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W., VIII, 80 et suiv.; 387 et suiv. — 4. Kuh, I

36 BEBBEL (1813-1835).

qu’alors il ne vaut rien. Si un sujet d'inspiration humaine s'est emparé de toi et ne te laisse de trêve que tu ne l’aies exprimé, c'est-à-dire dissous et que ce soit là le seul moyen de ne pas te laisser écraser par lui, alors c’est que tu as la vocation poétique; autrement, non !! »

Les pièces lyriques naissaient en lui le plus souvent accompagnées d’une mélodie qu'il fredonnait. Jamais il ne se mettait à composer de propos délibéré. L’inspiration le surprenait souvent au cours même d’une conversation et peu à peu se formait le poème. Il se hâtait de le fixer rapidement sur son calepin et n'avait ensuite qu'à recopier et à retoucher *. :

Les premières poésies parurent dans les feuilles locales : le Journal de Wesselburen?, le Messager du Pays Dithmarse et d'Eiderstedt" et la Revue hebdomadaire de Husum . Mais dès la fin de 1831 les frontières de son pays lui paraissaient trop étroites. C’est alors, qu’il s'adresse à Amalie Schoppe, née Weise, rédactrice à Hambourg des Nouvelles feuilles de mode parisiennes qui, nous l'avons vu déjà, commence, dès 1832, à y publier des poésies et autres productions de jeunesse de Hebbel. Beaucoup. d’autres de ses premières poésies furent détruites par lui plus tard. Enfin il en conserva par devers lui, mais sans les publier à cette époque, un douzaine et des meilleures.

Les pièces que nous étudions maintenant, c'est-à-dire celles d'avant le départ de Hebbel pour Hambourg se subdivisent pour nous en deux groupes : celles que le poète reprit et publia plus tard dans ses éditions et que nous y étudierons, celles qu’il ne. reprit dans aucune et que R. M. Werner a rassemblées et classées par ordre chronologique au volume VII de son édition critique des œuvres complètes de Hebbel, sous la rubrique de Nachlese. Il y rassembla donc les pièces parues dans les périodiques ci-dessus -

1. T., 44. Munich, 30 octobre 1836. — 2, Bw., V, 43, et VI, 191; cf. Lyrik und Lyriker, 427 et 428:

3. La Wesselburener Zeitung publia comme hebbélienne la pièce zum Licht, la première dont nous allons parler.

k. Après s'être en vain adressé à P. S. Schünfeldt, rédacteur de l’/tzehoer Wochenblatt (cf. cette feuille Bw., IT, 260 7 et suiv.) le jeune poète eut plus de succès auprès de Bade et Fischer qui consentirent à lui ouvrir les colonnes de leur Dithmarser und Eiderstedter Bote. Cette revue paraissait tous les jeudis à Friedrichsstadt. Hebbel y fut collaborateur de 1829 à 1832; cf. Kuh, I, 96; W., VIII, 391.

5. Kôüniglich privilesiertes Husumer Wochenblatt, Husum, gedruckt und verlegt von H. A. Meyler.

6. Neue Pariser Modeblätter, herausgegeben und verlegt von Amalie Schoppe, geb. Weise, Hamburg. In Commission bei J.G. Herold, später im Verlag von J. H. Meldau. La « Freiherrlich-Lipperheidesche Kostiïmsammlung » en possède la collection complète, sauf l'année 1834 que R. M. Werner ne put nulle part découvrir. — La même Amalie Schoppe éditait encore /duna, eine Zeitschrift für die Jugend beiderlei Geschlechis, belehrenden, erheiternden und geistbelebenden Inhalts. In Commission bei Karl Aue in Altona, Expedition bei Tramburgs Erben, später bei A. B. Laeiss in Hamburg. Cette revue fut retrouvée par Theobalif Bieder, Hamburg (cf. Bciträge zur Literaturgeschichte, 1906, Heft 15, et Bornstein, I, 365). ÿ

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