Bw., [, 18 (14 février
9. T., 954, 955, 956, 1131, 1135, 1169, et p. 439, note: Bw., II, 143. Pour le détail, cf. Tibal, 289-291 ; 323-325. — 10. T., 1347, 1381, 2385. — 11. T., 1711, 2032.
12. T., 35 (1° juillet 1835); cf. T., 2347, 2348 (21 juin 1841) et 2604 (7 octobre 1842); Bw., ÎL, 109 (27 juillet 1841).
dès cette époque des excès du subjectivisme et, jusqu’au bout, son attitude en face du romantisme sera déterminée par ce sentiment !. Il n'est point tendre pour Caroline von Wolzogen? et Bettina Brentano*, semble n'avoir lu de Clemens que Godwi‘, ne mentionne d’Arnim que les drames * et ne parle de de la Motte-Fouqué que pour condamner son roman der Zauberring®. Il a lu les poésies de Chamisso et avoue en faire le plus grand cas, ce qui ne l'empêche pas de signaler, à côté des perles, les scories et la personnalité l’intéresse davantage que le poète’. Eichendorff lui paraît féminin, trop réceptif, pas assez plastique. Il ne ménage guère aucun des auteurs qui collaborent au Musenalmanach®. Son mépris du dilettantisme, dont nous trouvons l’expression tout au long de son journal, n'hésite pas à se faire personnel et, non content d’opposer aux mauvais poètes sa conception à lui de la poésie, Hebbel déclare que l’Almanach de 1837, par exemple, renferme çà et là « de jolis vers », mais « pas un seul poème » digne de ce nom, qu'il ne suffit point de versifier et de se conformer à des traités d'esthétique, que l'effet extérieur ne l’intéresse pas, que toute cette « lessive » l’indigne et qu'il n'y a même pas lieu d’excepter Anastasius Grün lorsqu'il se mêle « de pondre ses œufs nains ! ». Quant à Ochlenschläger, Hebbel reprend la sentence que Gœthe porte sur lui et renchérit encore !!; et il condamne également Freiligrath, malgré tout son talent et toutes ses qualités de détail, car il lui manque l'esprit poétique ©. Même la poésie patriotique de 1815 le laisse indifférent, Il ne fait aucune mention de Schenkendorf et d’Arndt et ne voit dans les pièces de Theodor Kôrner que l’enthousiasme factice d’un homme tout à fait quelconque *; de même le lyrisme politique des Ferdinand Freiligrath, Hoffmann von Fallersleben, Georg Herwegh, Gottfried Kinkel et Franz Dingelstedt ne conquiert point ses sympathies ; il fait cependant une exception pour les Zieder eines kosmopolitischen Nachtwächters -
Les autres romantiques n’agréent pas davantage à Hebbel, de Zacharias Werner, dont il ne mentionne, après Gœthe, que le piétisme de diable qui se fait ermite , à Grabbe, qu'on lui a si souventcomparé, qu'il traite cependant de joueur d'échecs sans vigueur ni don de concentration et à qui il préfère Büchner!f. De tout le
1. Cf. W., VIII, 418 et W., XII, 23; cf. lettre de Gæœthe à Zelter, du 30 octobre 1808; cf. V. Hehn, op. cit., Gæœthe und das Publikum, 74-76.
9: Te 1109 — 3. Bw., L, 19%, 183: T., 494, 496, 510. — 4. T., 2350. — 5. T. 2483, 2485, 2501. — 6. Bw., II, 80; Elise, 2 juillet 1840. — 7. T., 1818, 1820; Bw., I, 178; W., X, 412. — 8. Bw., I, 179, à Elise, 14 mars 1837.
9. Le 10° Musenalmanach allemand, créé par Chamisso en 1832 et qui dura 6 ans — moins romantique que le premier, dit Grüner Almanach, fondé par Chamisso et Varnhagen (1804, Leipzig; 1805, Berlin; 1806, Berlin).