LE
G Denn auf den Letzten wie den Ersten zählend Kann Gott das Liebeswerk erst dann vollbringen, cf. Bw., VI, 108 A8 1e m8 Er 6, Scheunert, DJ 4H. 187n%2:1ct. Zinkernagel, 54-55. 7. Of. T., 1674, 1881, 2759, 2932, 3023, 3028, 3031; Müller, 18: Scheunert D. 7. H., 31, n.1, 187 et n. 2 et Zinkernagel, 51 et suiv. À
D de pr 2 le 0 rt Al 520 su re y
que nous étions déjà, pareils à la goutte d’eau qui a son existence propre sans cesser de se confondre avec celle de l’océan !.
Nous venons de voir qu'à propos de ce testament philosophique, on a de nouveau soulevé la question des rapports de Hebbel et de Schelling. Nous n'avons pas à la débattre à nouveau. Il nous suffit d’avoir retrouvé le centre et l'axe de l’éthique hebbélienne avec ses deux pôles métaphysiques : le mystérieux principe d'individuation et le mysticisme cosmique; son pantragisme, en un mot, se résolvant presque entièrement ici en panthéisme ?, -
Une quatrième pièce, enfin, peut clore ce groupe et, avec lui, l’ensemble des poésies diverses composées à Paris. Elle était intitulée, au recueil de 1848 : Thorwaldsen et devint, en 1857, ein Spatziergang in Paris. Les deux titres, pris ensemble, résument bien le sujet, ou plutôt son occasion, car il importe ici encore d’établir soigneusement le départ entre les éléments d'inspiration immédiate et les considérations métaphysiques et esthétiques qui
* en sont sorties. On comprend que Campe ait pu en faire une impression séparée, car ce poème ne compte pas moins de 25 strophes d Giyers®. /
Les 17 premières racontent par le menu une merveilleuse journée de printemps, qui, nous l’avons vu, enthousiasma si fort Hebbel. Sur le boulevard, une jolie fille lui offre un bouquet de violettes, les oiseaux chantent, le soleil brille‘. Cette fois s'épanouit joyeusement dans: l'individu la mystérieuse puissance cosmique :
Ich lebte ganz : der ew’gen Kräfte Strom Zog hin durch mich, durch’s Engste, durch’s Atom, Ich wurde aus dem Ring, der mich umengt, In’s Unermessliche hinausgedrängt.
Nous avons pu constater maintes fois que si, chez Hebbel comme chez tout homme, la vie psychique a son alternance de systole et de diastole, le besoin de concentration semble chez lui primer l'instinct d'expansion’. Les seuls états qui, à ses yeux, puissent desserrer l'étau individuel avant la mort sont : l'ironie, la prière, l’enthousiasme, le rêve et le sentiment de joie qu’on éprouve à se laisser 1. Cf. Scheunert, D. 7. H., 58-59, 182-183. — 2. Cf. supra, 174 et suiv., et 493, n. 3. LES pue ; 3. Thorwaldsen, 58 et suiv. Ein Spatziergang in Paris, VI, 241 et suiv., Paris, 28 mai 1844; Telesraph für Deutschland, juillet 1841 sous le titre : Thorwaldsen. Les plas beaux vers furent, écrit Hebbel, composés au Père-Lachaise (cf. Bw., II, 135 et Kuh, IT, 105). Pour la genèse et les communications à Bamberg et à Cotta, cf. Kuh, IF, 97-98 et surtout Bw., II, 72, 9%, 96, 104, 109, 119, 124, 129, 135, 154, 158 et note, 257; V1, 3; cf. encore l'étude que R. M. Werner consacre aux « disjecti membra poetæ » : Zyrik und Lyriker, 395-396 : Anschluss neuer Keime. L'élaboration est lente et la méditation continue même lorsque le poème est terminé, cf. T., 3162. Cf. aussi l’article composé le 20 novembre 1843 pour l’Europa de Kühne : ein Sonntagsspatziersans in Paris : W., X, 13-18. La lettre de Hebbel à Campe du ? juin 184% (Zeitgeist du 17 mars 1913) et l’article de Oskar Walzel (Deutsche Rundschau de mars 1913, p. 437). Lys 2 ie 4. Cf. supra, 399 et Bw., IIT, 66 et suiv., T., 2923, 2959, 2967. 5. Cf. supra, 227, 250-261, 282-294, 340-341, pour ne citer que les plus marquantes étapes.
soulever par le flot d’une foule !. L’âme est, à ces rares moments, affranchie des pensées de mort :
Das trieb aus mir den Tod auf ewig aus.
lilusion heureuse autant que passagère, car la mort seule a, en fin de compte, le pouvoir de rompre le cercle de l’individuation et de changer les formes vitales ?, Cette fois Hebbel est tout entier à sa joie naïve. Sous le soleil de midi, il admire la foule qui, pour gagner Longchamp, envahit les Champs-Elysées, vante la profusion des belles toilettes, rend hommage à l’obélisque et à l’arc de triomphe, mais revient toujours à la foule et aux belles toilettes. Trois strophes ne sont point de trop pour railler un peu la coquetterie francaise et elles sont un des rares exemples qu’on trouverait chez Hebbel d'humour satirique bienveillant et gai et trahissant un peu les boulevards ?. Mais l'humour n'est que l'enveloppe et si nous regardons attentivement le contenu, nous discernerons bien vite les refrains métaphysiques et le fatalisme latent. Schopenhauer et Nietzsche ne sont pas loin‘.
Mais le soir vient et maintenant s’allument, pour la joie délirante de la masse; les lampes de plus de 20 théâtres populaires. Hebbel peut facilement passer devant les théâtres royaux, « mais une baraque » est pour lui « un spectacle éternellement nouveau » et ce qui l’intéresse dans cette « image du monde », c’est que la pature et l'art s’y font réciproquement la nique: Il s'amuse du « veni, vidi, vici » du mendiant et du « rien n’est impossible » d'un soulier percé! Comment se décider entre toutes ces merveilles? Il entre où l’on montre «la Gloire de la France ». Un vieux tambour y joue Napoléon à Berlin, à Austerlitz et à Ulm, — et c'est l’expiation du héros, pour avoir voulu lui-même parodier l'esprit du monde, une deuxième expiation, puisque Walter Scott déjà a réduit le dieu aux proportions d’un homme brave. O vanttas vanitatum *|
Ici commence la deuxième partie :
Die Nacht brach ein, die Nacht, die, wie vom Kleid Den Leiïib, so auch vom Leib den Geist befreit. 2
La nuit amène le sommeil, qui fait pressentir la mort et est ainsi comme une préparation de l’état où nous serons réunis au Cosmos ‘.