Cf. T:,°5867, 5972: Bw., NL 242: NII, 52 et
L. Cf. par exemple : T., 4414-4415, 5044; W., XI, 206. Cela n’est, du reste, vrai que partiellement, c’est-à-dire en tant que l’antithèse : inconscient-conscient annonce l’antithèse plus complexe : dionysiaque et apollinien.
5. Zinkernagel (118 et suiv.) a établi combien aux yeux de Hebbel le conscient peut faire tort au drame et le critique cite à cet égard le Prologue du Diamant, W., 1, 308. Mais d'autres nombreux passages peuvent se rapporter tout aussi bien au lyrisme : cf. T., 4030, 4091, 4127, 4972, 59254, 5315, 5393, 5409, 5432, 5517, 5647, 5568, 5695, 5749; Bw., IV, 75-78, 83-84, 356; W., XI, 79: N. Hebbeldok.. 92-93 : sur Vimagination mathématique, cf. T., 4500, 4881, 5373; sur le caractère spécifique de l'induction artistique comparée à l'induction scientifique, cf. T., 4524, 4576, 6055, et Bw., IV, 195; NIT, 286. e
naturels, dégagée de tout ce qui pourrait les diminuer ou les voiler. En ce sens, aucun détail n’est négligeable et la forme, Hebbel ne se lasse pas de le redire, est l'élément essentiel et le criterium suprême de l'originalité !. Jamais écrivain ne fût plus minutieux : il travaillait par à-coups et souvent vite, mais n'oubliait jamais la lime ?. La langue et la versification étaient l’objet de tous ses soins et il veillait jalousement à la pureté du symbolisme, se défendant de l’allégorie, recherchant les images intrinsèquement agréables, élaborant cependant parfois des métaphores bizarres?. Le journal et la correspondance contiennent peu de théories concernant les différences de technique entre le drame, le lyrisme et l'épopée, encore moins de passages se rapportant uniquement et spécialement au lyrisme; tout au plus Hebbel nous apprend-il qu’il faut ne pas être pris dans l'émotion pour pouvoir l’élaborer en poème et que la qualité qu'il apprécie par-dessus toutes chez le poète lyrique, est la simplicité 5. Son leitmotiv favori n’a pas changé : comme par le passé, il insiste surtout sur l'importance du résidu mystérieux que doit ménager l'artiste et qui est l'ambiance nécessaire de tout poème original; un halo vaporeux doit le baigner comme l'atmosphère adoucit ou met en relief les contours d’un organisme ou les lignes d'un paysage. Il subsistera alors une impression de rêve qui est le parfum même, l’âme de la poésie et se communiquera au lecteur, le fera vibrer longtemps après, le plongera en quelque sorte dans la grande âme vivante de l'univers °.
Le souci de beauté et d'harmonie qui, nous l’avons vu, arrive au premier plan dans les drames, y demeure dans les poésies lyriques. Hebbel, plus que jamais, se sent dans l'univers, selon l'expression de Gœthe, au centre « d’un grand, beau, imposant et cher Tout? », et continue à admirer, après la splendeur de la création, le charme de la créature. Au niais reproche d’immoralité que d’aucuns ne manquent pas de lui faire, il répond à la façon de tous les artistes en proclamant l’incompatibilité foncière entre la beauté et l’immoralité et en affirmant que le génie se passe de ce qu'il dépasse.
1. Cf. N. Hebbeldok., 92-93; W., XI, 65 (cf. Winterfeld, 515), et encore T., 4695, 5254, 5907; Bw., IV, 175, 179, 191; VI, 335; VII, 51, 69.
2. Cf.,T., 3890, 3901, 4221, ligne 1% et suiv., 4803; Bw., VI, 5, 66-67,
3. Sur la langue, cf. T., 3915, 3960, 3962, 4071, 4093, 4486, 4632, 4656, 5308, 5634, 5652, 5716, 5830, 5866, 5942, 5986, 5987, 5994; Bw., VI, 307, 358; VII, 140, 250; W., XII, 25-28, 312-316, 367, 381; sur la rime, cf. T., 4096 et supra (Traurm, ein wirklicher), VI, 166; T., 5246, 5361 ; sur le symbolisme, cf. T., 4691, 4869, 5190, 5638, 5911-5912 et Bw., 1V, 182.
k. Cf. supra, 630 et n. 5, et encore T., 5162, 5303, 5358, 6169; letzte Brieftasche; T., IV, p. xv et note; Bw., IV, 362-363.