‹ HebbelChapitre 162 sur 425 · Cf, Scheunert, D. 7. H., 55 et · texte numérisé non relu

Cf, Scheunert, D. 7. H., 55 et

8. P. 173, VII, 160, Munich, 15 septembre 1838; cf. les variantes, Bw., I, 319- 321 et T., 1558; cf. Scheunert, D. 7. II., 55 et 57.

HEBBKL,

Und wenn dich einer schmähen will, So zeig ihm stumm dein schônes Kind.

Quand l'insulteur verra ces joues fraîches, ces yeux où semble se refléter le regard divin, il déposera sur les lèvres pures de l'enfant le baiser de réconciliation. Cette vie nouvelle innocente la faiblesse passée! et puis l'existence tout entière qui attend le fils naturel paiera surabondamment toutes les dettes maternelles (dernier quatrain de Versohnung). Mais la réhabilitation suprème n'est pas là, elle résulte de la faute même, puisque, en perdant sa virginité, la coupable entre du même coup dans un cercle d'obligations plus vasies encore, celles de la mère. Nous avons ici deux nouveaux exemples de la « Selbstcorrectur der Welt » et Hebbel les développera plus tard dans sa Maria Magdalene ?. Les détails mêmes de la romance font songer à la tragédie bourgeoise et nous montrent par le menu cette « Gebundenheit des Lebens in der Einseitigkeit » qu'elle nous révèlera ?; nous pénétrons dans le cercle étroit de cette famille de petites gens, milieu de la catastrophe : la mère ne cesse ‘de pleurer, le père est tombé malade; avant d'aller à l'église, la coupable a bien soin de mettre près du feu la soupe du père, puis elle dit bonjour à sa mère et sort toute triste, redoutant les regards des voisines et le jugement des proches parents. Les éléments essentiels du drame sont donc en raccourci dans cette romance.

La dernière et la plus belle des romances de Munich (l’auteur déclarait qu'elle lui plairait toujours et ajoutait : cela est si rare!) est das Haus am Meer*. Le titre rappelle das Schloss am Meer et la strophe est encore celle de der gute Kamerad, le sujet même offre une analogie avec celui de la ballade die treuen Brüder; là, plus encore que la mort de son frère, l’un des combattants déplore la cruauté du sort qui frappe le soldat avant qu'il ait pu prendre part à la bataille; ici, le vieux loup de mer, fatigué par les années comme par les autans, songe enfin à se mettre à l'abri pour ses vieux jours et à s’accorder un peu de repos, mais, avant de toucher au port pour la dernière fois et, pour la première, à la récompense de ses longues années de labeur. il fait naufrage :

Ich fürchte, das ist der Schifferÿ, Dem man dies Bett bestellt,

Der Zimm'rer mit dem Hammer

Befestigt die letzte Klammer,

Während das Schiff zerschellt.

Par une touchante et prophétique intuition de sa propre destinée,

1. Dans le deutscher Musenalmanach für 1840 hrg. von F. Rückert, p. 133, le titre était die Entsündigte. Ÿ

2, Ein bürgerliches Trauerspiel in 3 Acten (1844), W., Il, 1-73, cf. supra, 300 et n. 2, cf. T., 2030, et Tibal, 547 : Maria Magdalene.

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