CHAPITRE.MI
Pendant les mois qui suivent la publication des neue Gedichte, la production de Hebbel subit un temps d'arrêt ‘. Le printemps et l'été de 1848 n’apportent que quelques aphorismes; en automne seulement naissent de rares fruits nouveaux dignes d'être portés à l'actif de fin d'année ?. Celui de l’année suivante n'est pas plus riche; le poète y mentionne seulement « quelques poésies * ». Le 31 août 1850, il fait part à Bamberg de ses intentions de donner une édition d'ensemble de ses œuvres et des négociations qu'il poursuit en ce sens avec Campe, Cotta et d’autres libraires; moins modeste que jadis, il n’est plus satisfait de la forme sous laquelle se présentent ses premières poésies. Quant aux récentes, le bilan du 31 décembre contient cet aveu : « la veine lyrique commence à tarir; les pièces que j'écris sont insignifantes ». 1851 s'ouvre par une profession de foi d'impressioniste et se clôt par un total de nombreuses épigrammes f. Le 23 janvier 1852, est reprise avec plus d’insistance l’idée de l'édition d'ensemble : « Vous ne sauriez croire, écrit Hebbel, combien cela me ferait plaisir. Mes meilleures poésies sont dans le premier recueil et on ne les connaît pas du tout’. » Il compose à son passage à Munich le Geburtstag auf der Reise et lit à la cour de Bavière : das abgeschiedene Kind, der Haideknabe, eine
moderne Ballade, das Kind am Brunnen, der Sonnenjüngling, das
1. Cf. supra, 467-470 et Bw., IV, 101 (29 avril 1848). — 2. Cf. N. Hebbeldok.. 37; Bw., IV, 137 et note, 138-139; T., 4481. — 3. T., 465); cf. Bw., IV, 162, 172. — 4. Cf. Bw., IV, 249-244 et supra 225 et n. 9, 469.
5. T., 4774, lignes 79-80, Nous avons analysé plus haut le caractère de l’inspiration lyrique de Hebbel et les circonstances qui accompagnaient, favorisaient ou contrariaient son travail; cf. supra, 637-638, 639-640.