‹ HebbelChapitre 165 sur 425 · Le titre était d’abord Dithyrambus, cf. Anmerkungen · texte numérisé non relu

Le titre était d’abord Dithyrambus, cf. Anmerkungen

7. Cf. Widmungsgedicht, supra, 129, et Scheunert, D. ;. H., 161-163 : Früchte und Wein als sittliche Naturprodukte; cf. Zincke, 173.

8. Cf. W., XII, 302; Bw., VI, 349 et Kuh, I, 211. — 9. Cf. Gesang der Jünglinge, le vin y est appelé « Blut der üppigen Natur ». » ;

ses descriptions brillantes et ses savantes comparaisons que « le cadavre des choses », parce qu'il lui manquait le sens de la vie, qui anime tout, le véritable esprit poétique, qui comprend et rend la grande âme universelle!. Sor panthéisme est, à Munich, bien moins abstraction philosophique que sincère et intelligent amour de la nature”, Vorfrühling* célèbre avec allégresse, en un rythme alerte, l’éclosion des bourgeons, la montée de la sève, l'éveil des parfums‘, des lumières et des brises, fluides conducteurs du sourd désir de fécondation :

Dass nun, still erfrischend Eins zum Andern sich finde,

Rühren, alles mischend Sich lebendige Winde à,

Il va sans dire qu’on peut donner une interprétation symbolique à cette opposition du printemps et de l'hiver, se terminant par l'apothéose du soleil dont les flèches victorieuses criblent et percent par mille fissures les épaisses masses nuageusesf, La contre-partie de cette antithèse dramatique est la pièce Winterlandschaft", tableau de genre objectif et sobre, montrant la défaite de l’astre de lumière et de vie. Comme la désolation morne de l'hiver est rendue dans le premier quatrain :

Unendlich dehnt sie sich, die weite Fläche, Bis auf den letzten Hauch von Leben leer; Die muntern Pulse stockten längst, die Bäche, Es regt sich selbst der kalie Wind nicht mehr.

Le corbeau est comme l’âme sinistre de ce paysage :

Der Rabe dort, im Berg von Schnee und Eise, Erstarrt und hungrig, gräbt sich tief hinab,

Und gräbt er nicht heraus den Bissen Speise, So gräbt er, glaub’ ich, sich hinein ins Grab.

C’est à Schiller qu'est emprunté ce jeu de curieuses allitérations déjà rencontrées dans la pièce das Grab dont Hebbel reprend ici le thème°’. Mais jamais le panthéisme du poète ne s’exprima de façon plus saisissante que dans le dernier quatrain, auquel on a pu reprocher seulement l’image finale, proche de l’allégorie!? :

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