‹ HebbelChapitre 139 sur 425 · Cf. Gœthe, Weliseele, v. 19 et · texte numérisé non relu

Cf. Gœthe, Weliseele, v. 19 et

Und schreibt dem Stein in allen seinen Grüften Die festen Formen vor.

Cf. Scheunert, D. 7. H., 31 et suiv. : die Formen.

3. Cf. la 3° et la 9° strophe, et en particulier le vers 6 de Hebbel et le vers 66 de Schiller. Nous avons déjà cité (cf. supra, 94, n. 3) le rapprochement qu'établit Paul Bornstein (édition du centenaire, I, 347) entre un passage de la nouvelle des Greises Traum et les vers 5 et 6 de Proteus en passant par le Lied der Geister; materialistischer Vorklang zum Lied der Geister wiederkehrend in Proteus. Der Gedanke haftet und entwickelt sich weiter; cf. encore, supra, 251, n. 2.

4. Cf. Fischer, 28 et 29; sur l'expression kalt du 8° vers: cf. Scheunert, D. j. H., 62. — 5. Cf. Scheunert, D. 7. H., 142, et note, et Bw., VI, 343.

6. 3° strophe; la comparer au point de vue de ces deux idées à Gœthe : Gott und Welt, Proæmion, v. 15-18. — 7. Cf. Scheunert, D. 7. A., 157, 160, 9216, 2%. — 8. Ibid., 143 et 145, n. 1. — 9. Ibid., 209, n. 2.

10. Cf. der Mensch, 2% strophe. Bornstein (1, 369) montre excellemment par l’intermédiaire de die einsamen Kinder, les progrès réalisés : « Hüchst bemerkenswert das Auftreten der Schônheit. In der Mensch war die dunkle Kraft der Allbescelung gegeben, aber nicht präzisiert. Hier nun erscheint — und dieser prachtvolle Gedanke beweïst, wer dieser Hebbel von 1833 schon war

mais, tendant à à s'élever toujours plus haut, l'humanité moyenne ne le retient qu'un instant et il ne s'arrêtera à demeure que dans l’âme du poète :

In Seelen der Menschen hinein und hinaus!

Sie môgten mich fesseln, o neckischer Strauss!

Die fromme des Dichters nur ist’ s, die mich hält, Ihr geb’ ich ein volles Empfnden der Welt1.

Protée, l'imagination poétique, créatrice, considérée en son essence la plus intime et la plus profonde est donc identifié à l'âme même de l'univers, et le poète, conçu comme le sommet de l'humanité, de même que l’ homme représente le sommet de la création?; la Beauté est la puissance dispensatrice de la vie. C'est là la Révélation dont parle Hebbel maintenant’, c’est l'évangile classique, mais c’est surtout l’évangile gœæthéen. Ce poème n’est guère que la transposition poétique d’un passage de la dithyrambique ouverture du Winckelmann de Gœthe que Hebbel recopie plus tard dans son journal et que nous avons cité déjà en traitant de son esthétique. Nous avons montré alors que ses aphorismes ne sont, en quelque sorte, que des décalques des théories gœæthéennes®. Reste la forme, l'originale beauté de la langue et du rythme qui, sans doute plus encore que le difficile sujet qu'ils expriment si merveilleusement, conquirent les louanges d’un Môürike?.

Notre souci d'analyse chronologique ne doit pas nous faire oublier l’ordre que l’auteur a choisi au moment de la synthèse : dans le recueil de 1842, c’est le poème Gott über der Welt qui ouvre le cycle et Proteus (das hüchste Lebendige) qui le ferme. Cet ordre n’est évidemment pas arbitraire; rappelons que dans der Mensch (deuxième pièce) l'hypothèse négative a été nettement envisagée et nous venons de voir que dans Proteus il n’est plus du tout question de Dieu. N'est-ce pas que le poète tient à présenter sa trinité : Gott-Mensch-Natur selon une sorte d'axe dont l’homme serait le centre, la nature le pôle positif, Dieu le pôle négatif? Bien que franchie après les deux autres, il considérerait alors comme la première étape logique la pièce Gott über der Welr?.

die Schôünheïit als Trägerin der Allbeseelung. « Er war überzeugt, dass in « dem Augenblick, wo die Jungfrau sich niederlegen würde zum ewigen Schlaf, « Himmel und Erde zusammenstürzen, und alles, was lebt, mit ihr zugleich den « Tod erleiden müsse, » — Diese, auch für die Datierung wichtige Stelle deutet vor auf den 1834 entstandenen Proteus, in dem die Schônheit als allbeseelendes Prinzip abgelôst wird durch die dichterische Phantasie; ef. encore Bornstein, I, 373 et suiv.

LACET Gin « Genie ist Bewusstsein der Welt », et Bw., VI, 343 (16 octobre 1860). — 2, Cf. Scheunert, D. 7. H., 139 et notes, 7205- 207, 225.

Sr MAG VA I, 176. — 4, Cf. Schiller : « Aber dringt bis in der Schünheit Sphère », ete. (das Ideal und das Leben, % strophe).

: (ie, T* 560 (Munich, 1° janvier 1837), et supra, 216, n. 1.

6. A part les deux lettres citées par Neumann el les ‘aphorismes que nous avons rapprochés nous-même (cf. supra, 163-166) en traitant des idées de Hebbel sur l'intuition poétique; cf. W., X, 4, et T., 344, 641, 648, 748, 946, 1348: cf. aussi lecommentaire parallèle de ‘die einsame Kinder dans Tibal, 90 et 91.

ï Bamberg, IL, 380; cf. Engelhard, 13, et Fischer, 105.— 8. Cf. supra, 250, n.. 5.

PS0 VIL, 131. Hambourg, 1835. R. M. Werner ne sait pas (: inmerkungen

Zincke soutient qu’elle est matérialiste et non panthéistique et que pas plus Schiller que Schelling ne l’inspirèrent!. Bornstein y discerne, par contre, nettement l'influence des fantaisies cosmogoniques de l’anthologie (il mentionne : 7riumph der Liebe); la pièce lui paraît essentiellement dualiste et déiste ; il estime qu'il convient d'en placer la naissance avant l'étape de la conversion de Hebbel aux idées matérialistes, c’est-à-dire au début du séjour à Hambourg?. A notre avis, il faut y voir un témoignage de la fermentation en l’âme de Hebbel des éléments les plus hétérogènes, un point de rencontre de tendances contradictoires, bref, un document de « Sturm und Drang ». Hebbel n'avait pas attendu les controverses du wissenschaftlicher Verein pour faire ses délices de Faust et de Werther* et l’odyssée de la nature possédant, puis perdant, puis retrouvant Dieu se trouve également dans Hoffmann‘. Gott über der Welt est un nouveau témoignage des hésitations de Hebbel entre le déisme et le spiritualisme sans Dieu, hésitations que nous a révélées déjà la série : der Quell, Elegie am Grabe eines Jünglines, die drei grossen Tage, das Lied der Geister, die Toten et Goui.

Tandis que, dans der Mensch, c'est l’homme qui a la pleine conscience du monde, dans Gott über der Welt cette pleine conscience est réservée à Dieu et la nature y est la sœur de Dieu et non plus de l’homme :

Ich wandle durch den langen, bunten Reigen Von Welten, der die Schwester mir verhüllt,

Und doch zugleich in demutvollem Neigen Von ihrer treuen Liebe überquiilt.

« Neigen » est l'expression de la modestie : et pourtant le concept Nature a, même dans ce poème, une tendance à déborder le concept Dieu. La nature brûle pour Dieu d’un amour fidèle et les soleils ardents’ sont les regards qui l’expriment; dans les planètes, les arbres et les fleurs, son sang bouillonne du désir divin. C’est le désir de l’étreinte où jadis elle reposait unie à Dieu; depuis qu'elle en a été séparée, elle est tombée dans un rêve profond et Dieu la regarde créer selon le plan qu'il a conçu :

Ich schaue gern den Wirbeltanz $ der Wesen, Von dem ich längst in ihrer tiefsten Brust

416, et Euphorion, VI, 801) si cette pièce est celle à laquelle Hebbel fait allusion sous le titre de Gott an die Schôpfung, et qu’il destinait à la Cornelie; cf. T., 1955, et supra, 223, n. 7. Bornstein, IT, 343, croit à cette identité, mais il conteste, par contre, le rapprochement avec T., 4186 (Vienne, 10 janvier 1849) pour des raisons de forme. ;

1. Op. cit. 2, 4, 6, 61-65, 86-106, 113; Fischer, 29, 30 et Tibal, 93 et suiv. — 2, Bornstein, II, 343: Zincke (109) indique qu’il faut admettre que la pièce est du début de 1835; cf. T., 32 (Hambourg, 19 mai 1832).

3. Cf. Beiträge zum wissenschaftlichen Vereine (1835); W., IX, 19-67; et note, 74; Bornstein, If, 340-341, et supra, 83-84, 106.

4. Cf. Tibal, 95 et n. 3 et 4. — 5. Cf. supra, 250-251; cf. Zincke, 51, 123-125. — 6. Cf. der Mensch, v. 42. — 7. Cf. Scheunert, D. j. H., 216.

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