Apollo von Belvedere, Schünheitsprobe
2. Cf. supra, 370 et suiv. — 3. Das Opfer des Frühlings, das Venerabile in der Nacht, im rümischen Carneval. — k. Thorwaldsens Ganymed..…
5. Auf diet Genesung eines schônen Mädchens (cf. Lied, VI, 152) et l’épigramme die deutsche Sprache, NI, 347, v. 29), letzter Gruss, das Opfer des Früklines, v. 17, 20, 35, 36, 71, 72.
6. Die Rosen im Süden, die Rosen. — 7. Sommerbild, büser Ort. — 8. Letster Gruss, Liebessauber (dernier vers), ein Spatziergang in Paris (premier vers).
U. Bôser Ort, an eine Rômerin, Dämmerempfindung (cf. supra, 273 : Herbstsefühl), an einen Freund, Lied (VI, 151).
© 10. Cf. T., 3036; das Haus im Walde, die beiden Zecher.
et n'incitent-elles point au baiser comme des grains qu’un oiseau aime à ravir1? Il y a beaucoup d'oiseaux dans ces poésies et ils n'y sont pas toujours pour eux-mêmes comme dans le printemps parisien?, mais y tiennent, eux aussi, des rôles symboliques : l’alouette fuyant le vautour et se réfugiant chez l’homme vient témoigner de la bonté humaine; l'aigle, oiseau de Jupiter, incarne la majesté; le rossignol appelle Vénus dans le bocage: l'oiseau moqueur, âme du « mauvais lieu » persifle l'homme et lui reproche son inutile cruauté; à minuit, l'heure des crimes, le hibou et le choucas provoquent de tragiques cauchemars et, dans la lande déserte, le vilain corbeau assiste avidement au meurtre du garçconnet tandis que le pigeon le pleure*?. Une fois seulement l'oiseau est là pour fournir une métaphore, et elle devient elle-même je point de départ du poème‘. Des autres animaux, seul le chat des souvenirs d'enfance est un héros purement épique; nous avons vu le serpent symboliser la méchanceté et le papillon la vie insouciante et légère”.
Belle, féconde, tragique, tout dans la nature, comme dans l’âme, se résout en harmonie. Et l'harmonie suprême n'est-elle pas précisément celle qui existe entre la nature et l'âme? C’est elle que le poète admire dans das Haus im Walde où l’art et la nature semblent réaliser une communion qu'il ne veut pas détruire, car :
Wer tritt hinein in ein Bild?
C'est cette harmonie qui apaise le conflit dans l’âme de la jeune fille un instant troublée par la révélation soudaine de sa beauté et arrivant précisément par elle à la sérénité et à la perfection intérieures', Ainsi des fumées dionysiaques se dégage peu à peu la clarté apollinienne. De cette dernière on ne trouvait au recueil de 1842 guère d'exemples. Le plus frappant serait le sonnet der Sonnen- Jüngling'. Le roi-soleil fait, dans les Neue Gedichte, une entrée triomphale et consomme das Opfer des Frühlings : son arrivée impétueuse, son brusque frisson au premier souffle glacé de la mort, la pluie de fleurs sacrificatoire et l’apaisement final de la nature entière, n'est-ce point l'histoire de l’âme humaine avec ses élans d'espérance et d’idéal, son frémissement au rude heurt de l’inévitable et sa réconciliation par l’art et la beauté avec sa destinée éphémère? Apollon et Vénus ont écarté Jéhovah; la terre est un jardin lumineux, la mer un divin sourire; plus encore que le beau « Jeune homme », est célébrée dans ce lyrisme la belle « Jeune fille » et la puissance d’un doux regard ne se compare qu'à celle d’un clair rayon de soleil, L’ivresse s'empare encore de la nature et de l’homme, ainsi dans la promenade à Paris, par cette radieuse matinée
l. Auf ein errôthendes junges Mädchen. — 2. Ein Spatziergang in Paris.
3. Die Lerche, Thorwaldsens Ganymed, Meceresleuchten, bôser Ort, ?s ist Mitternacht, der Haideknabe. — 4, Cf. T., 4248 et supra, 515 : Vorwärts.
5. Aus der Kindheit, büser Ori, letzter Gruss, Sommerbild.— 6. Das Mädchen im Kampf mit sich selbst. — 7. Cf. supra, 315.
8. Cf. An ein junges Mädchen, Reminiscenz, auf ein errôthendes junges Mädchen, das Opfer des Frühlings, Meeresleuchten, auf die Genesung eines schünen Mädchens, das Mädchen im Kampf mit sich selbst, das Mädchen nachts sor'm Spiegel; cf. en particulier, supra, 491.
qui fait du paysage un enchantement et verse au cœur une joie débordante; le pouls de l’univers bat tout entier dans l'atome; à midi c’est le tumulte et la fièvre de la vie moderne; mais tout « le beau monde » s'écoule « avec le jour ». Ce qui charme le poète dans les tableaux mondiaux qu'il va voir représenter sur une scène populaire, c’est le mariage de la nature et de l’art. Enfin la nuit tombe et avec elle arrive la nouvelle de mort'. Même parallélisme dans Ziebeszauber, comme nous avons vu Hebbel le noter lui-même en parlant du « contenu infini » de cette pièce qu’il considérait comme son chef-d'œuve; « tout à la fois, orage extérieur et intérieur, pluie bienfaisante et douces larmes? ». Nous constatons ici l'accord parfait de ses théories et de son lyrisme, ou plutôt, si nous tenons compte des dates, les théories semblent bien n'être qu’une généralisation inductive établie d’après les données poétiques mêmes lorsque Hebbel définit en ces termes sa profession de foi : « Je cherche à réaliser la Beauté qui a accueilli en elle la dissonance et est parvenu à triompher de tous les obstacles ? ».
Nous avons pu nous rendre compte du progrès que le souci de beauté a fait dans ce symbolisme en y devenant comme l'enveloppe de l'élément tragique, qui y est encore si vivant. La paraphrase banale et prosaïque y est une exception”, et l’allégorie abstraite et froide en est complètement bannie. Restent la comparaison et le symbole. Nous avons vu que l’idée et l’image s’y font harmonieusement équilibre; les plus hautes questions, les plus ardus problèmes de métaphysique et d'esthétique apparaissent souvent, et parfois vocabulaire et langue s’en ressentent. Mais presque toujours la forme triomphe; sous les nombreuses métaphores que nous venons de passer en revue, il faut apercevoir les grandes idées : Beauté, Fécondité, Pantragisme et si l'on peut dire : Panharmonie; mais elles s’y expriment en raison même de la valeur, de la puissance et de la beauté des images qui les supportent, elles ne les précèdent point et semblent ne jamais les déterminer, elles s’en dégagent, les prolongent, elles en sont l’arrière-fond grandiose.
Et si, à maint point de vue, la langue, la versification et le symbolisme de Hebbel nous paraissent en progrès dans les Neue Gedichte, la caractéristique essentielle de ce nouveau style lyrique par rapport au précédent recueil est, à notre avis, une plus grande objectivité dans l'inspiration comme dans la technique. L'enfance, avec sa fraîcheur, son innocence, son parfum de souvenirs est restée un des thèmes favoris de Hebbelf. Et il n'a pas reculé non plus, certes, comme poète de l’amour : les figures de vierges mortes prématurément viennent lui apporter le letster Gruss de Wesselburen; c'est à Hambourg qu'il écrit la pièce an ein junges Mädchen
1. cin Spatziergang in Paris, v. 19-20, 61-62, strophes 11, 12, 18 et 19, — 2. Cf. Bw., LIT, 29 et supra, 478.
3. Cf. supra, 460; Bw.,-ILT, 43-44 (23 juin 1847), et IV, 124 (16 juin 1848). — 4, IN, 72; W., VII 53 et supra, 436; cf. Bw., IT, 255.
5. Cf. Auf dem Meer, v. 83, die Stadt der Elbe, pour désigner Hambourg.
6. Cf. Aus der Kindheit, Thorwaldsens Ganymed, das abgeschiedene Kind, die Kirmess, der Haideknabe.
et à Elise qu'il songe en murmurant le Gebet eten transfigurant die Verschmähte; à Paris, il célèbre ein errôthendes junges Mädchen et aperçoit de sa fenêtre das Mädchen nachis vor m Spiegel, la même qu'il montrera im Kampf mit sich selbst. À Rome, la belle signorina Gagiati lui inspire le sonnet an eine Rümerin et ses belles compatriotes, le sonnet im rümischen Carneval. À Naples, les deux sœurs siciliennes font naître les Stanzen et le Venerabile; enfin à Vienne, Hebbel célèbre Christine Engehausen, Muse conciliatrice du mariage et de l'amour. Mais il faudrait encore citer : Zch und Du, Lied, Vorwärts, die Kirmess, auf die Genesung eines schônen Mädchens et toutes les pièces qui chantent la Beauté. Dans das Opfer des Frühlings, l'apothéose du jeune roi-soleil ne serait pas complète, si « la campagne fleurie » n'était pas là pour « donnér vie à ses rêves ! », et le cantique des cantiques qui ouvre le recueil, c'est Liebeszauber. La Nature aussi, nous l'avons vu, y est fêtée à presque toutes les pages. L'étude du symbolisme vient de nous révéler ce que nous pouvons appeler la flore et la faune de ce lyrisme : les pièces die Rosen, die Rosen im Süden, Sommerbild sont consacrées aux fleurs et le héros des « souvenirs d'enfance » est un petit chat. Ces poésies, dira-t-on, sont des tableaux! Mais jusque dans les plus introspectives se trouvent toujours des métaphores empruntées à la nature : in ôder Zeit, par exemple, débute ainsi :
Nicht fühlt die Harfe Schmerz,
Wenn sie kein Wind bewegt.
Cette réaction systématique contre le « Grübeln », qui s’affirme bien explicite dans die beiden Zecher, nous la sentons d'un bout à l’autre des Neue Gedichte. Le « carpe diem » traditionnel y simplifie la morale ?, l'éternel miracie de renouvellement, de renaissance, à la classique lumière du midi, infuse aux images une intense vie concrète. Les paysages sont plus nombreux et bien plus variés que dans le précédent recueil : pour la première fois apparait la mer et elle apparaît à deux reprises * et « la voilà qui s'étend, la lande, avec ses brouillards et ses fantômes et les vents qui passent sur elle avec des sifflements* ». Die Kirmess nous fait assister à une fête villageoiïise; die Lerche et le sonnet an L. Gurlitt évoquent les vallées et les montagnes de Styrie; la forêt enfin est le cadre de das Haus im Walde, büser Ort, dicker Wald et Liebeszauber. La nuit, qui, nous nous le rappelons, tenait dans les Gedichre une si large place, perd sans cesse du terrain dans les Neue Gedichte : à Copenhague, l'état d'âme est encore « crépusculaire” »; à Paris, le poète revoit encore en pensée les brumes qui flottent sur la lande et écrit la lugubre ballade de l'heure des crimes; à Rome, la lune se lève sur