‹ HebbelChapitre 273 sur 425 · Cf. v · texte numérisé non relu

Cf. v

Wenn ’s ihn auch vorüber triebe An der eig’nen Huldgestalt,

Fesselte ihn doch die Liebe An die Braut mit Allgewalt.

2, Cf. Lied, an einen l'reund (NI, 234), Vorwärts. — 3. Auf dem Meer et Meeresleuchten. — 4. Der Haideknabe, — 5. Dämmerempfindung. —- 6. Der Haideknabe, ?s ist Mitternacht, Ÿ £

des ruines, mais déjà le printemps parisien -donne au poète un avant-goût du ciel d'Italie, de tout ce qu'il révèle et développe de la beauté et de l'ivresse de vivre, et la joie qui s’épanouit à Paris devient à Rome de l’extase :

Sah ich je ein Blau, wie droben Klar und voll den Himmel schmückt 1?

Dès lors, le culte de la Beauté et des chefs-d’œuvre de l’art refoule en seconde ligne toute autre inspiration; les deux sources que pour le premier recueil le poète nous indiqua lui-même : la Bible et le pays dithmarse, que les voilà loin toutes deux!

On ne saurait cependant prétendre que la poésie y ait perdu. Nous croyons avoir rendu justice au recueil des. Gedichte, maïs pour ne point faire de tort à celui des Neue Gedichte, il convient, nous semble-t-il, de ne pas admettre sans discussion que dès 1839 le lyrisme de Hebbel ait « atteint son apogée? ». Veut-on dire par là seulement que les chefs-d'œuvre de cette époque marquent un degré de perfection que ceux de la période suivante ne dépas- sèrent pas? D'accord! mais à comparer les deux recueils dans leur ensemble, et non point telle ou telle pièce, il nous paraît tout aussi impossible de déclarer l’évolution du poète terminée en 1839 qu'il nous l’a paru de proclamer entière, sur la foi même de l’auteur, son autonomie philosophique à Wesselburen*. Sans doute le bio-

1. Eine Mondnacht in Rom, ein Spatziergang in Paris, das Opfer des Frühlings. — 2. Cf. Tibal, 631.

3. Cf. Bw., IV, 42-45 et supra, 175; cf. le jugement de R. M. Werner; W., VII, Ernleitung, XXIII : « Das unscheinbare Bändchen, das 1842 gedruckt worden war, hatte freilich einige lyrische Perlen enthalten, Lieder voll echter Stimmung und streng geschlossenem Ausdruck, Balladen voll Kraft und Schônheit, Gedankengedichte voll Bedeutsamkeit und lockender Tiefe; aber der Gesamtcharakter war kein einheitlicher gewesen, manches Verletzende, ja Unschôüne war mit aufgenommen, manches Dunkle nicht vermieden worden. In der neuen Sammlung machte sich dagegen der Kultus der Schôünheit fühlbar. Nicht das Zerrissene, Negative, sondern das Harmonische, Positive überwog; aus allen drei Abteilungen sprach ein Dichter, der nicht umsonst -in Italien gelebt hatte, vielmehr einen Reichtum an reiner Stimmung, Anmut und Schônheit aufwies, ohne dadurch an seiner Kraft Einbusse erlitten zu haben; überall zeigte sich die strengste Auswahl, die nur wenige, aber auserlesene Kunstwerke darbot. War 1842 mehr das Kantige und Schroffe von Hebbels Wesen ins Auge gefallen, neben dem sein Mildes und Zartes sich etwas versteckte, so trat nun umgekehrt eine Fülle von geklärtem Feingefühl, von Schônbeitsdurst, von Harmonie hervor, dass man sehen musste, wie sich - der Dichter vertieft und gemildert hatte » ; cf. coid., XLVI : « In Italien vollzieht sich nun die Wendung und kommt wieder zuerst der Lyrik zu gute;... hat er in seinen lyrischen Gedichten begonnen, sich dem Kultus der Schônheit zuzuwenden und neben dem Charakteristischen das Schône der Form wie des Inhalts zu bevorzugen. Dafür spricht nicht nur die Reihe seiner Epigramme, die zum grossen Teil hier entstand, dafür sind seine Sonette ein deutlicher Beweis, vor allem aber Gedichte, die ihm von der Schônheit des Landes, oder seiner Kunstwerke oder seiner Mädchen eingegeben wurden : das Opfer des Frühlings, Apollo vor Belvedere, das Venerabile, oder die : Stanzen auf ein

graphe ! a raison de s'élever contre le procédé cher à certains historiens littéraires utilisant en cliché ce qu’on pourrait appeler l'Italie ex machina. Un voyage en Terre Promise n’a pas plus le résultat de faire d'un médiocre un classique que, de l’aveu de Hebbel, l'étau de la pauvreté ne parvient à paralyser définitivement l'essor du génie. Le poète doit avoir traversé déjà son Italie intérieure pour que l'Italie réelle lui donne tous les fruits qu’on en peut retirer. Or il est bien vrai que Hebbel, sur qui pesait le double fardeau d’un passé douloureux et d'une culture d’autodidacte, était arrivé à Rome un peu prématurément et y fit plutôt la figure d'un convive de hasard à un banquet somptueux que de l’hôte depuis longtemps familier et intime. Il n'en avait pas moins ses raisons de garder intacte toute sa confiance en lui-même comme poète lyrique ?.

Sa poésie est bien devenue celle d’ «un homme pour qui le monde extérieur existe » et les frontières de ce monde se sont élargies à la grande lumière italienne. Non point qu’un pragmatisme superficiel, un brusque engouement de snob pour la couleur locale aient remplacé la méditation ou l’effusion d'antan. La sincérité de Hebbel demeure aussi grande, sa confession aussi parfaitement discrète. On est frappé de ce que le spectacle de son existence, d'autant plus misérable que progressent le développement, les besoins et les facultés de son âme, offre un contraste de plus en plus marqué avec le visage toujours plus serein, l’affranchissement continu de sa Muse. Qui devinerait l’origine et les tribulations du poète, à la lecture de ces poésies? Qui entendrait encore, derrière cet optimiste récitatif, l'accompagnement en sourdine des inquiétudes, des plaintes et des révoltes? L'’orchestre personnel est banni de ce théâtre lyrique; il n'attend même pas, dissimulé derrière la scène, mais est relégué et confiné dans la demeure de l’homme, employé à la correspondance et au journal intime. Là, nous l’avons vu maintes fois, Hebbel donne libre cours aux commentaires et aux réclames *; l’arrivisme moderne et la raison sociale y reprennent sicilianisches Schwesternpaar. Damit hat er den Héhepunkt seiner Lÿrik erreicht, auf dem er sich dann während seiner Wiener Jahre, wenn auch

immer weniger lyrisch thätig, zu erhalten wusste. »

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