L, 260: ct.Bw.,.1, 1231et T°, 1780:
14, Hambourg (1840), cf. T., 2394, 2415; Bw., Il, 114; cf. supra, 163, n. 5, CHAN EX, 6:
mouvement, il ne retient que deux grands noms! : Tieck et Kleist.
Un des premiers aphorismes qu'il consacre à Tieck? dans son journal est cependant pour condamner son lyrisme et dans la correspondance nous trouvons une apologie du talent du narrateur ?, mais une nouvelle sentence contre son lyrisme‘. Somme toute, il estime assez Tieck pour lui envoyer son Aubin, son Schnock et son Anna et il attend sa réponse avec impatience. Elle ne vient point*. Hebbel passe par tous les états de l’amour-propre blessé, mais, toujours courtois, respectueux et équitable à l'égard de Tieck, se contente de déplorer l'ingratitude du destin qui l’a si peu favorisé lui-même. Finalement, il avoue que le silence de Tieck le martyrise et que. s’il devient célèbre à son tour, il répondra par principe à tous les jeunes gens qui l’honoreront de leur confiance’. Enfin arrive la réponse, élogieuse®. Hebbel exulte et se réclame à plusieurs reprises de Tieck comme de l'autorité la plus compétente, l'appelant « le représentant de la plus haute poésie? ». Le 17 février 4840, il lui envoie sa Judith 1°, mais ne reçoit aucune réponse. Il se produit alors une tension dans leurs rapports! : Hebbel finit par se décider, le 12 janvier 1841, à demander les raisons de ce silence, qu'il tient pour méprisant et, dans la suite, ne fait mention de Tieck que pour le blâmer!?. Leur correspondance en resta là. Quant à l'ironie romantique, Hebbel ne pouvait pas plus l’admettre chez Tieck qu'il ne l'avait admirée chez Heine et Schlegel: il se refusa toujours à y voir une méthode capable d'approfondir le secret cosmique et n'y vit qu'une attitude arbitraire, superficielle et, au total, peu intéressante. Ce qui l’intéressait, ce n’était pas l’individualité en elle-même, mais ses rapports avec la loi de l’univers; il se détournait de Novalis et de Tieck vers Gœthe et Shakespeare #,
1. Nous avons déjà traité, à propos des poésies de Wesselburen, de ses rapports avec Hoffmann; en ce qui concerne son lyrisme, cf. supra, 90 à 100.
2. « Tieck, in seinen lyrischen Gedichten, sucht die Natur auszusprechen durch Darstellung ihrer äusseren Erscheinung ohne das Medium des vermittelnden Menschengefühls. Zu originell! » T., 989, 16 février 1838.
3. Cf. T., 982; W., IX, 58 et Kubh, I, 245. — 4. Bw., I, 282 (3 avril 1838).
5. La lettre de Hebbel (3 août 1838) est perdue, cf. Bw., VIIL, 116 et L, 356, ligne 11: cf. Kuh, I, 248. La réponse de Tieck (24 octobre 1838) est perdue également (Bw., VIII, 117; Bw., 1, 341 ligne 28); cf. Bw., I, 345.