‹ HebbelChapitre 264 sur 425 · Cf. supra, 324-325, 491 et n. 1, 506 et n · texte numérisé non relu

Cf. supra, 324-325, 491 et n. 1, 506 et n

2. Cf. dans les quatrains « die Hoffnung », « der Tod », « ohne Beben », « zurück mich zu der Mutter bringen », « den letzten Schmerz » et au dernier tercet : « dass ich war » (au sens absolu : das Sein) « Gott », « Gliück » toute la série mystique; cf. Scheunert, D. 7. H. : Ueber Leben und Jenseits; Liebe, Freundschaft und Mutterliebe als irdische Verwirklichungen des Ideals et supra, 374-378, 384-388; cf. encore à Copenhague : Dämmerempfindung, supra, 474. , :

3, 108, VI, 311, Naples, 28 septembre 1845; cf. le même titre chez Uhland (Lieder). À

h. T., 3486; cf. supra, 355 le sonnet : an den Aether, v. 12-14 : l'esprit de l’homme qu'embrasse Dieu ne peut s'étendre au point de comprendre celui qui contient tout; cf. aussi le rôle du diamant dans le poème : Natur, Du kannst mich nicht vernichten, supra, 287, et encore le sonnet Mystertum, supra,

5. T., 3521, Rome, 11 octobre 1845. — 6. Cf. Scheunert, D. j. H., 182 et suiv. : Gold und Edelsteine et Tibal, 576-593 : la Philosophie. — 7. 109, VI, 312, Naples, 4 octobre 1845.

qui lui vient est une inspiration, c’est folie de croire que l'on puisse se détacher de lui. Pécher, n’est ni plus ni moins qu'au physique retenir espièglement sa respiration; par la force des choses, l'air finit par pénétrer !. » Il est vain à l'Individu de se révolter contre la Loi :

Wir künnen’s, doch es wird sich offenbaren, Dass wir das eig’ne Lebensband zerreissen Und Nichts dadurch im Aether umgestalten ?.

Après ces dissertations éthiques et métaphysiques, l'esthétique reprend ses droits. Hebbel, dans le sonnet Schünhetüsprobe *, revient au thème que développe Magdthum : il n'y a pas antinomie entre la beauté du corps et celle de l’âme et le criterium de la beauté vraie, c'est le calme et la paix, l'harmonie dans la totalité, l'organicisme *. Mais c'est moins à l'art gæthéen que Hebbel songe ici qu'à l'art. hebbélien. De nouveau, reparaît le leitmotiv de son esthétique de 1842 à 1848 : l'art suprême est celui qui montre la beauté triomphante daris sa sérénité reconquise. Hebbel croit avoir renouvelé la conception de la vraie, de la seule beauté, la beauté classique * :

Doch wehe ihren Afterschwestern allen,

Die ihr nicht gleichen und sich selber krônen, Weil Faun und Satyr ihnen Beïfall zollen 6!

Les modernes, constamment agités et mécontents de leur « demiexistence », ne se concilieront notre sympathie que s'ils travaillent à se perfectionner. é

L'art classique nous apprend à triompher de l'inquiétude, de ce dualisme qui nous tourmente au plus profond de l'âme ’;äl nous enseigne à vivre dans le présent. Le sonnet die beiden ZecherS reprend le thème de la pièce an einen Freund*, mais développe la morale du « carpe diem » au moyen d'un apologue indiqué dans le journal du 3 septembre 1846 : un buveur médite sur les origines du vin qu'il voit scintiller, l’autre sur les conséquences possibles de l'ivresse; survient une bande d'hôtes joyeux qui vident les verres et laissent la soif aux philosophes.

Die Lerche, qui vient ensuite, est le fruit du voyage qu'au début de Juillet 1846, Hebbel fit en compagnie de Christine ‘?. C’est une apologie de la bonté humaine : une alouette poursuivie par un vautour se réfugie dans la voiture où se trouvent les deux voyageurs; pour la récompenser de cette confiance, ils lui rendent la liberté, le danger passé. Ce sonnet de circonstance en précède quatre autres d'inspiration également personnelle. Le premier est

2. Cf. le sonnet an den Aether (supra, 519, n. 2); Zyrik und Lyriker, 285-986: Scheunert, Pantrag., 40.

8. 110, VI, 312. — 4. Cf. supra, 466, et 503-504 et Tibal, 595-596. — 5. Cf: v. 1-8 et supra, 495 : Ein Spatziergang in Paris, et 517 et notes, Juno Ludovisi, — 6. Cf. T., 3399. — 7. Ce que Hebbel appelle « den inneren Zwist » (Schünheitsprobe, v. 6). — 8. 111, VE, 319, Vienne, 25 septembre 1846.

9. Cf. supra, 508-509; cf. aussi la pièce de Wesselburen den Glaubensstreitern (supra, 103) et le sonnet der Wein (supra, 352).

10,112, VI, 309, Vienne, 23 septembre 1846; cf. T., 3599 et supra, 418.

adressé an Christine Engehausen!. C’est l'époque où elle s'inscrit dans le journal et où Hebbel ajoute : « voilà le nom d’un ange ? ». Elle sera sa Muse désormais, inspiratrice ? des créations de beauté, consolatrice aux mauvais jours dans cette ingrate Allemagne :

Wo treu und fest sich Mann und Weib umarmen, Da ist ein Kreis, da ist der Kreis geschlossen, In dem die hôchsten Menschenfreuden wohnen #.

Qu'est devenu le beau dédain d'antan pour le mariage?

Le bonheur de l’homme est désormais assuré, mais quelle sera la destinée de l'artiste? A cette question répond le sonnet an einen Freund. Jusqu'ici la plupart des appréciations que le poète à portées sur ses propres poésies témoignent surtout de la con-

science quil avait de sa valeur ©, Ici sa sincérité s'orne de

modestie :

Denn das, was mir die Musen Verliehen, mag vom Nichls mich unterscheiden, Doch den Heroen kann’s mich nicht gesellen.

ILest vrai, ajoute-il, qu'il y a des poètes encore inférieurs à lui, qui s'imaginent dominer l'univers, alors qu'ils sont semblables à du liége sur les vagues du temps.

Le sonnet die SpracheT exprime ensuite les idées de Hebbel sur le langage. Nous savons déjà quelle attention spéciale Hebbel lui avait donnée en Italie. Ce sonnet, où le langage est représenté comme la suprême merveille de l'esprit, le trait d'union entre

lindividu-atome et le Cosmos, est un des documents poétiques

où il se vante d’avoir émis sur cette question les plus profondes idées 5. >

Le seizième sonnet, qui est le dernier de ce groupe, est dédié an meinen Freund Gurlitt®. C'est le scul que Hebbel n'ait point consigné dans son journal en 1849 !°. L'édition de 1857 indique : Rome,

Page 1