Bw., IL 161, 214-217; Kuh, II
souffrant lui-même, il rendait à son ami malade de fréquentes visites; ce fut lui qui lui suggéra l’idée de demander une bourse de voyage à Christian VHI et qui écrivit la lettre de recommandation qui devait décider de la victoire!. Au cours d'une deuxième audience, le roi promet à Hebbel sa protection et l'invite à lui adresser sa demande par écrit?. Le libraire Campe se montre, en même temps, de mieux en mieux disposé, fait des avances d'argent et s'offre à éditer tout ce qui lui sera envoyé”. Enfin Hebbel apprend, le 1°* mai, que Christian VIII lui a accordé une bourse de voyage pour deux ans f. Ë
Toutes ces bonnes choses lui rendent Copenhague de Jour en jour plus chère. Il célèbre la carnation délicate et les yeux charmants de ses femmes, décrit l'hiver glacial et voudrait bien se joindre aux patineurs pour un petit tour en Suède’. En vain les rhumatismes s’acharnent à le torturer et lui arrachent parfois même des gémissements désespérés, en vain il se défie du comte Moltke et semble douter encore du roi qui, après tout, n’est qu'un homme comme les autres et pourrait avec sérénité oublier ses promesses; le 4 avril 1843, il crie : « victoiref! »; une bourse annuelle de 600 Thalers d’empire lui sera servie pendant deux ans. « N'est-ce point un conte? s’écrie le poète : Friedrich Hebbel et 1 200 Thalers d’empire! Qui aurait cru qu'ils puissent Jamais se rencontrer? C’est un plus grand prodige que la rencontre de Mahomet et de la montagne. » Il appelle les bénédictions du ciel sur son bienfaiteur. En même temps, lui arrivent les chemises dont il avait un si urgent besoin. Campe lui envoie de l'argent et, pour la première fois, cela ne pressait plus: c’est le printemps enfin, c’est la guérison. Le 27 avril 1843, le poète se rembarque pour Hambourg.
Le séjour de Copenhague n'avait donc point été stérile, comme Hebbel l'avait pensé un instant. À aucun moment, il n'avait plus vivement redouté que la source de poésie ne se fût tarie en lui; cette vie terrestre, la seule qui à ses yeux eût du prix, il craignait de l'avoir sacrifiée à un Moloch aussi ingrat qu'insatiable et avait été jusqu'à songer à une place de commis aux écritures ?. Et cependant, malgré sa maladie, sa plume ne s'était pas tout à fait rouillée : son journal d’alors est peu volumineux, mais il y ajoute le récit du voyage à pied de Munich à Hambourg1° et sa correspondance prend les proportions de véritables mémoires; s’il n'écrit point le roman dithmarse qu’il projetait, du moins étudie-t-il aux sources l'histoire des Dithmarses et prend des notes 11, Il forme aussi le projet d'une pièce de théâtre populaire et d’une nouvelle à la Boccace !?; il termine son court, mais très important article ein Wort über das 228-247.
CHR ET 1 179. — 5. Bw., IL,
1. Bw., Il, 163, 167, 177, 180, 183-185, 187, 205, 219, 223 2. T., 2640, Bw., II, 188-189, 192 et suiv., Kuh, II, 27-2 Bw., IN, 173, 179, 190, 262, 269. — 4, T., 2671-2672; Bw., I,
199, 200, 218; Kuh, IT, 30. — 6. Bw., II, 202-203, 232, 248: Kuh, Il, 36. —
7. Bw., Il, 262. — 8. Bw., Il, 252, 262, 266; T., 2675-2676:- Kuh,-Il, 37. —
9. Bw., II, 169, 177, 200-201, 205, 209. — 10. T., 2654. — 411. Bw., II, 137, 205,
ur 2661; W., V.,.97, 99; cf. supra, 116 et 223. — 12. W., V, 99; VIII, 370: , 2705,
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