Op. eit., 96, n
9. Ibid., 90, 91, 96. Sur cette nouvelle composée en 1834 et 1835, cf. ibid., 65-68 et 89. Engelhard (13) compare Proteus au poème de Fritz Lienhard, Mich hat der Wald schon immer gehegt.
10. Bw., [, 175 et suiv. et VI, 343 ; cf. 4° strophe du poème; cf. l'hommage que rendent à Neumann les critiques les plus autorisés : R. M. Werner (Anmerkungen, 291), Scheunert (D. y. H., 139) et Bornstein (I, 373).
11. VII, 141 (il est, du reste, de date ultérieure : 1836), cf. supra, 139 et 227, n; 9.
12, Cf. Tibal, 188-190.
ES
Was oben und unten in Fülle und Kraft Die ewige Mutter ! erschuf und erschaft, Sie hat es in Formen, in steife gehüllt, In starrende Normen das Leben gefüllt.
Il peut y avoir là des réminiscences gœthéennes autres encore? que celles que nous avons indiquées, et qui affirmerait que le poème n'en contienne pas de schillériennes autres que celles auxquelles il a déjà été fait allusion? Que l'on compare l’antithèse des deux quatrains suivants aux développements de das Ideal und das Leben*. L'essentiel est de bien voir que Protée personnife la liberté privilégiée de la fantaisie poétique“ : affranchie des chaînes de l’individuation, elle s'identifie à l’âme du monde, au même principe qui anime tous les êtres, elle en parcourt la série dans son souverain libre arbitre et goûte l'essence la meilleure de chaque individualité :
Ich schlürfe begierig aus jeglichem Sein
Mit tiefem Entzücken den Honig 5 hinein,
An keines gebunden, muss jedes mir schnell Die Pforten entriegeln zum innersten Quell.
Elle entretient le grandiose remous des métamorphoses, assure l’intime et rafraichissant renouveau des métempsychoses®; elle se fait, tour à tour, orage qui tourbillonne au sein des nues, éclair qui flamboie dans la nuit, pluie qui désaltère le sol”, elle s’enferme et repose au sein de la fleur et lorsqu'elle s’en échappe, c’est son âme même que la fleur exhale avec son parfum le plus brûlant; elle gonfle d'amour le cœur du rossignol et lorsqu'elle le quitte, l'oiseau a perdu sa félicité suprême et son chant en exprime l'éternel regret°; enfin, après être remonté des êtres animés à la plante et à l'animal, Protée arrive à l’homme, le sommet de l'univers, le chefd'œuvre de la nature!’ et s’attarde volontiers dans cette région,
1. Cf. Scheunert, D. 7. H., 200; Zincke, 18, et un passage de die einsamen Kinder que cite Bornstein (I, 369).