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PT 7e
nique nécessité. Et les vers suivants contiennent le commentaire : alors même que l’amante réussirait à briser «la forme de son être », les éléments demeureraient ce qu'ils sont :
So wird dein Opfer niemals ganz vollkommen,
Du kannst nicht vôllig auf dich selbst verzichten, Drum sorge du, dich ganz zu offenbaren.
Nous devons done défendre obstinément notre individualité, nous sommes, en un sens, inéluctablement des égoïstes, nous n’existons qu'à ce prix'. À ce reproche n'échappe pas même le premier des hommes, l'artiste, ce « sommet de l'humanité? », pas même le plus grand des artistes, le prince des poëtes, Gæthe*. Son nom est le titre du sixième sonnet :
Dich heissen sie den grossen Egoisten +!
Auch hat die Kunst ein Recht, Dich so zu nennen, Doch nicht, die eifernd wider Dich entbrennen, Die Christen und die feigen Moralisten.
Et il évoque la cyclopéenne conception de Faust, le titanique défi de Prometheus, pour conclure par une des plus belles apologies qui aient été faites du maître de Weimar :
Doch in erhab’nem Ueberschwang vermessen, Versuchtest Du, die Weltverjüngungs-Quelle
In Deinen eig’nen Adern fest zu halten,
Um aus Dir selbst, vom Gott nicht mehr besessen, Und ganz allein getränkt durch jede Welle,
Ein Uebermenschlich- Hohes zu entfalten6!
N'avons-nous pas ici la confirmation éclatante que ce n'est pas chez Nietzsche, mais chez Gœthe qu'il faut chercher le pendant du surhumain hebbélien?? Après ce sonnet, célébrant l’apothéose du poète, un autre, dédié à Aleist$, et qui n’a pas moins d’allure”, évoque la chute du plein ciel. La congénialité que nous avons eu déjà l’occasion de signaler! s'affirme par ce marbre, que l'on sent ciselé avec amour : -
Er war ein Dichter und ein Mann wie Einer,
Er brauchte selbst dem Hôchsten nicht zu weichen. An Kraft sind Wenige ihm zu vergleichen,
An unerhôürtem Unglück, glaub’ ich, Keiner.
Kleist s'élève, dans son essor vers l'idéal, à une hauteur telle, qu'il perd de vue le monde et que le monde finit par contester Jusqu à son existence :