‹ HebbelChapitre 257 sur 425 · Cf. supra, 328 : S{urmabend. — 3. Tibal · texte numérisé non relu

Cf. supra, 328 : S{urmabend. — 3. Tibal

4. Tibal, 691. Et le critique cite à cet endroit l’aphorisme du journal de Rome du 19 avril 1845 (T., 3447) : « So wie hier habe ich es noch nie erlebt dass ich ganz wie der Tag bin, heiter und hell, oder düster und umwëlkt. wie er »; cf. pour Gœthe V. Hehn, Gedanken über Gœthe, Nordost nn Südwest, et supra, 506, n. 3; cf.‘les passages suivants d'£smont, acte II : Egmont : « dass ich frôhlich bin, die Sachen leicht nehme »,.. etc., plus loin : « Wenn ihr das Leben gar zu ernsthaft nehmt », etce., et plus loin encore le passage : « Kind ! Kind! nicht weiter », où se retrouve tout à fait l'inspiration de Sturmabend, acte JIT : Klärchen : « Mutter, lasst die Zeit kommen wie den Tod. Dran vorzudenken ist schreckhaft! » Acte V, Egmont : « O Sorge! Sorge! die du vor der Zeit den Mord beginnst, lass ab! » plus loin : « Eines jeden Tages bab ich mich gefreut »; etce., et enfin : « Doch es ziemt dem Menschen nicht mebr zu grübeln, wo er nicht mehr wirken soll ». IL serait facile d’établir par d’autres œuvres de Gœthe que le maître de Weimar eut à se défendre tout comme son disciple, contre la Grübelei. Il nous a paru intéressant de

choisir le moment de son passage en Italie pour mettre en lumière cette comparaison.

modifiant trop favorablement une de ses précédentes sentences, et il conclut : « C’est là chez Hebbel une facon nouvelle de considérer l'existence et bien qu'il n’ait pas renoncé en un seul jour à ses anciens errements, cela suffisait pourtant pour qu'il fût décidé à ne plus suivre à l’avenir tout à fait les mêmes règles que par le passé! ». Maïs laissons la mise au point s'établir spontanément en continuant notre analyse de l’œuvre lyrique.

L’inspiration à Naples reste la même : beauté des femmes, des fleurs, de la nature méridionale et, derrière cet Eden ?, l'ombre de la mort. La première pièce que Hebbel y ait composée s'appelle die Rosen im Süden, mais, précisément à propos de sa date, surgit une difficulté; le poète indique le 21 mai 1845, et l'éditeur critique laisse passer; d'autre part l’auteur encore spécifie que cette chanson a été composée à Naples ?, Or nous savons avec la plus grande cerütude qu'il ne quitta Rome qu’à la date du 16 juin 1845 et ne vit Naples pour la première fois que le 19 juin ‘. Il faut donc déclarer inexacte ou bien l'indication de lieu, ou bien la date. Il est permis de supposer de préférence que Hebbel a écrit mai pour juin sur le manuscrit initial et a repris ensuite l'erreur en dressant l’état civil de ses Meue Gedichte; la pièce serait alors née deux jours après l’arrivée à Naples, sous le titre de Zied. Dans l'édition de 1857, elle est baptisée die Rosen im Süden et rangée parmi les poésies diverses. Il faut lui comparer la pièce parisienne die Rosenÿ pour voir, combien l'influence du climat italien rapproche le lyrisme de Hebbel de la simplicité classique. Cette fois, il s’en tient au motif purement traditionnel : hâtez-vous de cueillir les roses qui tôt se fanent; l'important n’est point le motif, mais le sentiment et la forme ‘.

Et la beauté des jeunes filles est aussi fragile et menacée que celle des fleurs. C’est ce qu'exprime la pièce das Mädchen nachts vor'm SptiegelT qui rappelle das Mädchen im Kampf mit sich selbst et a vraisemblablement le même point de départ, mais le motif poétique est précisé plus particulièrement dans l’aphorisme du journal du 21 février 1845 : «une jeune fille coquette, devant le miroir avec la lumière. Elle éteint par mégarde la lumière et la nuit qui l’enveloppe soudainement évoque en elle la pensée de la mort. » Mais ce n’est là que le sujet, le problème; la forme seule apportera la

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