Cf. supra
h. CE. T., 3954, 4861, 5269, 5276, 5308, 5748, 6321; supra, 405 et n. 1; Bw., IV, 8815 NT, 38, 83, TES NTM 2247 2250268 8805 0 XL 914-317, 465 zur bildenden Kunst. Pour Gurlitt, Kolbenheyer, Rahl et Cornelius, cf. les tables de la correspondance, du journal et de la biographie de Kuh.
5. Cf. Bw., VI, 191, supra, 36, n. 2, 463-466, 603, 607, 630-632, 657, etc. : Kulke, 99; R. M. Werner, 332; et Otto Ludwig : zum eigenen Schaffen; Mein Verfahren beim poetischen Schaffen. $
6. À part les tables de la correspondance et du journal, cf. supra, 527, et suiv, et 628; Bamberg, 1, 407-414; Franki, 37 et Kulke, 94-95, 99.
rester équitable pour ses œuvres. Tannhäuser et Lohengrin ne l’enthousiasmaient, point, il préférait der fliegende Holländer. I] se refusait à admettre que l’auteur des libretti, si excellents qu'ils fussent, pût prétendre au titre de poète et ne faisait aucun cas des écrits théoriques. On trouye même dans la revue Orion un article où, à propos du Walkürenritt, la manière de Wagner est très cavalièrement traitée!. L'’inimitié reprit entre les deux maîtres et se poursuivit même a Bayreuth après leur mort?. On glanerait également dans les aphorismes de Hebbel ou chez ses biographes des jugements sur le Messias de Händel, le Fidelio de Beethoven, les musikalische Charakterküpfe de Riehl, un Requiem de Mozart et plusieurs sentences sur Meyerbeer*. N'oublions pas, enfin, que parmi ses intimes le poète comptait des musiciens comme Gariner, Karl Werner, Debrois van Bruyck et que nombre de-ses œuvres furent mises en musique ou se prêlaient à son avis à des arrangements“. Rien de bien original ni de bien nouveau dans son esthétique musicale : elle reproduit ses considérations pantragistes et ses antithèses sur les insipides exercices des virtuoses et l’émouvante expression de l'âme, sur les rapports entre les différents arts, la musique ne pouvant traduire que le général’. Une chose est certaine et, pour nous, essentielle : Hebbel a le sentiment de la musique ‘,
Il nous reste, pour compléter ce chapitre d'esthétique, à consulter les jugements que Hebbel porte, dans sa correspondance, son journal et ses traités, sur les écrivains classiques ou contemporains. Il nous dit lui-même que, tandis que son journal et ses lettres ne reflètent que des impressions, il s’est efforcé, au contraire, dans la moindre de ses dissertations de donner à sa pensée la plus grande concentration possible’. Notre tâche se bornera donc à
2. Cf., outre les tables de la correspondance et du journal : Kulke, 95-98; Kubh, II, 420-421; Bartels, 114; Bamberg, Il, 541-542; N. Hebbeldok., 161-162; cf. en particulier, T., 5163, 6099 et Bw., IV, 388; V, 109: VI, 27, 191, 195, 196: VEF,.217:
3 CE Kulke, 94:-Bxv., IV, 19478387 :0N, 248: IT. :6143, 6192.
4. Cf. Bw., IV, 376 (cf. T., 1404, 1503), 388; -V, 104, 135, 335; VI, 92, 198, 138, 187; VIII, 44.
5. Cf. T., 4557, 4643, 5163, 5695, 5834, 5973, 6169: Bw., V, 108; VI, 129, 148-
150, 199, 232-233, 256: VII, 24, 248-949, 354, 380: VIII, 44. 6. Cf. Bornstein : Literarisches Echo du 1‘ août 1908 : « In Hebbels Leben spielt die Musik eine bedeutsame, bisher unterschätzte Rolle. Bedingungslos, zeitweilig bis zur Selbstauflôsung ist dieser Herbe der Musik untertan……. Das Lied hat er immer geliebt, in ihm wie überhaupt nach der Seite des Gefühlsausdruckes die Ueberlegenheit des Musikers unbedingt anerkannt. »
7. Cf. supra, 431 et 593; Zinkernagel, 23 et Bw., V, 279, 284, 299. Les dissertations de 1848 à 1863 se trouvent aux volumes X, XI et XII de l'édition critique. Rappelons ici que nous avons anticipé celles de 1847 à 1849 comme formant la conclusion naturelle de la précédente période (cf. supra, 429-430, 448, 461-462), et que nous avons utilisé en traitant des idées politiques de
raccorder et à grouper les éléments aphoristiques et les données de la synthèse. Des indications générales, nous ne ferons que mentionner celles qui peuvent éclairer les tendances fondamentales du poète et insisterons, au contraire, davantage sur les documents concernant spécialement le lyrisme.
Hebbel s'efforce toujours de conserver son indépendance par rapport à tous les grands courants, de s'élever assez au-dessus d'eux pour les dominer du regard et ne se laisser entrainer par aucun. Cet éclectisme et cette objectivité, nous le voyons les observer tour à tour vis-à-vis de l’ « Aufklärung », du classicisme, du romantisme, des Jeunes Allemands et des modernes. Lessing, ses précurseurs et ses successeurs ne sont ni dédaignés ni surestimés!. Il ne garantit point l’immortalité au vieux Hans Sachs parce qu'il lui manque la classicité de la forme, mais croit que la variété pittoresque de ses sujets et l'originalité de sa honhomie lui assurent l'intérêt pour longtemps encore’. Klopstock ne le convainc pas que les mètres antiques puissent être cultivés normalement en poésie allemande, mais, loin de le dépouiller de son prestige, Hebbel nous le présente écrasant, aux yeux de la postérité, son rival Gottsched jadis enivré d’une gloire éphémère”. Les fables de Lichtwer l’enchantent par la fraicheur des descriptions au point qu'il les préfère à « toute une bibliothèque lyrique » et il aime à réciter à ses familiers maint beau passage de Hôülty “. Il s'intéresse à la personnalité des Humboldt et surtout de Wilhelm dont il approuve le libéralisme, Il déclare confuse la mythologie des frères Grimm, mais admire leur dictionnaire f. L'humour ne cesse pas de captiver sa curiosité, mais Jean Paul, l’ancienne idole détrônée ne saurait remonter sur son piédestal”'.
Avec les protagonistes de la Jeune Allemagne, Hebbel entretient à cette époque des rapports plus ou moins suivis, mais toujours mesurés au sentiment le plus jaloux de son autonomie. Theodor Mundi, Wienbarg et Kühne lui étaient dévoués®. Nous avons vu,
Hebbel, ses chroniques viennoises (W., X, 219-350; et supra, 395-603). Hebbel lisait beaucoup et retenait beaucoup (cf. Kuh, II, 420, 481-484; Kulke, 55, 100 et supra, 622, n. 6).
1. Cf. Kulkeb6: T., 5059, 5252, 5404, 5446, 6144: Bw., NI, 300: NII, 151, 385: W., XII, 7-8, 97-98, 321-326, 334338, 338-340, 365, 387.
2, Cf. W., XII, 171 : Ziteraturbriefe VI: Hans Sachs, Eine Auswahl aus dessen Werken, herausgegeben von Georg Wilhelm Hopf. 2 Bändchen, Nürnberg, J.-L. Schmids Verlag.