Cf:"supra, 2388 let n
Le sinistre personnage sort sans lui avoir fait de mal, ému et désemparé au spectacle de cette chose sacrée : le sommeil d’un innocent.
Encore un leitmotiv dans la pièce an die Jünglinge!, dont le titre déjà rappelle le sonnet de Wesselburen an einen Jüngling”* -et dont on peut rapprocher aussi das letste Glas et vor dem Wein*. Les sources sont encore le Gesang der Jünglinge et les Trinklieder d'Uhland, mais le contenu moral et philosophique en est plus lourd‘. Hebbel prodigue, dès la première strophe, de solennels conseils de sérieux ct de recueillement :
Trinkt des Weines > dunkle Kraft, Die euch durch die Seele fliesst Und zu heil’ger Rechenschaft, Sie im Innersten erschliesst!
Blickt hinab nun in den Grund, Dem das Lehben still entsteigt, Forscht mit Ernst, ob es gesund Jedem Hôchsten sich verzweigt.
Il faut que les jeunes gens, continue-t-il, se préoccupent de perfectionner leur personnalité et Dieu respectera leur autonomie et ne leur infligera pas de démenti. Enseignement gœthéen par excellencef! Et cependant nous sentons combien profondément sincère et vécu est l'individualisme qui s'exprime dans les vers suivants :
Betet dann, doch betet nur Zu euch selbst,
Leben heisst, tief einsam sein ‘; Il ne faut pas redouter la profonde solitude qu'est la vie, mais l’approfondir et l’enrichir :
In die sprôde Knospe drängt
Sich kein Tropfe Thaus $ hinein, Eh’ sie inn’re Gluth zersprengt.
et n’avons-nous pas une habile variation du thème de Prometheus dans la strophe suivante :
Gott dem Herrn ist’s ein Triumph, Wenn ihr nicht vor ihm vergeht,
Wenn ihr, stalt 1m Staube dumpf Hinzuknieen, herrlich steht 9,
La métaphore antithétique des fleurs et des fruits reparaît encore !°:
1. P. 15; VI, 236; Hambourg, 22 juin 1839. — 2. Cf. supra, 128.
3. Cf. supra, 274 et 314, cf. encore pour le motif du vin : die Polen sollen leben et die Spanierin, supra, 335.
Lk. Cf. Grensboten du 19 août 1909, p. 365-367. — 6. Cf. Scheunert, D. j. 11., 164.
5. Cf. lettre à Lavater (septembre 1780) « diese Begicrde, die Pyramide meines Daseins, deren Basis mir angegeben und gegründet ist, so hoch als môüglich in die Luft zu spitzen, überwiegt alles Andere und lässt kaum augenblickliches Vergessen zu... », et supra, 176, 177.
7. Cf. supra, 155 et n. 1. — 8. Cf. Scheunert, D. j. H., 154,
9. Cf. Engelhard, 23 : « Was hier im germanenhaft-trotzigen Selbstvertrauen hingeworfen ist, die Philosophie Anzengrubers : « s’koan dir nix geschehn! », kommt mehr verinnerlicht im Abendgefühl zum Ausdruck ». Cf. supra, 316.