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À VIT

Sous la rubrique : E£thisches, Hebbel nous fait part de certaines de ses convictions morales qui peuvent être exprimées d'autant

p. 356, R. M. Werner en découvrit le brouillon écrit au crayon au verso du sonnet an den Künsiler, NI, 314 (Naples, 8 octobre 1845) pour la genèse, cf. encore Patzak, 38 et Bw., IIT, 241-243 (Naples, 7 juillet 1845).

1. Orthodoxe Protestanten, 157; VII, 229; cf. Bw., VI, 84 (Vienne, 15 novembre 1857), Patzak (6) indique comme sources deux aphorismes se rapportant à Luther : l’un du 1° juillet 1835 (T., 36), l'autre du 1° août de la même année (Bamberg, 1, 15); en réalité, il s’agit de l’aphorisme du 8 octobre 1835 (T., 100); cf. encore W., IX, 77, ligne 11 et suiv.

D AOL NII 280 CMS 16 7MPATZAR, 87:

3. 200; VII, 231; Wiener Zeutschrift, 1848, p. 396, cf. ein Diarium, W., X, 32; el encore T., 2946 (Paris, 19 décembre 1843), et Vier Nationen unter einem Dache (Ein LuStspiel in einem Acte, 18547), W., V, 283 et suiv.

L. 201; VII, 231; Wiener Zettschrift, 1848, p. 396; cf. D. 3362 et 2365: Patzak, 36. Ù

5. Männer und Ordensbänder, 202; VII, 232; cf. T., 3762 (Vienne 12 octobre 1846; cf. Patzak, 41, Kulke, 85-86 et Frankl, 57-58,

plus brièvement qu’elles n’embrassent que les grands principes et leur application immédiate à tel ou tel cas particulier. C’est là le groupe le plus restreint : il ne compte que quatre épigrammes, y compris celle qui fut rejetée des neue Gedichte au recueil complémentaire.

C'est d’abord un distique sur l’égoïsme :

Egoisten sind Alle. Der Schlimmste aber ist Jener,

Welcher nicht glaubt, es zu sein, weiïl es am Maass ihm gebricht 1, De nouveau, on le voit, Hebbel prêche l'Evangile gœthéen de la « mesure ? ». L'essentiel est, à ses yeux, d’avoir assez de sérieux et de volonté pour reconnaître le cercle que la nature nous a assigné et assez de courage pour nous demander ce que ce cercle vaut par rapport au plus grand. C’est à ce dosage judicieux d’individualisme et de cosmisme que se reconnaît la vraie culture’. Non moins empreinte de religiosité, l'épigramme par laquelle Hebbel sollicite notre pitié pour les artistes et les poètes qui n’atteignent point le faîte :

es sagt’s ihnen kein Joseph voraus;

Und sie müssen das Leben erst opfern, um zu erfahren

Dass es vergebens geschieht, darum verschont sie mit Spott#. Nous avons là une assez heureuse variante d’un leitmotiv qui pourrait bien être un écho de Schillerÿ.

La quatrième épigramme de ce groupe, celle qui fut rejetée en 1857, traduit en deux distiques une idée familière à Hebbel : la” reconnaissance n’est pas la plus rare des vertus pour la raison que, plus encore que d’être reconnaissant, il est difficile de ne point se montrer trop exigeant pour des bienfaits ‘.

Le sixième groupe est celui des épigrammes personnelles; il n'y en a que cinq dans le recueil de 1848 et elles ont toutes été reprises.

1.184, VI, 363, der schlimmste Egoist, Patzak (22) n'en retrouve la genèse que dans le journal de Copenhague du 16 janvier 1843 (T. 2637); R. M. Werner indique deux autres étapes antécédentes en deux aphorismes de Hambourg du 12 et du 28 octobre 1839; cf. T., 1693, 1747 et Anmerkungen, 356; cf. encore Patzak, 22-23, 91.

2, Cf. supra, 346, le sonnet Gæœthe. De ;

3. 182. Criterium der Bildung; N1, 364 : Hüôchstes Kritertum der Bildung, Patzak (34) indique comme source les trois aphorismes de Munich, 13 avril 1837, Hambourg, 10 décembre 1841 et 1° mai 1843 (T., 727, 2398, 2678). R. M. Werner (Anmerkungen, 357) croit que Patzak remonte trop loin et qu'il suffit de rattacher l’épigramme aux aphorismes du journal de Rome du 16 février 1845 et de Vienne du 28 février 1847 (T., 3317 et 3997), cf. encore, W., X, 19, en particulier les lignes 15 à 20, supra, 5792 : Männer und Ordensbänder, l’aphorisme de Vienne du 15 mai 1862 (T., 6279), Patzak, 92 et Bamberg, If, 607. 4e

&. Pietät, 186, VI, 364; cf. T., 3316 (Rome, qex février 1845). Pour cette épigramme et la précédente, cf. Tibal, 602 et Kub, 11, 13. \

5. Cf. supra, 562 et suiv.: Situation des Dichters; l’aphorisme seien deine Tage Chiffera (NI, 194)et les derniers vers du Reiterlied de Wallenstein.

6. Die Dankbarkeit, 187; VII, 230; cf. T., 222 (Heidelberg, 1* juillet 1836),

Dans l’une d'elles le poète voue aux flammes son âme enflammée et attend de ses amis que son corps soit réduit en cendres plutôt que d'être livré en pâture à cette vermine dont il avait tant horreur. Il est curieux de comparer le testament de Hebbel, rédigé le 26 mai 1856 et qu'il ne modifia plus jusqu’à sa mort!. Un double distique porte le titre de meine neuen Gedichte? : autour de la pierre qui aurait voulu écraser en leurs germes les fleurs, elles ont enroulé leurs racines et forment elles-mêmes une guirlande de couleurs fraîches. Une autre épigramme exprime une des plus profondes convictions de Hebbel et la difficile gageure qu'il tint jusqu'au bout :

Ob ich den Wirkungskreis mir wünsche ? Kônnt ihr noch fragen, Wenn es im Spott nicht geschieht ? Stellt nur den Preis nicht zu hoch. Eh’ ich das Leben mit dem erkaufe, was ihm den Werth giebt,

Lass’ ich’s fahren, und das wird ja fast immer verlangt 5.

C'est dans ce groupe que se trouve le distique qu'on a pu judicieusement donner comme devise à l’histoire de l’âge mûr du poète :

Fromm verlangt ihr mich Gôtter ? So macht mich glücklich! Ich werd’ euch Niemals fürchten, ihr wisst’s, aber ich liebte euch gern #!

Ainsi s’est transformé en besoin d'amour le sentiment qui faisait frissonner le jeune Hebbel implorant les dieux redoutables et qui s'exprimait une première fois dans le journal de Munich du 13 avril 1837 en un aphorisme qu'on dirait une illustration de l'antique adage à l'instar de Schiller’. Puis, à Paris, ces vœux modestes se précisent en un distique auquel nous avons fait allusion déjà : Conditio sine qua non°:

Gôtter, ich ford’re nicht viel! [ch will die Muschel bewohnen, Aber ich kann es nur dann, wenn sie der Ocean rollt.

Hebbel confirme lui-même la genèse de ces deux distiques à propos d’une épigramme composée à Vienne, le 31 décembre 1856 et intitulée zwülf Jahre später 7.

L'éditeur critique caractérise bien le septième groupe en indiquant que, sous la rubrique : Buntes, Hebbel a voulu donner à son livre comme une queue bigarrée où s’entrelaçent les motifs d'inspi-

2451 (Hambourg, 20 janvier 1842); supra, 145 et n. 4 et Patzak, 7. — 1, Letzter Wunsch, 134, VI, 366; cf. Bw., VIII, 52 et Kuh, IL, 523-524, — 9, 191: VI, 367.

3. Zu hoher Preis, 162, VI, 367; cf. Bw., 1, 369 (Munich, 12 décembre 1838) et II, 204 (Rome, 6 février 1845) et supra, 156, 406, 415-418 ; Patzak, 33.

L. An die Gülter, 198; VI, 367; cf. R. M. Werner, Mannesjahre, 247 et supra, 417 et n. 7. — 5. Of. T., 696 et der Ring des Polykrates.

6. 169; VI, 367; cf. Bw., IT, 279, 351; III, 63-64; T., 3181 (Paris, 16 septembre et 15 décembre 1843; 1°* avril et 4 juillet 1844): Bw., LI, 167 (Rome, ?1 octobre 1844); supra, 400, 404 et Tibal, 17, 681; Patzak (11-12) cite par erreur une lettre de Hebbel à Oehlenschläger du 15 décembre 1843 : en réalité, il s’agit d’une lettre de Oehlenschläger à Hebbel (cf. Bamberg, IL, 244), cf. encore Maria Magdalene, W., IX, 367 et 475. — 7. VI, 368; cf. T., 5537,

ration les plus divers classés dans les groupes précédents !. IL s’y trouve quinze épigrammes du recueil de 1848 que nous présenterons dans l’ordre adopté par l’auteur lui-même.

C'en est d’abord une, fermant toute une série d’aphorismes en l'honneur de Napoléon : ceux qui ne virent en lui que le mérite d'avoir su se servir des gens pourraient tout aussi bien expliquer des œuvres comme Macbeth, Lear où Hamlet en disant que Shakespeare n'eut, pour les composer, qu’à aligner les lettres de l’alphabet?. Suit un distique qui ne fait que reprendre un aphorisme de Hambourg du 22 juin 1843 : dans la mort l’homme se repose de la vie même, comme dans le sommeil d’une fatigue vitale après l’autre *. Le poète donne ensuite l’absolution au jeune homme qui lui promettra de ne boire qu'à une coupe de cristal et de ne jamais embrasser femme qui ne lui paraisse divine‘. Hebbel cite le « Notre Père » comme modèle de la prière telle que le Christ la conseillait à ses disciples :

Manches Gebet zwar giebt’s, welches zur Läuterung führt : Dieses setzt sie voraus 5;

Hebbel suppose plus tard que cette épigramme est une de ses professions de foi qui ont pu lui attirer les attaques d'Arnold Ruge et il répond pour sa défense : « Que dire d’un homme qui raie le christianisme de l’histoire universelle5? » Un distique fixe ensuite une impression que Hebbel avait notée lors d’une excursion à Neuilly, le 7 août 1844 :

Eiserne Gitter und Thore und blühende Rosen dahinter 7,

Un autre reprend une réflexion formulée à l’occasion d’une visite au Panthéon : un décret de Napoléon, en attribuant à un de ses

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