Cf. supra, 626, n
6. Bw., V, 350-351, cf. supra, 356-361 et 523-524, les retouches que Hebbel fit subir dans son édition d’ensemble aux recueils de 1842 et de 1848.
Ce travail l'accapare jusqu'au 18 décembre et le replonge peu à peu dans un état d'âme dont il ne se serait plus cru capable et qui se manifeste très fécond. « Mais, écrit-il à Emil Kuh, je souhaite à présent d'en sortir et de retourner aux Nibelungen!. Et, le même jour, il déclare à Karl Werner que ces retouches, ne consistant dans la plupart des cas qu’en modifications très délicates, à peine visibles, ne lui ont laissé de répit ni jour ni nuit; mais il s’estime satisfait du résultat, tout en avouant sub rosa qu'il n'a fait souvent que revenir à des leçons rejetées douze ans auparavant, au moment de la première synthèse; il note enfin que, flottant ainsi continuellement entre la production et la réflexion, sa pensée a conçu toute une série d’aperçus originaux sur les rapports de l’artet de la vie, de l'idéal et de la réalité, aperçus qui, conclut-il, ne se peuvent communiquer que de la facon la plus aphoristique ?. Le 22 décembre, c'est à Cotta que Hebbel propose d'éditer le recueil d'ensemble, et il lui en vante le bel avenir en termes enthousiastes * ; il lui rappelle son offre de jadis, la recommandation d’'Uhland et l'incendie de l'imprimerie qui vint rompre leurs premières négociations ‘; puis il lui fait l’analyse sommaire de l'édition projetée en insistant sur les épigrammes et indique que le volume aurait à peu près les dimensions de celui d'Uhland, enfin il exprime l'espoir qu’il ne lui sera pas fait de conditions plus désavantageuses qu’à Freiligrath et à Geibel *. Cette fois, le bilan de fin d'année est des plus satisfaisants ; la préparation de l'édition d'ensemble des poésies y tient la plus large place; Campe a donné mainlevée pour le premier recueil et l'auteur se promet monts et merveilles de l'édition proche, où figureront quantité de nouvelles pièces : «il y en aura, mentionne-t-il, de purement lyriques du meilleur aloi et dont je me serais aussi peu cru capable que l'été finissant d’une violette ; et même je ne puis absolument pas ressortir de cet état d’âme qui me rend difficile le retour au drame ». Et c'est alors qu'il ajoute à ses épigrammes an die Gütter et conditio sine qua non le distique suivant :
Gôütter, ôffnet die Hände nicht mehr, ich würde erschrecken, Denn ihr gabt mir genug : hebt sie nur schirmend empor f.
Le 8 janvier 1857, Hebhel envoie à Cotta son manuscrit et il y joint
JB, eo 5
2, Bw., V, 354-355 : « Ich wäre sehr geneigt dieser Welt, die sich dem Ideal gegenüber so spreist, ihre Realität zu bestreiten, denn was ist anders real in ihr, als das Gesetz, und dies Gesetz, also ïhr ganzer Inhalt, wurzelt im Ideal ». Cf. supra, 658 et n. 2, et 666.
3. Bw., V, 356-357 : « Ich selbst glaube, dass seit lange keine so reichhaltige, alle Tüne in sich vereinigende Sammlung hervorgetreten ist, und dass der Recensent des Conversations-Lexikons Recht hat, wenn er meine Gedichte unbedingt über meine Dramen stellt, weniystens über diejenigen dieser Dra-men, die er kennen konnte etc. ». De quel Conversationslexikon s'agit-il ?
. cf. Bw., V, 196 et supra, 668 et suiv.