‹ HebbelChapitre 136 sur 425 · cf. Scheunert, D.7. H., 209, n · texte numérisé non relu

cf. Scheunert, D.7. H., 209, n

2. Fischer (84) commente cette strophe par des développements qui nous paraissent alambiqués sur la technique de l’image. Inutile d'introduire dans les pièces philosophiques de Hebbel plus de problèmes encore qu’il n'a voulu y en concentrer lui-même.

NS. (Cf. 29 et 30:

Ich würde, Schwester, mich durch Dich Und Dich durch mich verstehen.

et Gœthe Gott und Welt, Proæmion, v. 18 : « Natur in Sich, Sich in Natur zu hegen ». — 4. Cf. supra, 105 et 166.

>. Vom Himmel fordert er die schôünsten Sterne

Und von der Erde jede hôchste Lust.

6. Cf. Gœthe, cycle Gott und Welt, Eins und Alles, v. 1 : « 1m Gränsenlosen sich zu finden ».

Als kühle Erde würde sie Mich freundlich überdecken,

Und dann in zarter Sympathie Als Sonne ! mich erwecken.

Cette communion intime de la nature et de l’homme, solution du problème que pose der Mensch, se présente donc sous la forme d'une hypothèse et d’un souhait. Le poème Proteus? en montre la réalisation. La formule est de Neumann à qui revient le mérite d'avoir donné de ces poésies une explication Ÿ qu'aucune controverse ultérieure ne saurait disqualifier. Il établit d'abord létroite parenté entre der Mensch et Proteus“ et cherche leur origine dans le panthéisme de Schelling, le Faust et le Werther de Gœthe 5. Zincke a soutenu la contre-partie et parfaitement mis en lumière les différences essentielles 6, il nous paraît toutefois pousser la controverse trop à l'extrême en contestant toute influence et, ici encore, la source qu'il indique lui-même : Schiller, nous semble devoir être examinée avec précaution”. Tibal ajoute une comparaison avec un passage de Hoffmann * et établit un intéressant parallèle avec die einsamen Kinder *.

Neumann encore signala le premier le rapprochement de la lettre du 14 mars 1837 et de celle du 16 octobre 1860 où Hebbel définit sa conception du Poète-Protée 1°. Le poème s’efforce de préciser les rapports de la nature et de l'imagination poétique. Un Stammbuchblatt de Wesselburen nous a déjà exposé les idées du poète sur les avantages de la concentration !!, il va célébrer ici ceux de l'expansion *?.

La nature nous est présentée à la fois comme « natura naturans » et « natura naturata » :

1. Cf. Fischer (60) rectifie le contresens de Scheunert (D. 7. I1., 211); Sonne est ici au nominatif; le parallélisme : Als kühle Erde, — als Sonne — est suffisamment clair.

2. VI, 253 et suiv. Wesselburen, 15 juin 1834; dans le recueil de 1842 (p. 98) le titre était Das hüchste Lebendige, cf. sur ce changement de titre : Lyrik und Lyriker, 506, âäussere Form.

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